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Réduction des chirurgies

Réduction des chirurgies

La régie demande aux hôpitaux de réduire les chirurgies électives

La régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre demande aux hôpitaux de réduire les chirurgies électives pendant les prochains jours afin de donner la priorité aux services d’urgence.

Préoccupée par l’engorgement systématique de certaines urgences à Montréal (voir tableau ci-dessous), la régie entend également dépêcher des « émissaires » sur le terrain afin de constater les dommages et d’apporter un « soutien », a souligné hier le président de la régie, Conrad Sauve.

Des visites seront effectuées dans les urgences des hôpitaux du Lakeshore, Maisonneuve-Rosemont et au pavillon Notre-Dame du CHUM, trois des urgences les plus occupées de la métropole. M. Sauvé n’a par ailleurs par voulu commenter le cas de Jeannine Lacombe, décédée en fin de semaine sur une civière de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont alors qu’elle attendait la visite du médecin. Le président de la régie a reconnu hier que les services étaient engorgés comme jamais, une conséquence du verglas qui s’est abattu au début de janvier. « On a signalé plus de 600 chutes liées aux verglas, on a ouvert 158 lits chez nous pour aider la Montérégie et il y a également un certain essoufflement du personnel. »

Tout ça, s’ajoutant aux nombreux cas de maladies cardiaques et respiratoires usuels pendant le mois de janvier. La gestion quotidienne des salles d’urgences sera étudiée en priorité afin que les décisions médicales soient prises dans les délais requis. « Il n’y a pas de détournement d’ambulances », a pourtant précisé le directeur de la régie, Marcel Villeneuve, en expliquant être en pourparlers avec Urgences Santé pour que les patients qui ne sont pas liés à un hôpital soient envoyés vers des hôpitaux moins achalandés. La question des urgences sera d’ailleurs au centre des débats, le 13 mars, à l’occasion des audiences publiques de la régie régionale sur l’organisation des services de santé 1998-2001.

Situation des urgences le 3 février 1998

Capacité de Patients alités/Patients alités l’urgence/civière)/Patients alités à l’urgence (hier)/Patients alités à l’urgence (depuis 48 heures)

  • Hôpital Maisonneuve-Rosemont 34/72/12
  • Hôpital du Sacré-Coeur 35/61/11
  • Hôpital général Juif 23/30/0
  • Hôpital général de Montréal 17/39/1
  • Hôpital Royal Victoria 13/14/1
  • Hôpital général du Lakeshore 28/48/17
  • CHUM Campus St-Luc 23/33/0
  • Pavillon Notre-Dame 28/72/16
  • Campus Hôtel-Dieu 18/48/5
  • Centre hospitalier Angrignon 17/32/0
  • Centre hospitalier Fleury 13/25/6
  • Institut de cardiologie de Montréal 12/14/0
  • Hôpital Jean-Talon 21/15/0
  • Centre hospitalier de Lachine 6/12/0
  • Hôpital Santa Cabrini 20/40/0
  • Centre hospitalier de St. Mary 12/29/5
  • Cité de la santé de Laval 35/61/2
  • Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme 18/32/3
  • Centre hospitalier régional de Lanaudière 18/31/0
  • Centre hospitalier Le Gardeur 20/38/4
  • Centre hospitalier Pierre-Boucher 23/41/0
  • Hôpital Charles-Lemoyne 32/37/3
  • Centre hospitalier Anna-Laberge 17/30/0
  • Hôpital du Haut-Richelieu 21/45/0

L’hôpital de Lachine et ses infirmières auxiliaires en désaccord

Le Centre hospitalier de Lachine réaffecte ses infirmières auxiliaires auprès de ses malades âgés chroniques, mais les principales intéressées ne l’entendent pas de cette oreille.

Pour les infirmières auxiliaires, il s’agit purement et simplement de 20 postes abolis dans les soins de courte durée, en médecine et en gériatrie, d’ici au 14 février.

«Cette décision est d’autant plus dure à prendre que l’hôpital de Lachine a constitué un centre d’excellence pour la formation des infirmières auxiliaires dans les années 1960-1970 et que certaines infirmières auxiliaires ayant suivi cette formation oeuvrent toujours à l’hôpital», a déploré Jacinthe Boisonneault, porte-parole du syndicat SCFP des infirmières auxiliaires de Lachine. « De son côté, la direction de l’établissement affirme que ces «réaffectations» sont nécessaires pour répondre aux nouveaux besoins. De plus, selon Chantale Thériault, coordonnatrice des services administratifs, sur les 20 postes en question, huit infirmières ont pris leur retraite avec le programme volontaire du gouvernement.

«Ce ne sont pas des pertes d’emploi. Nous réaffectons 12 infirmières auxiliaires à notre pavillon Camille-Lefebvre, qui compte maintenant 143 usagers. Nous pensons que pour l’organisation du travail, il est plus facile de les utiliser adéquatement dans la longue durée», a signalé Mme Thériault. L’hôpital avait déjà aboli 15 postes d’infirmières auxiliaires en clinique d’urgence, en bloc opératoire et en ophtalmologie, dénoncent les syndiqués.

(Ce texte date du 3 février 1998).

CHUM (Centre de recherche universitaire de Montréal. Image par GrandQuebec.com.
CHUM (Centre de recherche universitaire de Montréal. Image par GrandQuebec.com.

1 commentaire

  1. Nicole

    2021/02/04 at 9:56

    On dirait, c’est en 2021 que ces lignes sont écrites! Juste les noms et les appellations qui sont différents mais les problèmes sont les mêmes. Pire encore, il en apparaissent d’autres. Déplorable.

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