Château Frontenac détruit

Terrible incendie détruit la partie la plus ancienne du Château Frontenac, à Québec

14 janvier 1926 : Un incendie au Château Frontenac, à Québec, détruit en partie cet impressionnant édifice. Le feu cause alors des dommages estimés à plus de 3 millions de dollars.

Le Château, érigé en 1892 et dont le style rappelait les vieux Châteaux français du 16e siècle, a été détruit par un incendie, dont l’origine est inconnu. Il était six heures moins quart lorsque l’alarme générale appela la brigade du feu au Château. Quelques personnes qui se livraient à une partie de billard dans la salle de billard du rez-de-chaussée avaient constaté l’odeur de la fumée et donnèrent immédiatement l’éveil au bureau. Il n’y avait pas alors de feu apparent, mais son existence quelque part ne pouvait faire de doute.

On appela d’abord les pompiers par téléphone et on donna ensuite l’alarme. À leur arrivée, les hommes de la caserne No 1 entreprirent de démolir une partie du plancher du premier étage de la vieille partie. Ils aperçurent alors le feu qui gagnait les étages supérieurs par une chute servant de conduite aux tuyaux de service. Au même moment, on constata que la chambre 400 était en flammes. Cette chambre se trouve au cinquième étage de cette partie de l’hôtel. On l’avait fermé pour l’hiver. Ainsi, personne n’avait occupé de pièces depuis trois semaines.

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Le feu se trouvait au cinquième étage de la rotonde, qui est le centre de la plus vieille section de l’hôtel. Les pompiers sous la direction du chef Donnelly entreprirent de combattre l’incendie. Vers huit heures moins quart, des milliers de personnes, en fait presque toute la population de Québec, étaient groupées sur la terrasse et aux abords du Château pour suivre les progrès de l’incendie.

Des détachements de policiers avaient établi des cordons pour empêcher la foule d’approcher. Une à une les jolies petites tourelles de la rotonde s’inclinèrent et croulèrent à l’intérieur. La toiture s’effondra quelques instants plus tard en même temps que le feu gagnait la partie ouest de la section longeant la terrasse. Toute la partie supérieure fut à son tour un amas de flammes, et à peine le feu s’était-il abattu un peu de ce côté, qu’on le voyait envelopper comme un voile toute la partie est allant de la rotonde à la section neuve de l’hôtel, et faisant face au monument Champlain.

La superbe tour qui forme le coin de la rue Saint-Louis, envahit ensuite, servit de dernière proie à l’élément destructeur, car à cet endroit se trouvaient les coupe-feux séparant l’ancienne partie de l’hôtel de la nouvelle, et ces murailles de fer réussirent à empêcher le feu de pousser ses ravages plus loin.

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