Des nouvelles pas fraîches

Trois cas criminels

Trois cas criminels

Évasion du fourgon – Tentative de meurtre – Tunnel creusé

André Bonami, l’évadé du fourgon cellulaire, écope de 25 ans

Le juge Peter-V. Shorteno siégeant aux Assises a imposé une peine de 25 ans à André Bonami, âgé de 37 ans, pour deux tentatives de meurtre sur des policiers, une conspiration, un vol à main armée, le port d une cagoule lors de ce vol et aussi le vol d’une automobile, incidents qui s’étaient déroulés en septembre 1968.

Mais le tribunal a dit ne pouvoir se rendre à la requête de Me André Ledoux, procureur spécial de la police de Montréal, qui avait présenté, au nom de la Couronne, une requête pour le faire déclarer repris de justice ou criminel d’habitude.

Le juge Shorteno a, ainsi, maintenu les prétentions, les observations de l’avocat de la défense. Me Jean-Guy Boilard, dans cette affaire spécifique, à l’effet que l’autorisation du procureur général à l’appui de cette requête était prématurée, en ce sens qu’elle avait etc. donnée avant que Bonami ne s’est avoué coupable des crimes précités.

En tout et partout, le juge Shorteno a imposé un total de 115 années de pénitencier à Bonami, mais les plus imposantes ont été de 25 pour chaque tentative de meurtre.

Toutes les peines seront purgées simultanément mais après celle de cinq ans qu’un juge de la Cour des sessions de la paix lui avait infligée, ces jours derniers, pour évasion, évasion sensationnelle qui s’était produite du fourgon cellulaire de la prison commune de Montréal, à Bordeaux, angle des rues Lajeunesse et Sauvé, dans le nord de la ville, à la mi-octobre, finit autres bagnards avaient… brûlé la politesse à leurs gardiens en cette occasion et il en reste encore quatre au large.

C’est donc dire que Bonami, contre qui pèsent encore des accusations de tentative de meurtre sur un gardien de la prison, un policier ; de conspiration et de vois à main armée en marge de cette évasion devra passer les 30 prochaines années nu pénitencier.

Les sentences rendues par le juge Shorteno l’ont été en relation avec le hold-up commis en septembre 1968, répétons-le, à la Caisse d’économie des employés de la brasserie Molson.

Les peines de 25 ans l’ont été dans le cas du sergent Jean Delaney, de la police de Montréal ; du policier Pierre Fontaine, de la Sûreté du Québec, qui avait contribue à sa capture, avec le vol au montant de 510,000, etc. etc.

Le même juge a imposé le pénitencier à vie a Wilfrid-Patrick Lafferty, 47 ans, de la rue Saint-Mathieu, qui s’était reconnu coupable, il y a quelques semaines, d’homicide involonlaire par suite de la mort d’un architecte à sa retraite, M. Ian Gibson Ross, 65 ans, poignardé dans l’appartement de l’inculpé, le 29 novembre 1968. Le juge a décrété que la sentence sera purgée à compter du 9 juin dernier, date à laquelle Lafferty s’était reconnu coupable.

Le juge Paul Trépanier siégeant, lui aussi, aux Assises, a imposé une peine de dix ans de pénitencier à Mario Proulx, 25 ans et de cinq ans à Yves Martineau, 24 ans, qui s’étaient reconnus coupables, ces jours derniers, de crimes émanant d’un hold-up commis dans une banque de Laval.

En plus de reconnaître leur culpabilité à l’accusation de hold-up, ils avaient reconnu avoir tiré dans la direction des policiers Serge Morin et M -C. Bazinet dans l’intention de les blesser. Morin avait été atteint d’une balle à la main droite, mais Bazinet s’en était tiré indemne.

Tentative de meurtre

Le septième jury était à peine choisi, hier, qu’un inculpé de tentative de meurtre se reconnaissait coupable devant le juge Ignace-J. Deslauriers, aux Assises.

Représenté par Mes Monique Dubreuil et Jay Rumanek, celui-ci du Bureau d’assistance judiciaire, Raymond Larivière, âgé de 25 ans, celui qui venait de reconnaître sa culpabilité, devra revenir devant le même tribunal, vendredi prochain, alors que sentence sera prononcée et ce, après que des rapports présentontiel ci psychiatrique auront été présentés.

Le tunnel : une autre remise

Le « convoi judiciaire » dont le juge Maurice Rousseau doit être… le maître à bord, et qui a reçu pour mission, il y a quelques mois, de faire traverser à dix accusés leur enquête préliminaire, au sujet du creusage raté du tunnel de la rue Trans-Island. semble avoir de sérieuses difficultés à se mettre en marche.

Avec le nouvel assentiment des divers procureurs de la défense, une bonne demi-douzaine au total, le procureur désigné de la Couronne, dans cette affaire. Me Roch Héroux, a en effet réclamé un nouvel ajournement au 1er décembre prochain.

Personne, semble-t-il, sauf le tribunal, n otait prêt pour entreprendre cette traversée qui n’aura rien de souterrain.

Cet ajournement a toutefois permis â l’un des prévenus, l’unique détenu dans cette affaire, présentement, de recouvrer sa liberté.

Appréhendé de nouveau dans la province voisine, il y a quelques semaines, dans une affaire similaire de cambriolage de banque, Guy Carie s’était vu refuser tout cautionnement, dans la métropole, à son retour de chez nos voisins.

Mais, hier, Me Héroux a convenu qu en raison des nouveaux délais, Me Yves Mayrand, le procureur de la défense, avait raison d’insister pour obtenir que le prévenu reprenne sa liberté.

Et le cautionnement de $5,000 qui lui avait tout d’abord été consenti, il y a dix-huit ou vingt-quatre mois (on ne le sait plus trop bien) a été tout simplement rétabli.

(Cette chronique criminelle date du 18 novembre 1969).

Le cas d'une main coupée. Photo de GrandQuebec.com.
Le cas d’une main coupée. Photo de GrandQuebec.com.

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