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Beauharnois Electric

Beauharnois Electric

Inauguration religieuse et civile de la Beauharnois Electric Co.

Valleyfield. – Malgré la pluie qui est tombée toute l’après-midi samedi, le 12 octobre 1929, un grand nombre de personnes se rendirent à Valleyfield et Beauharnois pour assister à la bénédiction des travaux de la Beauharnois Light, Heat and Power Company.

Cette bénédiction fut donnée par son Excellence Mgr Andrea Cassulo, délégué apostolique au Canada, qui officiait à la cérémonie en plein air. La cérémonie civile eut lieu à Beauharnois à 4 heures de l’après-midi et Son Excellence le vicomte Lord Willingdon, gouverneur général du Canada, qui présida et qui fut partir la première charge de dynamite placée à l’entrée du futur canal.

Le capital et le travail

À Valleyfield, sur la route Larocque, près de l’endroit où deux énormes grues de construction sont installées, Son Excellence le délégué apostolique bénit les travaux et fit ensuite un bref discours. Mgr Cassulo demanda à Lord Willingdon de faire savoir au roi combien ses sujets catholiques au Canada son prompt rétablissement. Mgr ajouta qu’il était extrêmement heureux de bénir les travaux de la Beauharnois Electric car il a toujours constaté jusqu’à à quel point l’harmonie existait entre le capital et l travail au Canada.

La partie musicale pour la circonstance a été remplie par l’Harmonie Bellerive de Valleyfield, sous la direction de M. Paul Dumouchel.

Les quelques cinq cents voitures qui avaient transporté la foule sur le terrain reprirent le chemin de Valleyfield et continuèrent jusqu’à Beauharnois où eut lieu la cérémonie civile.

Canal de Beauharnois

Inauguré en 1959 lors de l’ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent, le canal de Beauharnois offre l’unique passage de transit entre le lac Saint-Louis, en aval du fleuve, près de Melocheville, et le lac Saint-François, en amont à la hauteur de Salaberry-de-Valleyfield. Il totalise 20 km de longueur, 8 m de profondeur minimale et 182 m de largeur minimale, sauf entre les écluses inférieure et supérieure de Beauharnois, où elle n’est que de 91 m. Ces deux écluses sont distantes d’environ 9 km. L’une d’elles est située à l’extrémité du canal, près du lac Saint-Louis, à faible distance à l’ouest du barrage de la centrale hydro-électrique de Beauharnois. Elles permettent à des navires jaugeant jusqu’à 27 000 tonneaux de franchir la différence de quelque 24 m d’élévation entre deux lacs. Mentionnons en plus que quatre ponts enjambent le canal : il s’agit, de l’amont vers l’aval, du pont Laroque, du pont Saint-Louis, du pont ferroviaire tournant Penn central et d’un pont innomé sur la route 132. Avant 1959, des navires de plus faible tonnage pouvaient sillonner l’axe maritime Montréal-Lac Ontario, en empruntant un système de canalisation utile mais beaucoup moins élaboré sur le plan structural et technique. Dans le secteur du canal, les navires empruntaient ce que l’on appelle le Vieux Canal de Beauharnois, aujourd’hui fermé à la navigation. Variantes : Canal Saint-Louis, Le Seaway.

Historique de la Pointe du Buisson

Située sur la rive sud du Saint-Laurent à 7 km à l’ouest de Beauharnois, la pointe du Buisson, ayant 1 km de largeur à sa base, avance dans le fleuve sur au moins 500 m vis-à-vis les rapides des Cascades. Haute de 30 m, cette pointe garnie d’arbres et d’arbustes est formé de grès et recouverte d’argile compacte de 9 m d’épaisseur. Grâce à son élévation et à sa situation, elle est un lieu stratégique d’où peut être observé la navigation sur le Saint-Laurent. Des fouilles archéologiques ont permis d’établir qu’elle fut occupée par les Iroquoiens il y a environ 5 000 ans. Un parc archéologique y est d’ailleurs aménagé et des sentiers facilitent la découverte de ce site riche de préhistoire. Sur le plan toponymique, les cascades reçurent autrefois plus d’attention que la pointe elle même.

En 1687, dans son journal, le gouverneur Denonville nomme séparément « les cascades et « le buisson ». En 1695, la carte de Jean Deshayes indique Saut du Buisson, toponyme que reprendra Carver en 1776. En 1774, le père Charlevoix fera allusion au rapide appelé Le Buisson et, encore en 1815, Joseph Bouchette identifiera les cascades par Le Buisson. La carte de 1795 renferme, semble-t-il, la première mention connue de la forme devenue officielle.

centrale beauharnois

Centrale de Beauharnois. Photo : © Lucie Smith.

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