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Tragédie aérienne

Tragédie aérienne

(Note de GrandQuebec.com : ce tragique accident, survenu le 9 septembre 1949, a servi de toile de fond au film «Le crime d’Ovide Plouffe»).

La cause du désastre aérien: une explosion

L’enquête sur l’accident du Sault-au-Cochon n’a révélé aucune négligence du personnel. L’avion et l’outillage hors de cause.

Une explosion dans le compartiment à bagages, situé entre la cabine des passagers et le poste de pilotage, a été établie comme la cause de la 3e plus grande tragédie aérienne survenue dans le Québec, par un jury de six hommes, qui rendit un verdict de «mort accidentelle due à une explosion de cause inconnue», hier après-midi (14 septembre 1949) à l’enquête du coroner sur la mort des 23 occupants du bimoteur DC-3 des Canadian Pacific Airlines.

Il n’y eut pas de délibérations du jury qui n’a fait aucune recommandation après avoir été interrogé publiquement par le coroner, le Dr Paul V. Marceau.

L’enquête, qui visait à trouver s’il y avait eu négligence criminelle dans cet accident d’avion survenu vendredi dernier au Sault-au-Cochon, à 40 milles à l’est de Québec, a conclu à la négative, laissant aux experts de la commission d’enquête, institué par le ministère fédéral du transport, de déterminer les causes techniques de l’explosion.

Une douzaine de témoins ont été entendus à l’enquête. C’est un ingénieur en aéronautique des CPA, M. Melville Francis, de Vancouver, qui fournit à l’enquête les plus importantes précisions sur cette explosion.

Il affirma qu’un examen des débris de l’appareil démontrait que cette explosion s’était produite dans le compartiment à bagages de l’avant de l’avion du côté gauche. Il a expliqué que l’explosion avait brisé le plancher du compartiment à bagages ainsi que les murs de l’avion, qui fut fracassé au milieu. Selon M. Francis, cet examen des débris permet d’éliminer comme cause de l’accident «presque toutes les causes» se rapportant au fonctionnement de l’avion et à son outillage. M. Francis affirme n’avoir trouvé aucune trace de feu dans les débris. Par contre, les débris de la carlingue, près du compartiment à bagages de l’avant et de l’extrémité de la cabine des passagers, ont été retrouvé à une certaine distance du reste de l’appareil.

D’après le témoignage du pilote en chef pour la division de l’est, le capitaine Marcel Boisvert, de Montréal, il fut aussi possible d’établir que M. Henri – Paul Bouchard, la 23e victime dont on n’a pas encore retrouvé le corps, occupait le siège le plus rapproché de l’endroit où s’est produite l’explosion. Cela permettrait d’expliquer que les recherches pour retrouver son corps soient restées infructueuses.

Lieu-dit Sault-au-Cochon

Ce toponyme désigne deux entités géographiques, soit un territoire non organisé et un lieu-dit qui s’y trouve, lequel est un ancien arrêt ferroviaire localisé à mi-chemin entre le cap Tourmente et Baie-Saint-Paul, à environ 80 km au nord-est de Québec. Le lieu-dit est situé à l’embouchure d’un petit cours d’eau qui dévale des pentes abruptes à partir du haut massif qui domine le fleuve.

Selon une déclaration de François Bellenger datée du 22 octobre 1676, ce torrent aurait été de temps immémorial appelé la rivière du Gouffre à laquelle on a depuis donné le nom de Sault au Cochon ».

Le nom est mentionné lors d’une controverse survenue vers 1680, opposant le Séminaire de Québec et l’intendant de la Nouvelle-France à propose de la location de terres concédées à des dénommés Pitoin et Dupré entre 1672 et 1676. Il sera confirmé sous la forme Saut au Cochon en 1695, sur la carte de Jean Deshayes et s’appliquera par la suite à tout l’arrière-pays voisin, lequel a longtemps été conservé à même le domaine seigneurial du Séminaire de Québec. Depuis le XIXe siècle, des ventes de terres ont morcelé ce domaine mais le gouvernement est devenu le propriétaire principal.

Ce territoire a fait l’objet de coupes forestières, ce dont témoigne une carte topographique de 1931, qui indique la présence d’une scierie. Un épisode malheureux s’y est déroulé quand un avion s’est écrasé dans le secteur en 1949.

Le nom tire son origine de la présence de marsouins ou bélugas qu’on appelait autrefois « cochons de mer ». Une autre rivière, celle-là située sur la Côte-Nord, près de Forestville, porte aussi le nom de Rivière du Sault aux Cochons. La carte de Guérard de 1631 indique Sault à cochon.

Albert Guay

Procès d’Albert Guay, l’auteur du crime de cet avion. Photo libre de droits.

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