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Hydravion Clare

Hydravion Clare

Vol de l’hydravion Clare

Reprise des vols transatlantiques

Dimanche 4 août 1940, Boucherville. – Une foule enthousiaste salue l’amerrissage de l’hydravion Clare à la base de Boucherville. Il fait un temps splendide.

L’équipage et les trois passagers, qui ont dormi toute la nuit au-dessus de l’océan, sont tout sourire. Le voyage a été très agréable, assurent-ils.

Parti la veille au soir d’Irlande, avec une sérieuse escorte, le Clare a effectué la traversée jusqu’à Terre-Neuve en seize heures six minutes. « J’étais très content de voir à mes côtés ces avions de guerre, parce que appareils allemands circulent dans ces parages », confie l’un des passagers, Monsieur Fairley, délégué du ministre de l’air britannique. Certes, ce n’est pas une première mondiale, puisque le capitaine Kelley-Rogers, qui commande le Clare, a déjà effectué un vol commercial pour Imperial Airways, il y a exactement un an. Il existerait peut-être même une ligne régulière aujourd’hui, si ces essais n’avaient été interrompus par la guerre.

Certes, on est loin de l’épopée solitaire de Lindbergh en 1927, dont le succès a estompé le souvenir d’autres pionniers de l’Atlantique, moins glorieux, mais aussi valeureux, comme Nungesser, perdu en 1927 à bord de l’Oiseau Blanc, Mollison, Mermoz et tant d’autres. Mais la traversée de l’Atlantique demeure une entreprise périlleuse, dont plusieurs aviateurs ne sont jamais revenus.

hydravion clare

L’avion Clare a amerri. Image du domaine public.

Altitude

L’altitude, par le mécanisme de l’anoxie et des basses pressions peut entraîner des phénomènes légers de dissolution neuropsychique, qui ont été particulièrement étudiés chez les aviateurs et ont pu être reproduits expérimentalement par les physiologistes dans l’air raréfié et les basses pressions des « caissons ».

Sauf sensibilité particulière, ces troubles ne commencent guère qu’au-dessus de 4 mille mètres : ils consistent en fléchissement de l’attention, difficulté de la concentration et de l’association des idées, fatigabilité plus grande, troubles de l’humeur à sens euphorique, parfois, perte du contrôle affectif, troubles de la volonté (Janz). Il s’y ajoute de l’imprécision des petits mouvements, de l’instabilité motrice, de l’indécision, de la somnolence, de l’indifférence (Mac Farland).

Il existe de grandes variations individuelles en rapport avec la constitution neuropsychique des sujets (Tanaka, Janz).

On a pu voir aussi chez certains aviateurs de véritables états psycho-névrosiques prolongés par lesquels Armstrong a proposé le terme de « aéronévrose » : phobie des accidents, insécurité sociale, hyperactivité sensorielle et motrice, irritabilité générale, insomnie

(Ant. Porot).

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