Des nouvelles pas fraîches

Universités : aucun espoir de règlement

Universités : aucun espoir de règlement

Université de Montréal et UQAM : aucun espoir de règlement prochain

Les grèves se poursuivent dans les deux universités francophones de Montréal et aucune lueur d’espoir d’un règlement prochain des conflits n’a été signalée hier par quelque partie en cause.

Dans le cas de l’Université de Montréal, ni la rencontre entre les représentants syndicaux et la partie patronale qui devait se dérouler dans les bureaux du ministère du Travail ni le dévoilement des offres finales de l’Université au cours d’une conférence d’information n’ont eu lieu.

Selon les renseignements recueillis, c’est le directeur du Service de conciliation et d’arbitrage du ministère du Travail, M. Yvon Dansereau, agissant à titre de médiateur, qui aurait prié l’Université d’ajourner le dévoilement de ses offres et de contremander la transmission de tous les documents inhérents aux journalistes.

La première rencontre entre la partie patronale et les représentants syndicaux, depuis le déclenchement de la grève, est donc encore à venir.

Pendant ce temps, les employés du personnel de soutien en grève maintiennent leurs lignes de piquetage aux abords de l’Université. Mais, selon un porte-parole de la partie patronale, quelques facultés et plusieurs départements auraient recommencé à donner des cours. Mardi, a-t-on fait savoir, 80 p. 100 des professeurs et 40 p. 100 des étudiants de la faculté des sciences avaient repris les cours. Et toujours de source patronale, on aurait noté hier une plus nette amélioration dans ce sens. « La grande tendance, a-t-on ajouté : beaucoup d’étudiants et beaucoup de professeurs veulent la reprise des cours ».

Nul n’a cependant pu indiquer si cette volonté doit – trouver son fait malgré les lignes de piquetage ou après le règlement du conflit, qui en est aujourd’hui à sa 17e journée. Quoi qu’il en soit, il s’est vu hier, à l’Université de Montréal, des professeurs sans étudiants et des étudiants sans professeurs.

À l’Université du Québec à Montréal, hier, la situation était plus nette: c’était le statu quo.

« Les négociations se poursuivent », ont tour à tour fait savoir les porte-parole des deux parties en présence. Mais on sait de sources sûres qu’elles se poursuivrait « au minimum » et que « ça ne bouge pas plus vile qu’il faut ».

Après avoir constaté avec satisfaction, mardi, que l’administration de l’UQAM « avait enfin décidé de s’asseoir sérieusement à la table de négociations », les représentants syndicaux disaient hier qu’il était trop tôt pour formuler quelque commentaire.

Fait certain: contrairement aux employés du personnel de soutien de l’U. de M, les professeurs en grève de l’UQAM jouissent de l’appui en apparence massif des autres employés et des étudiants de l’institution. Les lignes de piquetage ont en effet été entièrement respectées à l’UQAM depuis le déclenchement de la grève, il y a aujourd’hui exactement une semaine.

Nouveaux débrayages d’étudiants

La journée d’hier a été marquée par quelques débrayages d’étudiants de certaines écoles secondaires de Montréal.

C’est à l’école polyvalente Jeanne-Mance que le mouvement a été le plus fort. En effet, sur les quelque 2,000 jeunes filles, environ 200 ne se sont pas présentées aux cours de l’après-midi. Elles ont donné comme raison que la direction de l’école leur avait refusé du temps libre pour procéder à l’élection du Conseil étudiant. Aucune d’entre elles n’a mentionné le biLl 28. De plus, elles ne semblaient pas au courant non plus de la réunion d’étudiants à Longueuil hier soir.

À l’école Philippe Perrier, une centaine d’élèves ont déblayé vers 14h hier, contre le Bill 28. mais tout est rentré dans l’ondre en une demi-heure, et à 14h30 les cours – ont repris nonnaiement.

(Cette nouvelle vient du 21 octobre 1971).

UQAM aujourd’hui. Photo de GrandQuebec.com.

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