Des nouvelles pas fraîches

Entretien des ruelles en hiver

Entretien des ruelles en hiver

La ville de Montréal, va-t-elle entretenir nos ruelles au cours de l’hiver?

Les propriétaires et les locataires seraient en faveur de cette mesure – La ville pourrait ainsi donner plus de travail à nombre de journaliers qui comptent sur la neige pour vivre – Un prompte action est nécessaire avant qu’il ne soit trop traditionnel

C’est aux autorités municipales de sonder l’opinion publique

Les locataires de garages se demandent avec anxiété, surtout depuis la dernière tempête de neige, quand la ville prendra l’initiative d’entretenir les ruelles pavées l’hiver. Actuellement, on voit partout dans la ville des milliers de garages inutilisables parce neige les bloque. Par ailleurs, les garages publics ne peuvent plus recevoir d’automobiles faute de place. La ville est prête à entretenir les ruelles pourvu que les propriétaires présent la demande.

Les propriétaires seraient bien prêts, du moins tel est 1’avis de ceux que nous avons consultés, à payer pour l’entretien des rues, quitte à se reprendre sur leurs locataires, mais ce qui le c’est le moyen de notifier la ville de cette décision, organiser des pétitions que signeraient les propriétaires pour entretenir les ruelles.

La ville ne doit pas s’attendre à ce qu’un particulier prenne le temps d’aller voir tous les propriétaires montréalais pour leur aider s’ils sont en faveur de l’entretien des ruelles l’hiver. Aux autorités municipales de s’en occuper puisqu’elles ont besoin de prendre les mesures nécessaires au bien-être de leurs citoyens.

Il ne fait aucun doute que les locataires de garages sont tenus à payer au propriétaire un dollar de plus par mois pour que les ruelles soient entretenues. C’est plus que le propriétaire doit payer lui-même à la ville en taxes supplémentaires d’entretien do ces mêmes ruelles. Les propriétaires y trouvent donc profit, les locataires seraient satisfaits parce qu ils viraient de leurs voitures chaque fois qu’ils en auraient et l’hiver et la ville donnerait du travail supplémentaire à des groupes d’hommes qui, sans cela, chômeraient.

Il y a des locataires de garages qui ne se servent pas de leur voiture l’hiver parce qu’ils ne peuvent passer dans les ruelles, et ils n’ont pas les moyens de payer $12 ou $15 dans un garage puisqu’ils se trouvent forcés, en face de cet état de choses, de se de leur voiture pendant la saison d’hiver. Comme la neige s’accumule, des gens restent embarrassées tard le printemps, les voitures sont prisonnières pendant cinq mois chaque an. Il est à noter cependant que le locataire continue pendant cette période à payer son garage, que la dépréciation de sa sa voiture est la même et qu’il ne lui est alloué aucune réduction du prix de sa licence pour le temps qu’il ne se sert pas de dure. Les assurances sur le feu se paient quand même, ont autant de dépenses tout à fait inutiles si l’on considère es ruelles ne sont pas entretenues. Il est tout probable lieu de louer un taxi, le propriétaire d’automobile se serve de sa propre voiture s’il pouvait sans inconvénient transiter ruelle désencombrée de neige. C’est une autre dépense qui serait évitée.

Ce sont là autant de raisons qui militent en faveur de l’enneigement des ruelles l’hiver. La ville, les propriétaires et les locataires trouveraient profit à ce qu’elles soient entretenues.

C’est aux autorités municipales maintenant de sonder l’opinion publique ou même de faire une enquête pour connaître le nombre approximatif des propriétaires qui sont en faveur de de l’entretien des ruelles.

Espérons que les échevins continueront à faire pression sur le Conseil pour qu’il prenne une décision avant qu’il ne soit trop tard.

Ce n’est pas lorsque la neige aura encombré les ruelles sera temps de les ouvrir. C’est dès maintenant qu’il faut commencer. Déjà, la dernière tempête a fait prisonnières des des propriétaires d’automobiles. Il est à espérer que les autorités municipales, en agissant avec diligence, les libéreront pour la plus grande commodité de ceux qui en ont besoin et qui ne peuvent payer le luxe d’une place dans un garage public.

(Ce texte date du 14 décembre 1929, Le Devoir).

Hiver Québec
Hiver Québécois. Photo : GrandQuebec.com.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *