Subsides de $1,500,000 prévus pour nos producteurs de bacon
Subsides pour les producteurs. OTTAWA. 27 décembre 1949. (CB) — Dans les milieux généralement bien informés, on estime à $1,500.000 la somme qu’Ottawa devra débourser en octrois par suite des envois de bacon canadien au Royaume-Uni en 1950.
C’est ce qui ressort de la conclusion du nouveau contrat anglo-canadien sur le bacon qui sera rendu public dans quelques jours, simultanément a Ottawa el à Londres.
Bien que les prix n’aient pas encore été rigoureusement déterminés, il semble a peu près certain que le Royaume-Uni paiera environ 30 cents la livre. C’est-à-dire, 6 cents de moins qu’en 1949 et 2.5 cents de moins que le prix minimum fixé par le ministre de l’Agriculture, M. Gardiner, vendredi dernier.
On prévoit que ce contrat couvrira les envois de 57,000.000 de livres, soit une grande diminution sur nos envols de 194!) qui se chiffraient à 160,000,000 de livres.
Octrois
Comme le gouvernement canadien achète notre bacon a 32.5 cts la livre en 1950 pour le revendre au Royaume-Uni à 30 cents, le Trésor fédéral devra vraisemblablement débourser la somme de $1,-500.000 sur les 57.000,000 de livres.
Si l’on en croit le ministre de l’Agriculture, l’hon. James Gardiner, il est possible d’augmenter nos envois. Ce dernier demandera au gouvernement de Grande-Bretagne d’acheter plus de bacon avec les $7.000.000 économisés par l’interruption d’achats de notre bois. On s’accorde à croire, toutefois, que cette tentative sera infructueuse.
On sait que l’Angleterre est à court de dollars et qu’elle maintient un austère programme d’économie. Elle n’aurait pas acheté notre bacon en 1950 si une entente conclue n ’avait pas prévue la conversion d’une somme d’environ $17.500.000, antérieurement destinée à l’achat de notre blé, en argent disponible pour payer notre bacon. Plus encore, le prix de la livre de bacon a été réduit.
Subsides
Entretemps, après que M. Gardiner eût annoncé une réduction de 30 à 32.5 cents la livre pour le ba con de 1950, les salaisons ont précipité les livraisons de bacon durant les quelques dernliers jours de 1949 afin d’obtenir 36 cents la livre.
Malgré la rapidité avec laquelle ils ont procédé, ils ne pourront probablement pas livrer les 160,000,000 de livres que le Royaume-Uni a consenti à acheter en 1949.
Les efforts pourtant ont surpris le ministre de l’Agriculture puisqu’ils ne prévoyaient pas pouvoir livrer plus que 70.000,000 de livres cette année (1949). Actuellement, ils ont atteint 90.000.000 de livres non sans avoir doublé leurs efforts.
Au cours de la semaine qui a précédé Noël, les salaisons ont préparé et vendu 10.000,000 de livres à l’Angleterre. Ce chiffre dépasse les records établis en un mois.
Augmentation du sucre d’ici le Jour de l’An
Le sucre va augmenter d’un demi-cent à trois quarts de cent la livre d’шсш la fin de semaine. Cette augmentation, rendue nécessaire par l’augmentation du prix du sucre brut à Cuba, a été annoncée par l’administrateur du sucre a Montréal, M. S. R. Noble.
Cette denrée est toujours sous le contrôle du gouvernement. Elle le sera оusqu’à l’ouverture de la navigation au printemps. À ce moment, les importateurs de sucre seront libres de leurs mouvements. Alors, on libérera les prix.
On transmettera la nouvelle augmentation des prix aux consommateurs d’iri la fin de semaine. Ainsi les épiceries ne portant généralement pas un stock considérable de sucre.
Cela représente donc, en termes de sacs de 10 livres, dans les magasins à chaînes, une augmentation de 5 à 8 cents. Ainsi portant le prix de 82 cents à 87 ou 90 cents le sac de 10 livres.
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Une fonderie de plusieurs millions est en construction à Sorel pour le minerai de fer et l’oxyde de titanium. La compagnie intéressée est la Quebec Iron and Titanium Corporation.
(Ces nouvelles datent du 28 décembre 1949, mais rien ne change dans ce monde).
Illustration : Charcuterie, produit préparé par un membre de GrandQuebec.com. Photo : grandquebec.com.