Nord-du-Québec

Route de la Baie-James

Route de la Baie-James

Route de la Baie-James

Plus qu’une route à suive, une route à vivre

Telle est la devise de la Route de la Baie James, longue de 620 kilomètres. Cette route, qui est un prolongement de la route 109, relie les villes de Matagami et de Radisson, dans la région du Nord-du-Québec.

Ouverte en octobre 1971, c’est une voie de communication essentielle avec le monde extérieur pour les communautés cries de Waskaganish, Eastmain, Wemindji et Chisasibi.

Par ailleurs, la route Transtaïga, construite en 1979, peut être empruntée à la jonction du kilomètre 544 de la Route de la Baie James. La route Transtaïga permet de rejoindre la communauté de Caniapiscau et le complexe hydroélectrique La Grande.

La route de la Baie-James est asphaltée, entretenue et déneigée en hiver.

La route de la Baie-James traverse un immense territoire septentrional isolé. Aussi les voyageurs sont-ils invités à s’inscrire à un kiosque d’enregistrement situé à 6 kilomètres au nord de la ville de Matagami. On y trouve des brochures, des dépliants et des cartes géographiques de la Baie-James. N’oubliez pas de faire le plein avant de prendre la route!

Du sud vers le nord, de la mine Géant Dormant jusqu’à Radisson, des panneaux d’interprétation abordent des sujets tels que la géomorphologie, la géologie, les travaux forestiers, l’écologie forestière, la faune, les feux de forêt, la vie des peuples autochtones, etc.

Voici une liste des points les plus intéressants rencontrés le long de la Route 109, la Route de la Baie-James : Attraits sur la route de la Baie-James.

Lac Albanel

En 1671, les autorités civiles et religieuses coloniales chargent le jésuite Charles Albanel (vers 1616 – 1696) de se rendre à la Baie du Nord, afin d’évangéliser les Amérindiens rencontrés sur sa route et de les attacher à la couronne française.

Cela éviterait ainsi au lucratif commerce des fourrures de cette région nordique de tomber dans les mains des Anglais. Albanel part, donc, en août 1671, accompagné de Pau Denys de Saint-Simon et d’un groupe d’Amérindiens. C’est au cours de ce voyage que, le 17 juin 1672, le missionnaire aurait découvert le lac qui porte officiellement son nom depuis 1915. Situé à 290 mètres au-dessus de la mer, d’une superficie de 407 kilomètres carrés, long de 88 kilomètres et large de 7 kilomètres, ce lac est tributaire de son voisin occidental, le lac Mistassini, duquel le sépare une bande de roche calcaire appelée Péninsule du Fort Dorval. Découper en presqu’ils, sa rive orientale laisse passer plusieurs cours d’eau, notamment la rivière Témiscamie qui provient du nord-est et débouche à mi-parcours du lac.

Albanel se serait d’ailleurs retrouvé à l’embouchure de cette dernière au moment où il a découvert le présent lac, source, comme le lac Mistassini, de la rivière Rupert. Le premier cartographe de cette région, le père Pierre-Michel Laure (1732), distingue deux entités dans cette masse liquide formée, effectivement, de deux grandes baies reliées par un détroit : le lac Albanel, au nord-est, et le lac Dauphin, au sud-ouest. Par la suite, seul le spécifique Albanel s’est maintenu et a été attibué à toute la masse d’eau. La réserve faunique des Lacs-Albanel-Mistassini-et-Wachonichi est constituée de quatre vastes périmètres et de quelques îles; elle couvre 16 400 kilomètres carrés. Variantes : Lac Albanel, Petit lac Mistassini, Lac Mistassiniche.

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Littoral de la Baie-James. Photo : GrandQuebec.com

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