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Décès du cardinal Léger

Décès du cardinal Léger

Décès du cardinal Léger

Des milliers de gens honorent la dépouille du cardinal

Des milliers de personnes envahissent la basilique Notre-Dame de Montréal, le 13 novembre 1991, afin de rendre un dernier hommage au cardinal Paul-Émile Léger.

Manifestement attristés par la mort du prélat, tous ces gens ont défilé lentement, profondément recueillis, devant sa dépouille mortelle exposée en chapelle ardente.

Dans la basilique, le corps du cardinal Léger était revêtu d’habits sacerdotaux blancs. Une croix épiscopale avait été déposée sur la poitrine du prélat. Et on avait placé au pied du cercueil une mitre d’évêque. Un prêtre sulpicien a fait remarquer que des personnes de tous les âges semblaient tenir à saluer une dernière fois le cardinal Léger.

On voyait en effet dans la basilique aussi bien des jeunes gens que des personnes d’âge moyen et des vieillards.

Note de GrandQuébec : Le cardinal Paul-Émile Léger a été nommé archevêque de Montréal le 25 mars 1950. Le cardinal Léger était un des leaders lors du Concile Vatican II de 1962 à 1965 où il supporte la liberté de religion, le contrôle des naissances, l’égalité conjugale ainsi que la procréation pendant le mariage. De plus, il croyait que les Pères du Concile avaient besoin d’une déclaration plus forte contre l’antisémitisme représentant un acte nécessaire pour une Église renouvelée. Il a démissionné de son poste d’archevêque de Montréal le 20 avril 1968 pour travailler comme missionnaire en Afrique, plus précisément au Cameroun parmi les lépreux* et les enfants handicapés.

Paul-Émile Léger est décédé d’une pneumonie à l’Hôtel-Dieu de Montréal en 1991 à l’âge de 87 ans. Son service funèbre a été célébré par Monseigneur Jean-Claude Turcotte. Il était le dernier cardinal vivant à avoir été créé par le pape Pie XII.

basilique notre dame

Basilique de Notre-Dame. Photo : © Lucie Dumalo.

*Lèpre

De l’avis de médecins qui ont vécu longtemps dans les léproseries, il n’y a pas de « folie lépreuse » (Burent. Mais on a pu noter cependant certaines réactions d’hostilité ou de révolte chez ces malheureux traités en parias, isolés du reste du monde.

Observant des lépreux de l’hôpital Saint-Louis, Gougerot et Roubinovitch ont décrit quelques cas de psychose toxémique se traduisant par une amnésie d’évocation, un affaiblissement intellectuel à type d’apathie et d’indifférence, un délire de persécution à point de départ hallucinatoire.

Le rôle d’une assistance bienveillante et des conditions de vie humanitaires peuvent faire beaucoup pour la prophylaxie de ces réactions mentales.

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