Des nouvelles pas fraîches

Appel de détresse

Appel de détresse

Appel de détresse de Mme Gladys Antolinez pour retracer sa fille enlevée par son père

Une mère de 32 ans, de Copenhague, au Danemark, qui parcourt le monde depuis deux ans, a la recherche de son enfant, une fillette qui n’a pas encore quatre ans, a lancé hier un vibrant appel à la population québécoise, au cours d’une conférence de presse présidée par Me Michel Côté, au quartier général de la police de Montréal.

« Je veux mon enfant! », a insisté la mère, Mme Gladys Marion Hermansen Antolinez, deuxième femme de M. José Luis Antolinez de Puente, un Mexicain de 50 ans de qui elle est séparée depuis quelques années.

Le Consul général du Danemark au Canada, M. H. A. H. Stoffregen, et Me Côté, conseiller juridique de la police de Montréal, ont instamment prié les journaux et les postes de radio et de télévision de coopérer étroitement avec la police afin d’accélérer les recherches.

La fillette, Karin, a été enlevée par son père Antolinez, le 16 août 1966. Ils ont disparu des environs de Copenhague alors qu’ils étaient momentanément seuls. Ils devaient se rendre a la villa des grands parents maternels, dans la banlieue de Copenhague, Ils n’y sont jamais arrivés.

Antérieurement, soit le 13 avril 1965, les parents de l’enfant avaient signé, devant le Consul général du Mexique à Montréal, une entente concernant, entre autres, la garde de l’enfant, Karin, par sa mère Le premier juillet 1966, ils signent a Copenhague une nouvelle entente concernant leur statut matrimonial qui confirme la garde légale de l’enfant par sa mère.

Mais, depuis le 16 août 1966, le père et l’enfant ont échappé à la police de nombreux pays. Des décisions contre lui ont été prises par de nombreux tribunaux à travers le monde, ce qui rend le cas important.

Le ministère danois de la Justice a ordonné, le 17 juillet 1968, le lendemain de l’enlèvement, que l’enfant soit remise à sa mère, en vertu de la loi danoise concernant la minorité et la garde des enfants.

Le même jour, le High Court of Justice de Londres, en Angleterre, émet un ordre, par voie de sommation, pour que l’enfant soit déclarée pupille de la Cour. Deux jours plus tard, le même tribunal émet un ordre pour que le père ne puisse retirer l’enfant de la juridiction du tribunal. Et le 23 août de la même année, le même tribunal émet un ordre judiciaire pour que le père remette sans délai l’enfant à l’ambassade Royale du Danemark, à Londres.

Le 14 novembre 1967, la Cour de Circuit du 17e circuit judiciaire du comté de Broward, en Floride, É.-U, émet un ordre au shérif du comté de se saisir de l’enfant pour le livrer à sa mère, enjoignant également au père, sous les peines du droit, de ne pas soustraire l’enfant à la juridiction du tribunal.

Le 16 novembre 1967, le même tribunal émet contre le père un « bref de nori-exeat » lui défendant de quitter la juridiction de la Cour. Ce document est également un mandat d’arrestation ne permettant à l’intimé, lorsque exécuté contre lui. de retrouver sa liberté que contre le dépôt d’un cautionnement de $5,000.

Le 20 juillet 1963, la Cour du Bien-être social de Montréal, sous la signature du juge J.-Armand Trudell, émet un ordre d’amener l’enfant devant elle, afin que la Cour puisse s’enquérir de la garde de la fillette et des conditions dans lesquelles elle est élevée.

Vus à Montréal et à Québec

La fillette, qui, en dépit de son jeune âge, a vécu dans plusieurs pays. dont. L’Espagne, le Portugal, la Suisse, la Belgique, l’Autriche, le Mexique, le pays de Galles, le Danemark. l’Angleterre. l’Ecosse, les États-Unis et le Canada, a été vue. avec son père, dans les régions de Montréal et de Québec.

La photo de la fillette a été prise en mai dernier. Elle provient d’un centre récréatif de Montréal où l’enfant a été enregistrée sous son véritable nom. Le 14 juillet, le père s’est enregistré au Château Frontenac, à Québec, où il est resté quelque temps.

M. Antolinez, qui possède un permis de pilote d’avion, voyage régulièrement et rapidement entre le Canada et l’étranger. On ignore sa source de revenu pour le moment, mais les policiers estiment qu’en deux ans il a dépensé environ $60.000 en voyages et frais de séjour.

La mère de Karin, qui travaille présentement au ministère des Affaires étrangères, au Danemark, a travaillé durant un an au Consulat général du Danemark, a Montréal. Elle a dit que dans le passé, son mari était importateur de matériaux d e construction. Mais depuis deux ans, on ne sait plus ce qu’il lait. On croit qu’il est importateur, a Montreal, de livres belges.

M. Antolinez de Puente est né en 1913. Il a les yeux bleus, les cheveux bruns, pèse 205 livres et mesure 5′ 10″. Il s’exprime très bien en français et en anglais et en espagnol. Il peut parler le français avec l’accent de Paris aussi bien qu’avec l’accent québécois.

Quant, à la lillette. née le 13 septembre 1964, en France, on craint que ses cheveux aient été coupés très ras et qu elle soit habillée en garçon. Elle parle le français.

Toute personne pouvant fournir des renseignements sur les allées et venues de la fillette et de son père est priée de communiquer avec le lieutenant-détective Bob Leblanc, de la Sûreté de Montréal, en composant 872-5127.

(Cette nouvelle nous vient du juillet 1968).

Karin. Photo de l'époque.
Karin., 4 ans. Photo de l’époque.
La mère, Mme Antolinez, et le père M. José Luis de Puente.
La mère, Mme Antolinez et le père M. José Louis de Puente. Photo de l’époque.

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