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Aéroplane combat la rougeole

Aéroplane combat la rougeole

L’aéroplane aide à combattre la rougeole

Ottawa, Canada. – Le rapport des fonctions médicales du Service des affaires indiennes, ministère des Mines et des Ressources, pour le mois de décembre 1937, met en lumière un exemple frappant de l’aide apportée par l’aéroplane à la lutte contre les maladies dans les régions éloignées.

La rougeole ayant éclaté parmi les Indiens du rapide Assiniboine, à l’extrémité orientale du lac Athabaska, dans le nord de la Saskatchewan, le Dr F.-W. Head, surintendantsurintendant médical et agent des Indiens à Fort-Chipewyan, Alberta, soit à environ 20 (1 mille à l’ouest, put se rendre sur les lieux, en avion, en quelques heures, et prendre toutes les mesures nécessaires pour faire face à la situation.

Presque simultanément, la rougeole éclata aussi parmi les Indiens de Fond du Lac ; et le médecin rentré à son poste de Fort-Chipewyan, dut repartir par la voie des airs.

Cet incident, outre son intense intérêt humain, illustre la situation nouvelle créée par l’ouverture des régions nordiques grâce aux transports aériens. Auparavant, la nouvelle d’une grave épidémie sévissant parmi les Indiens aurait pu prendre des semaines pour parvenir jusqu’au médecin et les anciens procédés de transport auraient encore retardé la réception des remèdes spéciaux et l’arrivée sur la scène de l’épidémie. Dans de cas récent, le médecin, emportant par avion des remèdes pour la rougeole, put atteindre le rapide Assiniboine et Fond du Lac en quelques heures.

(Décembre 1937).

Troubles neuropsychiques de la rougeole

Des accidents neurologiques et neuropsychiques ne sont pas rares dans la rougeole. Leur fréquence variable de 6 pour 1.000 et de 1 pour 10.000.

Le mécanisme de ces accidents varie suivant les cas (Pesnel, thèse de Paris, 1957, en a réuni 38 cas en 7 ans à l’hôpital Claude-Bernard). D’après leur mécanisme anatomo-physiologique, cet auteur distingue plusieurs variétés.

a) Les leuco-encéphalites : 71% des cas des observations du type décrit par Van Bogaert, Poursines, F. Lhermitte et qui reconnaissent une origine allergique ; elles débutent vers le 5e jour, sont rarement mortelles sauf quand le processus est disséminé, mais les souvent des séquelles graves psychiques et caractérielles apparaissent après un intervalle de durée variable et peuvent engager l’avenir mental et social du jeune sujet, tantôt la situation se stabilise, plus rarement régresse ;

b) Les thromboses cérébrales intéressant le sinus longitudinal supérieur ou les veines du cerveau sont ordinairement consécutifs à des infections crânio-faciales ; otites et mastoïdites sont fréquemment à leur origine ; on assiste alors à une explosion brutale et souvent de gros désordres moteurs pouvant laisser une séquelle hémiplégique ;

c) On peut observer aussi des tableaux cérébraux aigus correspondant à une vasodilatation aiguë (cerveau hortensia) avec manifestations neurovégétatifs par participation du tronc cérébral de la région diencéphalique. Ses formes sont particulièrement redoutables (syndrome malin) et frappent de préférence les enfants au-dessous de 2 ans. Elles peuvent être aujourd’hui conjurées par des traitements de choc ou de déconnexion (neuroplégiques, réfrigération).

Conifères

Forêt des conifères, parc des Prairies de la ville de Laval. Photographie de GrandQuebec.com.

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