Train de la ligne Mascouche

Le premier train de la ligne Mascouche entre en service

30 novembre 2014 : Après d’innombrables délais et des coûts qui ont doublé en quelques années, le premier train de la nouvelle ligne Mascouche a quitté la gare sans embûches lundi matin, au grand plaisir des élus et citoyens de la banlieue est. «L’arrivée de ce train fait vraiment mon affaire. Je paye plus de 90 $ par semaine pour mettre de l’essence dans mon camion, alors je vais beaucoup économiser grâce au train», a dit Christian Fournier, un résident de Mascouche qui compte prend le train cinq jours par semaine. La fébrilité était également au rendez-vous chez les élus des villes à l’est de l’île, qui attendent l’arrivée du train depuis longtemps pour désengorger les routes souvent congestionnés dès 6 h.

Déjà les deux premiers trains de la ligne Mascouche étaient remplis à près de 40 % rendus à la troisième gare (Repentigny) en direction de Montréal, selon les premières estimations. Les stationnements incitatifs étaient également extrêmement populaires; ceux des gares de Mascouche et de Repentigny étaient presque complets à 6 h 30. Au total, environ 1000 personnes pourront voyager dans chacun des 16 trains qui circuleront sur la ligne quotidiennement du lundi au vendredi.

Le projet du train de la ligne Mascouche en bref

52 km de trajet, dont 13 km de nouvelles voies ferrées, 16 départs quotidiens du lundi au vendredi, 10 nouvelles gares, Coût total: 761 millions $ (Première estimation: 300 millions $), 11 000 passagers attendus par jour.

Six locomotives «bimode» (électricité et diesel), 30 wagons, Durée de la construction : huit ans (prévue: trois ans), Coût d’exploitation annuel: environ 30 millions $, Complété à 92.6 % au lancement. Les problèmes rencontrés : Explosion du prix du projet, en partie due à l’augmentation de la valeur foncière des terrains prévus pour les nouvelles gares, ce qui a augmenté de plusieurs millions de dollars les frais d’expropriation. Délais dans la construction, qui a pris huit ans plutôt que trois comme prévu. Enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) au sujet d’un possible détournement de matériaux de construction qui pourraient avoir servi pour des rénovations aux maisons d’actionnaires des entreprises de construction.

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Démission du PDG de l’AMT Joël Gauthier en 2012 à la suite de soupçons de l’UPAC à son sujet. Réduction de l’ampleur du projet en 2012 en coupant notamment la gare Charlemagne et 700 cases de stationnement. Il faut encore compléter la gare Sauvé, retardée notamment à cause de difficultés avec le terrain qui est très abrupt. «La localisation n’est pas simple. Il y a des enjeux de constructibilité», a souligné le PDG de l’AMT Nicolas Girard.

Il faut aussi compléter la gare Pointe-aux-Trembles. En fait, celle-ci a longtemps attendu un certificat d’autorisation de la part du ministère de l’Environnement. Cela car la gare est aménagée sur un ancien dépotoir. Il faut compléter le stationnement de la gare Saint-Michel-Montréal-Nord. L’AMT attend toujours les autorisations nécessaires du ministère du Développement durable. Il y a également eu plusieurs problèmes lors des négociations d’achat avec les anciens propriétaires du terrain.

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