Des nouvelles pas fraîches

Chaînes antidérapantes

Chaînes antidérapantes

L’usage de chaînes antidérapantes en temps de neige

Des conseillers veulent en généraliser l’usage pour accélérer la circulation

L’étude prochaine du bill de Montréal, qui doit être soumis au conseil municipal dans quelques jours, incite un grand nombre de conseillers à préparer les projets qu’ils désirent faire approuver dans le but d’améliorer la situation dans laquelle se trouve la ville de Montréal.

L’un des problèmes auxquels les conseillers semblent attacher une grande importance est celui de la circulation. Il est question de feux de circulation, signaux automatiques aux carrefours, d’élargissements de certaines grandes voies de circulation, d’enlèvement de la neige, de réorganisation de la division de la Voirie : plusieurs voudraient faire inclure dans le bille une clause par laquelle la Ville de Montréal pourrait obliger les automobiles à utiliser des chaînes antidérapantes lorsque les rues sont enneigées.

Il y a quelques semaines, des conseillers, dont le président du comité exécutif du temps, M. J.-M. Savignac, avaient préconisé une campagne d’éducation, menée par le service de la police, en vue d’induire les automobilistes à se servir de ces chaînes. Ils avaient mis de l’avant les diverses raisons pour lesquelles l’usage des chaînes antidérapantes devrait être généralisé ; prévention des glissades et des pannes qui retardent la circulation et occasionnent les accidents, etc.

D’aucuns avaient songé à faire édicter un règlement qui enlèverait à la Ville toute responsabilité en cas d’accidents dûs au mauvais état des rues enneigées, ce qui, pensaient-ils, forceraient les automobilistes à utiliser des chaînes. Ce projet a été abandonné, comme celui d’un règlement imposant une sanction aux automobilistes qui n’utiliseraient pas de chaînes antidérapantes lorsque la chaussée serait glissante à cause de la neige.

On revient au projet de campagne d’éducation, et des conseillers voudraient inclure dans le bill une clause autorisant le service de la police à mener cette campagne. D’autres prétendent que cela n’est pas nécessaire et qu’ils y suffirait d’une résolution du comité exécutif.

C’est surtout dans le but d’accélérer la circulation et de faire cesser les accidents occasionnés par les glissades que ces conseillers disent qu’ils veulent mener ce projet à bonne fin. Ils ont obtenu la collaboration des autorités du service de la police et de la division de la circulations.

L’inspecteur Alfred Bélanger, directeur de la circulation de même que le Royal Automobile of Canada se sont déjà prononcés en faveur de cette initiative qui n’aurait nullement le caractère d’un règlement.

(Cette nouvelle nous est parvenue des publications du début du janvier 1941).

Cette petite ville de province compte quinze cents voitures de maître, de forme démodée souvent, mais rajeunies par la beauté des bêtes, et d’ailleurs occupées par des figures de si noble race, qu’on ne songe point à se moquer du cadre.(Pierre Louÿs La Femme et le Pantin). Photographie par Megan Jorgensen.
Cette petite ville de province compte quinze cents voitures de maître, de forme démodée souvent, mais rajeunies par la beauté des bêtes, et d’ailleurs occupées par des figures de si noble race, qu’on ne songe point à se moquer du cadre.(Pierre Louÿs La Femme et le Pantin). Photographie par Megan Jorgensen.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *