12 milliards d’improvisation
12 milliards d’improvisation. Les 12 milliards de projets qui doivent annoncer Ottawa et les provinces ce mois-ci, dans la réfection et la modernisation du réseau routier d’ici dix ans, réjouissent plusieurs spécialistes et automobilistes qui les attendaient depuis si longtemps.
Pour d’autres, c’est de l’improvisation électorale par le premier ministre Brian Mulroney, qui veut sauver en fait sa peau après le référendum. Et surtout, on a tellement dormi sur le bouton de l’économie, obnubilés par la Constitution, qu’on a plein d’autres priorités et défis à relever avant la transcanadienne.
Kimon Valaskakis, de l’Université de Montréal et du ISO Groupe, avertit que si l’Ontario et le Québec ne mettent pas fin à leurs désindustrialisation « d’ici trois ans, on est vraiment foutu ».
Le programme canadien de 12 milliards ne semble pas du tout faire le poids face aux 200 milliards d’investissements. On le destine donc à la construction d’autoroutes nouvelles. On les planifiera à Bruxelles pour la Communauté européenne, d’ici 2002. Sans parler des programmes spécifiques de plusieurs de douze programmes membres. En fait, souvent de 10 à 20 milliards chacun.
(On a annoncé cette nouvelle financière le 17 novembre 1992).
