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Pilule contre l’impuissance

Pilule contre l’impuissance

Finie l’impuissance

Une pilule contre l’impuissance au Québec

Des Québécois impuissants pourraient bientôt connaître une révolution sexuelle : une pilule qui provoque une érection en 20 minutes devrait être mise en marché au printemps 1998.

Trois médicaments, encore au stade des tests, promettent la fin des désagréments des thérapies classiques contre l’impuissance, ont expliqué des médecins réunis au National Institute of Health des États-Unis.

Le Viagra de Pfizer bloque une enzyme se trouvant surtout dans le pénis, qui brise un composé appelé GMP, produit durant la stimulation sexuelle. Contrairement aux drogues injectées, le Viagra ne cause pas d’érection sans stimulation sexuelle.

La semaine dernière, la Food and Drug Administration a promis une évaluation rapide du Viagra, ce qui pourrait entraîner une sortie en avril aux États-Unis et l’année suivante au Canada.

Le Viagra était au départ conçu pour les troubles cardiovasculaires, mais les recherches ont bifurqué vers le traitement de l’impuissance. Un patient sur dix s’est plaint d’effets secondaires bénins, comme des maux de tête ou des rougissements.

Entre 10 et 20 millions d’Américains souffrent d’impuissance à un moment de leur vie, dont 80 % à cause d’une maladie, notamment le diabète et les affections cardiovasculaires qui diminuent le flot sanguin, selon le docteur Irwin Goldstein, de l’Université de Boston.

Des troubles psychologiques ainsi que les effets secondaires de certains médicaments sont aussi en cause.

(Cette nouvelle a été publiée dans La Prense de 29 octobre 1997).

Impuissance

L’impuissance virile est l’incapacité pour l’homme de réaliser la copulation normale et complète. Elle est parfois conditionnée par des troubles organiques (médullaires, cérébraux, endocriniens) telles, l’impuissance du paraplégique, du tabétique, celle de certains diabétiques, etc.), mais peut résulter aussi d’une anomalie conformative des organes génitaux. Mais, éventualité plus intéressante pour le psychiatre, elle peut dépendre d’une perturbation purement mentale.

Selon l’étage où se produit l’interruption du mécanisme physiologique de l’acte et selon la nature du trouble, on peut distinguer différents degrés de gravité dans l’impuissance, depuis la simple absence d’éjaculation terminale jusqu’à l’incapacité totale de l’érection.

Il ne faut pas confondre – malgré les difficultés pratiques du diagnostic – l’anaphrodisie (v. ce mot) avec l’impuissance dite psychique dans laquelle le désir subsiste malgré l’impossibilité d’accomplir le rapprochement sexuel.

L’impuissance psychique relève généralement d’une inhibition émotive dont sont victimes des obsédés et des phobiques (tels les phobiques de l’impuissance) et qui exagèrent volontiers en proportion directe de l’intensité du désir de possession et des échecs subis lors d’expériences antérieures. Elle est souvent dans ce cas élective à l’égard d’une femme déterminée, objet d’une trop ardente convoitise.

Mais dans d’autres cas, l’explication de l’impuissance virile doit être recherchée dans des enchaînements pathogéniques plus complexes qui valent d’ailleurs également pour la frigidité féminine. L’immaturation affective, des situations infantiles mal liquidées, des interdits persistants entraînant la culpabilisation de l’acte sont souvent retrouvés dans les antécédents des impuissants. C’est à de tels conditionnements que l’on doit de voir l’impuissance se compenser par toute une série de perversions psychosexuelles (v. perversions sexuelles) dont les plus connues sont le voyeurisme, l’exhibitionisme, le fétichisme, le sadisme.

La thérapeutique de tels états est essentiellement d’ordre psychique : psychothérapie sédative et d’encouragement, mais surtout psychanalyse. Les cas rebelles ne sont pas exceptionnels.

Ch. Bardenat.

Le vrai mal de la vieillesse n’est pas l’affaiblissement du corps, c’est l’indifférence de l’âme (André Maurois, écrivain français). La piscine de la Biosphère de Montréal. Photo : GrandQuebec.com.

Conditionnement, Déconditionnement

Organisation d’un comportement psychophysiologique nouveau par le jeu des réflexes conditionnels. Le déconditionnement est un processus inverse : désagrégation d’un comportement par substitution d’un autre conditionnement. Exemple : la « cure de dégoût » dans le traitement de l’alcoolisme.

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