Nord-du-Québec

TNO Rivière Koksoak

TNO Rivière Koksoak

Rivière Koksoak et Territoire non organisé Koksoak

Fondé le 1er janvier 1986, le Territoire non organisé de Rivière-Koksoak est un territoire non organisé de l’administration régionale Kativik situé dans la région administrative du Nord-du-Québec.

Lac Chabanel

Ce plan d’eau de la région administrative du Nord-du-Québec, d’une superficie de 19 km2, honore, comme un canton du Lac-Saint-Jean, la mémoire du missionnaire jésuite Noël Chabanel (1613-1649), l’un des Saints-Martyres canadiens. Le lac qui porte son nom, situé à environ 10 km au nord-est du lac Methaselah et à plus de 12 km à l’ouest du lac de la Moraine, alimente, au nord-est, la rivière Caniapiscau, tributaire de la rivière Koksoak. La Commission de géographie a adopté cet hydronyme en 1952. Les Crsis le dénomment Miyianipi ou « lac de la mâchoire de barbote ».

Cap de la Salamandre

Cette entité géographique d’une centaine de ètres de hauteur est située dans le détroit d’Hudson, au sud-est du cap de Nouvelle-France dont il n’est séparé que par une dizaine de kilomètres. Son flanc oriental abrupt, qui est lui-même le prolongement du cap du Palmier, présente une déclivité plus prononcée que celle du côté opposé. Ce toponyme, adopté en 1961, rappelle des événements du XVIIe siècle. La Salamandre était l’un des deux navires de Pierre Le Moyne d’Iberville utilisés au cours de sa campagne à la baie d’Hudson (1694). Commandé par Joseph Le Moyne de Serigny (Iberville commandait le Poli), frère d’Iberville, ce navire quitta le port de Québec le 10 août 1694 pour arriver à la rivière Hayes le 24 septembre. Le 13 octobre, les Britanniques furent sommés de se rendre, ce qu’ils firent le lendemain. Après avoir, en vain, passé l’été suivant à attendre les navires anglais de ravitaillement, dans l’espoir de s’en emparer, Iberville mit le cap sur La Rochelle, où il débarqua le 9 octobre 1695.

Lac De Caën

Le lac De Caën, long d’environ 17 kilomètres, s’étend à 12 kilomètres au nord-est du confluent des rivières George et Ford, dans la région administrative du Nord-du-Québec, soit à quelque 50 kilomètres au sud de la municipalité de Kangiqsualujjuaq, implantée sur la rive est de la baie d’Ungava. Le toponyme évoque Guillaume de Caën, originaire de Dieppe. Capitaine de milice dès 1619, de Caën possède une compagnie de commerce établie à Rouen. En 1621, le duc de Montmorency, nouveau vice-roi de la Nouvelle-France, le nomme général de la flotte des compagnies de Montmorency et de Ventadour, poste qu’il occupera jusqu’en 1627. Cette nomination lui assure alors le monopole du commerce, en particulier celui des fourrures, en échange de quoi il s’engage à soutenir la colonisation en Nouvelle-France et à subvenir aux besoins des Récollets. De retour sur le Saint-Laurent en 1631, les Anglais, qui occupent Québec, lui interdisent tout commerce et il doit faire demi-tour. En 1632, après le traité de Saint-Germain-en-Laye, il est chargé de reprendre Québec dont il sera commandant jusqu’en 1633, année du retour de Champlain. En 1640 il accepte, à la demande de Richelieu, la baronnie des îles Bahamas, comme il avait accepté en 1624 celle du Cap-Tourmente. D’aucuns soutiennent que de Caën s’est peu soucié de la colonisation et qu’il a surtout perçu la Nouvelle-France comme un lucratif comptoir de traite.

Lac Sabine

Ce lac de 38 kilomètres carrés de superficie appartient au bassin de la rivière Koksoak, dans la partie septentrionale du Québec. Dans un décor de collines d’environ 200 mètres d’altitude, il a notamment pour voisin nord-est le lac La Potherie et il se déverse par de nombreux rapides dans la rivière Cohade. Le nom de ce lac, approuvé en 1945, souligne les travaux scientifiques de sir Edward Sabine (1788-1883), originaire de Dublin. Au cours de la guerre de 1812, il séjourne à Québec. Ce militaire, passionné par l’astronomie et par l’étude du magnétisme, est nommé astronome de l’expédition de John Ross, envoyé dans l’Arctique, en 1818, à la recherche d’un passage au Nord-Ouest. Sabine pratique alors des expériences sur le pendule, mesure les distances, note des variations de vibrations à différentes latitudes et consigne des renseignements sur la forme de la Terre. L’année suivante, il accompagne William Edward Parry. Les résultats de ses travaux lui vaudront, en 1821, une médaille de la Royal Society de Londres, dont il était membre depuis 1818 et dont il sera plus tard président, de 1861 à 1871. Toute sa vie, il a poursuivi ses entreprises scientifiques sur le magnétisme terrestre un peu partout à travers l’Empire britannique du temps.
Rivière du Sable
Important tributaire de la rivière Caniapiscau, sur la rive droite, dont l’embouchure se trouve à quelque 120 kilomètres au nord-ouest de Schefferville, la rivière du Sable a été au cœur d’une confusion géographique et toponymique, à la fois quant à sa source et quant à son nom. Contrairement à ce qu’indiquent la carte de Madame Mina Benson Hubbord dans le compte rendu (1908) relatant son expédition de la rivière George, celle du district d’Ungava parue dans le neuvième rapport de la Commission de géographie du Canada (James White, 1911), ainsi que les cartes du feuillet nord de la province de Québec, publiées par le ministère des Terres et Forêts en 1914 et 1935, la rivière du Sable N’est pas un émissaire du lac du Cable, bien que tous deux appartiennent au bassin hydrographique de la Caniapiscau. La Commission de géographie du Québec a accepté le nom Rivière du Sable en 1944, en remplacement de Sandy River, en croyant que la rivière constituait l’émissaire du lac du Sable. Sandy River apparaissait pour sa port dans le livre de Madame Hubbard et le rapport de White. Il constitue, selon ce dernier, la traduction du nom amérindien Katakawamastuk. Selon les Naskapis d’aujourd’hui, la véritable rivière du Sable serait plutôt un tributaire gauche de celle-ci, la rivière Kayakawakamau, nom officiel, qui signifie la rivière du lac de la plage sablonneuse. Ce lac est l’actuel lac Weeks, que les Naskapis nomment Kayakawakamau. Quant à la rivière du Sable, ils l’appellent Misinichikw Sipi, c’est-à-dire la rivière de la grosse loutre, d’après cette loutre géante qui, selon leurs mythes, vivait dans une caverne ou un trou près du canyon Eaton, en un endroit dénommé Kwatasiu situé à une douzaine de kilomètres en aval de l’embouchure de la rivière. La toponymie montagnaise confirme le rapport entre le cours d’eau et une loutre géante : Meshen Tsuk Shipu, la rivière de la grosse loutre, tel est le nom de la rivière du Sable pour les Montagnais. Ce nom est d’ailleurs conjointement attribué à la rivière Kayakawakamau, ce qui ajoute à la confusion. On retrouve aussi des traces de cette loutre géante dans la toponymie de langue anglaise, puisqu’un tributaire modeste de la rivière du Sable porte le nom officiel de Ruisseau Big Otter, nom qui signifie grosse loutre. Les cartes de White et de Madame Hubbard présentent un Big Otter River comme affluent de la rivière du Sable, mais elles exagèrent l’importance du cours d’eau.

Lac Châtelain

Long de près de 39 km et plutôt étroit, bien que sa largeur moyenne s’accroisse plus on avance vers son extrémité ouest, ce plan d’eau du Nord-du-Québec, possède une superficie de 113 km2. Parsemé d’îles et de presqu’îles, il se trouve sur un territoire arrosé par de multiples lacs, à environ 180 km à l’est de la baie d’Hudson et à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest du lac Klotz. Adopté en 1946, cet hydronyme rend hommage à un employé de la Compagnie du Nord-Ouest, Louis-Jean-François Château. Né à Trois-Rivières en 1742, ce coureur de bois devient un des nombreux commis de la principale rivale de la Compagnie de la Baie d’Hudson dans le commerce des fourrures à la fin du xVIIIe siècle et prend la route de l’Ouest. En 1790, il est responsable d’un petit comptoir situé à une dizaine de kilomètres au sud de Chesterfield House, près de la Saskatchewan Sud, à la frontière des provinces canadiennes actuelles de l’Alberta et de la rivière Saskatchewan. Neuf ans plus tard, il dirige le poste des Rocheuses, en Alberta et, en 1805, il est à la tête de Chesterfield House.

Lac du Pélican

Le 4 septembre 1697, le Pélican, frégate commandée par Pierre Le Moyne d’Iberville, l’un des cinq navires de l’escadre française en route vers la baie d’Hudson pour chasser les Anglais et reprendre le fort Nelson, entre dans l’embouchure d’une rivière baptisée Hayes par les chroniqueurs de l’époque. Le lendemain, trois bâtiments de guerre ennemis – le Hampshire, armé de 56 canons, le Dering, avec 36 canons et le Hudson Bay, avec 32 canons – font face au Pélican. Malgré la considérable supériorité de l’adversaire, d’Iberville attaque et, après plusieurs heures d’habiles manoevres et d’un féroce duel d’artillerie, envoie le Hampshire au fond et capture le Hudson Bay qui coule peu après. Le Dering réussit alors à s’enfuir sans être poursuivi, car la coque du Pélican avait été sérieusement endommagée lors du combat. Le navire français – mesurant 45 mètres de longueur, 10 mètres de largeur et 14 mètres de hauteur – devra d’ailleurs être abandonné, du moins pour un temps, par son équipage de 246 hommes. La victoire de d’Iberville, sans doute la plus brillante de sa carrière, entraîna la capitulation rapide des postes anglais de la baie d’Hudson. Afin que l’on n’oublie pas cet exploit, la Commission de géographie rendu officielle, en 1945, l’appellation d’un lac du Nord-du-Québec, d’après le nom du vaisseau de Pierre Le Moyne d’Iberville. D’une superficie de 157 km carrés, long de 48 km et large de 15 km, il se situe à la latitude de Povungnituk, à mi-chemin de la baie d’Hudson et de la baie d’Ungava, il constitue la source principale de la rivière Breslay qui se jette, à plus de 30 km au sud, dans le lac Payne. Chez les Inuits, on le dénomme Navvaaq qui signifie « découvrir », « trouver ».

Lac Cougneau

Dans le Nord-du-Québec, près de la frontière du Labrador terre-neuvien, le lac Cougneau est localisé à 162 kilomètres au sud-est de Kangiqsualujjuaq. À 590 mètres d’altitude, les eaux de ce lac se déversent dans la rivière Siimitalik puis parcourent les rivières Mitshu et George avant de se jeter dans la baie d’Ungava. Une trentaine d’îles et d’îlots ainsi que de nombreux écueils parsèment cette étendue d’eau de 11 kilomètres carrés. Ce toponyme, approuvé par la Commission de toponymie en 1972, rappelle le nom de Julien Cougneau, dit Saint-Julien, soldat au régiment de Berry, blessé dans doute à la bataille de Sainte-Foy en 1760 et inhumé au cimetière de l’Hôpital Général de Québec.

Rivière Conefroy

Petit cours d’eau aux sources multiples, la rivière Conefroy coule suivant une orientation sud-nord sur un parcours de 15 kilomètres pour se déverser dans la baie Makimmmataliup, échancrure du littoral sud du passe aux Feuilles qui rejoint la baie d’Ungava. La rivière Conefroy relève du territoire non organisé de Rivière-Koksoak, dans le Nord québécois. Son nom, qui est en usage sur les cartes topographiques depuis la seconde moitié du XXe siècle, honore la mémoire de Pierre Conefroy (1752-1816). Fils de Robert Conefroy, d’origine normande et marchand très à l’aise à la fin du Régime français, il fait ses études au Séminaire de Québec et devient prêtre en 1776. Il sera successivement curé de Lachine, de Pointe-Claire, puis, à partir de 1790, de Boucherville où il exercera également la fonction de vicaire général de l’évêque de Québec pour la région de Montréal de 1808 jusqu’à son décès. Doué pour l’architecture, il fit les plans et dirigea la construction de nombreuses églises, principalement dans la région montréalaise. Il contribua ainsi à l’établissement d’une tradition d’architecture religieuse propre au pays. En inuktit, ce cours répond à l’appellation Makimmatuliup Kuunga dont le sens demeure imprécis.

Lac Klotz

Considéré par certains voyageurs et explorateurs comme un véritable labyrinthe en raison de ses multiples îles et baies, ce plan d’eau possède une superficie de plus de 246 kilomètres carrés, une longueur de 58 kilomètres et une largeur de 12 kilomètres. Il se situe dans une région du Nord québécois bien arrosée par les lacs et les rivières, à environ 140 kilomètres au sud-ouest du village nordique de Kangiqsujuaq et du détroit d’Hudson. Il reçoit, du nord, les eaux du lac Nantais par la rivière Lepelle, tributaire de l’Arnaud. Né à Preston, dans le Haut Canada, Otto Julius Klotz (1852-1923) est l’un des plus importants arpenteurs-géomètres de la fin du XIXe siècle. Nommé arpenteur-topographie par le gouvernement fédéral en 1877, il accomplit une série d’explorations et de travaux d’arpentage à travers le pays pendant une dizaine d’années. En 1886, il participe à l’arpentage de la zone de chemin de fer de Colombie-Britannique et exécute des levés astronomiques depuis le sommet des Rocheuses, en Colombie-Britannique. Observateur canadien en 1892, lors de la recherche anglo-canadienne pour déterminer, par rapport à Greenwich, la longitude de Montréal, Klotz travaille ensuite au relevé de la frontière entre l’Alaska et le Canada puis devient, en 1897, assistant de l’astronome fédéral à Ottawa. Responsable de l’unité de géophysique, il a su donner une réputation internationale à la station sismologique d’Ottawa. Auteur de nombreux ouvrages scientifiques, Klotz occupe le poste d’astronome en chef de l’observatoire de 1917 à 1923. Ce toponyme a été accepté par la Commission de géographie en 1946.

Rivière Koroc

Rivière de la région administrative du Nord-du-Québec qui se jette dans la baie d’Ungava et dont la source se trouve perchée 161 kilomètres en amont sur les flancs du mont D’Iberville, le plus haut sommet du Québec. Sa vallée étroite aux parois abruptes et aux sommets dénudés, qui contrastent avec la verdoyance de la forêt boréale dense tapie au fond, l’a mise au nombre des sites exceptionnels du Québec. Par comparaison, la superficie du bassin hydrographique de la rivière de Koroc, 4 040 kilomètres carrés, correspond à 60 % de celui de la Chaudière, dans le Québec méridional. Les Inuits appellent cette rivière Kuurujjuaq, qui veut dire « le grand lit de rivière », d’après les racines kuuruq, lit de rivière d’où provient Koroc, et de -juaq qui signifie « grand ». Kuuruq peut aussi vouloir dire « étroite vallée sans rivière ». Selon les Inuits, la rivière est en réalité de petite dimension et les photographies aériennes qui ont servi à la confection des cartes auraient été prises en période de crue. La cartographie de la rivière a été tardive. Son tracé. Absent de la carte de la province à l’échelle de 60 milles au pouce publiée en 1938 par le ministère des Terres et Forêts, figure cependant sur celle de 32 milles au pouce parue en 1946 et porte la mention Korok. Des documents cartographiques donneront plus tard les formes Koraksoak, Koroksuakh et Long River pour la désigner. André Grenier, un géographe de Beauport, et Brian Haywood de l’Université McGill ont péri en août 1980 au cours d’une expédition scientifique sur la rivière Koroc. Une rivière porte le nom du premier sur la rive droite de la Koroc. Le mont Haywood se dresse quant à lui sur la rive gauche de la Koroc, dans la partie supérieure de son bassin.

Rivière Lacoudray

Cette rivière d’environ 50 kilomètres de longueur est située à moins de 50 kilomètres au nord-ouest du village inuit de Kangiqsujuaq. Issue du lac Quanartaliup Tasinga, elle descend d’abord vers l’est par de fortes ruptures de pente, puis elle s’oriente vers le nord et vas se jeter dans le fjord Qunartalik qui découpe une magnifique pointe avec un fjord voisin. Là, les eaux de ces deux fjords se mêlent pour former le havre Douglas qui débouche dans le détroit d’Hudson. Le nom, qui identifie ce cours d’eau depuis 1963, est celui de Jean-Baptiste Lacoudray (1698-1760), ecclésiastique né à Québec, nommé curé de Saint-Nicolas, l’année même de son ordination en 1721. Ensuite il a exercé son ministère comme curé à Saint-Louis-de-Lotbinière de 1726 à 1727, à Cap-Santé de 1728 à 1742 après y avoir été vicaire de 1726 à 1728, à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud (1742—1750) et finalement à Varennes, de 1750 à 1760, où il mourut.

Lac La Freydière

Dans le territoire non organisé de Rivière-Koksoak, ce lac se trouve aux sources de la rivière Savalette, affluent de la rivière à la Baleine, tributaire de la baie d’Ungava. De forme grossièrement triangulaire, il s’étend sur 0,9 kilomètres carrés et se décharge vers le nord,m recevant les eaux des lacs Migrardet, Balthazar et Flotte. Le toponyme paraît en 1947 sur une carte lithographiée. L’appellation ainsi que celles de deux lacs voisins évoquent un personnage de la Nouvelle-France : Balthazar de Flotte, sieur de La Freydière ou La Fredière. Cet officier de l’état-major du régiment de Carignan-Salières, en 1665, était le neveu du colonel Salières, commandant de ce régiment. Renvoyé en France par l’intendant Talon en 1667, il faisait l’objet de nombreuses plaintes de la part des habitants de Ville-Marie sur son comportement tyrannique et le trafic d’eau-de-vie avec les Indiens.

Rivière La Goudalie

Ce petit cours d’eau arrose le territoire non organisé de Rivière-Koksoak, dans le centre de la région administrative du Nord-du-Québec. Tributaire de la rivière aux Feuilles qui coule en direction est, il prend sa source dans le lac Lintelle situé à 25 kilomètres plus au nrod. Le toponyme, qui apparaît sur les cartes en 1951, honore la mémoire de Charles de La Goudalie, ou La Condalie (vers 1678-vers 1753) prêtre né à Rodez et qui arriva en Nouvelle-France en 1707. Après avoir été missionnaire dans plusieurs paroisses de la région de Montréal, il retourna en France, en 1728, pour y être admis chez les Sulpiciens. Envoyé ensuite comme missionnaire auprès des Acadiens, il fut nommé en 1731 vicaire général de l’évêque de Québec pour l’Acadie, où il demeurera jusqu’en 1749. On sait qu’il fut aussi quelque temps à Louisbourg et au fort de la rivière Saint-Jean, mais on ignore les circonstance de son retour en France et de son décès, survenu probablement à Nantes. Les Inuits identifient cette entité géographique Qasigialilaap Kuunga, rivière où il y a des phoques de lac.

Lac La Potherie

D’une superficie de 116 kilomètres carrés, ce plan d’eau parsemé d’îles, se situe dans la région administrative du Nord-du-Québec, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest du lac Faribault et à plus de 60 kilomètres au sud-est du lac Payne. Il se déverse, au sud-est, dans la Cohade, tributaire de la rivière aux Feuilles. Seigneur de Bacqueville et de la Potherie, Claude Charles Le Roy (1663-1736) devient écrivain principal de la Marine à Brest, en 1691. Six ans plus tard, le ministre Louis Phélypeaux de Pontchartrain le nomme commissaire de la Marine à bord de l’escadre de Pierre le Moyne d’Iberville chargé de mettre fin à la présence anglaise sur le territoire de la baie d’Hudson. En 1698, il occupe le poste de contrôleur de la Marine et des fortifications au Canada. La Potherie quitte cependant la Nouvelle-France en 1701 en raison, selon certains, de démêlés avec les autorités coloniales. En 1722, débute la parution de l’Histoire de l’Amérique septentrionale, œuvre en quatre volumes où il décrit les lieux et le mode de vie des Canadiens et note, sans insister, la rivalité entre Québec et Montréal. La Potherie laissa également un récit de L’éclatante victoire de d’Iberville en 1697. L’hydronyme Lac La Potherie paraît sur des documents cartographiques au moins depuis le milieu des années 1940. À noter qu’un lac Bacqueville se situe à une centaine de kilomètres au sud-ouest du lac La Potherie.

Lac Pikutachikw

Ce lac se situe à 260 km environ au nord-ouest du réservoir de Caniapiscau. Il communique par un petit cours d’eau anonyme avec les lacs des Loups Marins. Son nom d’origine crie signifie “avec des phoques, des loups marins”. Ce toponyme a été inventorié en 1977 avec le générique Baie qui a été modifié pour Lac, ce qui correspond davantage à la nature de l’entité. Tel qu’il est rapporté dans la rubrique Lacs des Loups Marins, ce toponyme évoque la présence d’une colonie de loups marins qui a été décrite par Albert Peter Low en 1896.

Ah! voici un changement de décor, à vue, dans le paysage; regardez-moi çà! s’écrie le jeune artiste en ouvrant son album et taillant ses crayons; je vais croquer ce site enchanté. (Gustave Aimard and Jules Berlioz d’Auriac Jim l’indien). Photographie de Megan Jorgensen.
Ah! voici un changement de décor, à vue, dans le paysage; regardez-moi çà! s’écrie le jeune artiste en ouvrant son album et taillant ses crayons; je vais croquer ce site enchanté. (Gustave Aimard and Jules Berlioz d’Auriac Jim l’indien). Photographie de Megan Jorgensen.

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