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L’industrie chimique du Canada

L’industrie chimique du Canada

L’industrie chimique du Canada a un avenir des plus brillants

(Prévisions faites en mars 1950 par le journal Le Canada, texte publié le 1er mars 1950, #274 page 11).

Les richesses apparemment illimitées au Canada en mines, pétrole, agriculture et énergie hydroélectrique, conduiront inévitablement l’industrie chimique du Canada à un avenir des plus brillantes, a dit ici, Sir Frédéric Bain, président délégué de l’Imperial Chemical Industries Limited.

Il adressait la parole à une assemblée conjointe de la section canadienne de la Société de l’Industrie chimique et de la section montréalaise de l’Institut de Chimie du Canada. Sa causerie portait sur « la forme et le progrès de l’industrie chimique de Grande-Bretagne ».

L’industrie chimique a joué un rôle de premier plan en Europe occidentale et en Amérique du Nord, dit-il.

Des centaines de nouveaux médicaments ont relégué au rang d’affections mineures des maladies autrefois considérées comme dangereuses et même fatales. On a réussi ç fixer l’azote de l’air pour en fabriquer des engrais chimiques indispensables ; le pétrole naturel a été décomposé et ré-synthétisé pour fournir des combustibles permettant de circuler dans les airs à des vitesses phénoménales ; des plastiques servent maintenant à mille et un usages.

Les fins tissus

Avec des fibres synthétiques et des teintures améliorées, l’industrie textile a créé des tissus d’une finesse et d’une beauté étonnantes. «  Mais, si grands que soient apparue les succès du dernier demi-siècle, nous tous de l’industrie chimique à travers le monde devons bien nous garder de dormir sur nos lauriers : nous devons plutôt mettre en regard ce qui a été accompli et tous les besoins non encore satisfaits de l’humanité.

Sir Frederick se consacre à l’industrie chimique depuis plus de 40 ans et il a rappelé qu’il avait été témoin des hauts et des bas de même que de la complète révolution des méthodes et procédés industriels. Jamais, a-t-il dit, il n’a vu l’industrie profiter si pleinement des recherches du laboratoire du monde entier.

« Jamais je n’ai vu fournir un tel effort à tous les paliers de l’industrie ; c’est que l’industrie est déterminée à regagner le terrain perdu durant les années de guerre et à retrouver sa place aux tous premiers rangs des progrès scientifiques. »

Progrès rapide

Parfois, durant ses voyages en Amérique du Nord, le conférencier s’est demandé si on se croyait pas que l’industrie chimique de Grande-Bretagne était retardataire par rapport à celle d’autres pays. Il n’est point du tout ainsi, a dit Sir Frederick Bain. Si les progrès n’étaient pas aussi rapides qu’on l’eût souhaité, c’est qu’il avait des raisons.

D’abord, l’existence ou l’absence de de matières premières et de ressources naturelles comptent pour beaucoup dans l’avancement de l’industrie chimique d’un pays. Par exemple, les gisements pétrolières et l’énergie hydro-électrique du continent nord-américain.

En Grande-Bretagne, il y avait peu de pétrole ou gaz naturel, peu de houille blanche. Par conséquent, celle-ci n’a pas été à même d’acquérir autant d’expérience, de développer des techniques.

D’autre part, la production britannique de goudron de houille brut s’est avérée supérieure, parce que, en Amérique du Nord, l’huile ou l’électricité, plutôt que le charbon, servait au chauffage et à l’éclairage. C’est aussi la raison pour laquelle la Grande-Bretagne l’a emporté sur l’Amérique du Nord dans l’approvisionnement de l’industrie en produits de distillation du goudron de houille.

S’étend majestueusement hors de l’Espace et hors du Temps (Edgar Allan Poe). Illustration par Megan Jorgensen.
La science s’étend majestueusement hors de l’Espace et hors du Temps (Edgar Allan Poe). Illustration par Megan Jorgensen.

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