Des nouvelles pas fraîches

Sept morts violentes

Sept morts violentes

Sept morts violentes ou subites survenues hier dans la région de Montréal

Un célibataire est trouvé asphyxié par le gaz d’éclairage. – Une Franco-Américaine est tuée dans un accident d’auto. Un soldat meurt empoisonné. – Un enfant succombe après avoir été heurté par une auto. – Un Turc, un wattman et une petite négresse meurent subitement (Texte paru dans les journaux du Québec, le mardi le 26 novembre 1940).

On a enregistré sept morts violentes ou subites, hier, dans la région de Montréal. Un célibataire fut trouvé asphyxié par le gaz d’éclairage. Une Franco-Américaine – épouse d’un médecin de Springfield – perdit la vie dans un accident d’autour, survenu un peu au sud du pont Victoria. Un soldat du régiment de Maisonneuve mourut empoisonné par du thé des bois. Un bambin de sept ans succomba à l’hôpital, après s’être fracturé le crâne dans un accident de la rue.

Un Turc mourut à l’hôpital, de causes encore indéterminées. Un wattman à l’emploi de la Compagnie des tramways de Montréal, mourut subitement, et une petite négresse mourut aussi soudainement dans son berceau.

Tragédie de la route

Une Franco-Américaine perdit la vie et son époux et sa fille furent plus ou moins grièvement blessés, vers 10 heures 30, hier matin, dans une tragédie de l’auto qui se produisit boulevard Taschereau, à quelque deux milles au sud du pont Victoria. La défunte est Mme Eliza Labelle, 67 ans, épouse du Dr. Urgel Labelle, 679, rue Chestnut, à Springfield, Massachusetts. Sa mort fut presque instantanée. Le cadavre fut transporté à la morgue de Montréal, où une enquête sera tenue, ce matin, par Me Richard-L. Duckette, coroner du district de Montréal. Le Dr. Labelle s’en tira avec de légères ecchymoses, mais sa fille, Mlle Blanda Labelle, 39 ans, s’infligea des paies aux deux genoux. Elle est actuellement hospitalisée à Notre-Dame.

La voiture du Dr. Labelle entre en collision avec un camion conduit par M. Pierre Ocain, de Saint-Jean-d’Iberville. Ce dernier ne fut pas blessé dans la collision. L’auto de Dr. Labelle fut fortement endommagée.

Le lieutenant détective Albert Marineau et le détective Henri Pinard, firent enquête dans cette affaire, sur l’ordre de M. Louis Jargaille, le directeur adjoint de la Sûreté provinciale du Québec.

Soldat mort empoisonné

Monsieur David Desroisiers, 35 ans, de Repentigny, soldat du régiment de Maisonneuve, succomba, hier matin, à l’hôpital Notre-Dame de Montréal. On attribue sa mort à l’empoisonnement par le petit thé des bois. Il souffrait d’une grave maladie des reins depuis déjà assez longtemps et il aurait absorbé une forte dose de ce liquide, par inadvertance, croyant qu’il s’agissait d’un médicament. On le transporta d’urgence à l’hôpital, où les médecins tentèrent vainement de lui conserver la vie. Le cadavre est actuellement à la morgue de Montréal, où une enquête sera tenue, aujourd’hui, par le coroner Richard-L. Duckett.

Blessures mortelles

Pierre Larivière, bambin de 7 ans, fils de M. et Mme Albert Larivière, de Saint-Martin, succomba, hier matin, à l’hôpital du Sacré-Coeur, à Cartierville, aux suites de blessures qu’il s’était infligées, la veille, dans un accident survenu chemin du Curé-Labelle, dans le village de Saint-Martin.

En traversant la chaussée, l’enfant se jeta accidentellement devant une auto conduite par le Dr. Léon Dugal, de Mont-Rolland. Celui-ci tenta vainement d’éviter l’accident. Il se porta au secours de l’enfant blessé, qui fut ensuite transporté à l’hôpital du Sacré Coeur, où l’on constata qu’il avait le crâne fracturé. Les chirurgiens tentèrent vainement de lui conserver la vie. Le cadavre est actuellement à la morgue de Montréal où Me Richard L. Duckett, coroner du district de Montréal tiendra une enquête. L’agent Lamer, de la circulation provinciale, fit enquête dans cette affaire.

Turc mort de causes inconnues

Monsieur Loon Halayan, Turc de 68 ans, qui habitait 1215, rue St-Marc (appartement 22), mourut, hier après-midi, à l’hôpital St-Luc, où on l’avait transporté d’urgence. On ignore la cause de son décès, le cadavre fut transporté à la morgue, pour fin d’autopsie et d’enquête.

Wattman mort subitement

Monsieur Edmour Archambault, 41 ans, 7619, rue St.Denis, wattman à l’emploi de la Compagnie des tramways de Montréal, mourut subitement, aux petites heures, hier, au moment où il se préparait à commencer son travail. Il s’était rendu aux bureaux de cette compagnie, situées à l’angle des rues St-Denis et DeFleurimont et il attendait le tramway à bord duquel il devait faire son service régulier, lorsqu’il s’affaissa. On manda un médecin, mais celui-ci ne put que constater le décès. Un verdict de mort naturelle fut rendu un peu plus tard, en Cour du coroner.

Négresse morte subitement

Louise Brenda White, petite fille de trois mois, dont les parents habitent 773, avenue Walker, mourut subitement, hier matin. Le corps fut transporté à la morgue, où un verdict de mort naturelle fut rendu un peu plus tard, en Cour du coroner. La dépouille mortelle fut alors remise à la famille de l’enfant décédée, pour inhumation.

Trouvé asphyxié

Monsieur Herbert Myers, célibataire de 50 ans, qui habitait 1242, Stanley (appartement 18), fut trouvé mort, vers 9 heures, hier soir, en son domicile. La mort de cet homme qu’on attribue à l’asphyxie par le gaz d’éclairage, remontait déjà à plusieurs heures, au moment de la macabre découverte. Au dire des policiers enquêteurs, les trois robinets d’un petit poêle à gaz, étaient ouverts, à leur arrivée. Le décès fut constaté par un interne de l’édifice de l’ouest de l’hôpital Général de Montréal. L’on ne trouva aucune lettre d’explications.

Le cadavre fut transporté à la morgue, où une enquête sera tenue, aujourd’hui, par le coroner du district de Montréal, maître Richard-L. Duckett.

Le lieutenant Reginald Barnes, du poste de la rue St-Luc, fit les constatations d’usage de concert avec les agents Marcotte et Brodeur, de l’escouade de la Radio-Police municipale.

(26 novembre 1940).

Dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils. (Hérodote). Photographie d'une graffiti de Montréal par Megan Jorgensen.
Dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils. (Hérodote). Photographie d’une graffiti de Montréal par Megan Jorgensen.

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