Le Musée Boréalis, un musée de mémoires qui raconte l’histoire autrement
Le Musée Boréalis (officiellement Boréalis, centre d’histoire de l’industrie papetière) est un espace muséal unique situé à Trois-Rivières. Cet établissement se situe au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saint-Maurice.
Ici, l’industrie papetière prend vie. Aménagé dans l’ancienne usine de filtration d’eau de la Canadian International Paper (CIP), construite dans les années 1920, le musée met en valeur la riche mémoire ouvrière et industrielle. En fait, cee usine a valu à Trois-Rivières le titre de capitale mondiale du papier journal au XXe siècle. L’usine a été en opérations dès 1899 à 2000.
Ensuite, le Musée Borealis naît en 2010 de la volonté de se souvenir de l’épopée trifluvienne des pâtes et papier. Aujourd’hui, Boréalis propose des expositions et des activités. Ces expositions et activités explorent les thématiques, d’hier à aujourd’hui, reliées à l’industrie et à la forêt. Il met en valeur le récit authentique et émouvant, des héros de cette aventure qui a marqué des générations d’humains de même que le paysage urbain et forestier. Lieu de diffusion, le musée propose également une programmation culturelle riche et accessible.
Visite du Musée Borealis :
Expositions interactives. Il s’agit des parcours guidés et autoguidés. Ces trajets retracent l’épopée de la drave. On apprendra sur le travail dans les couvents de bûcherons. On verra le processus de fabrication de la pâte et du papier ainsi que le quotidien des ouvriers de la CIP.
Réservoir d’eau sous-terrain. L’un des moments forts de l’expérience est la descente dans les anciens bassins de filtration d’eau. C’est un espace voûté à l’atmosphère saisissante sous le bâtiment.
Atelier de fabrication. Les visiteurs peuvent fabriquer leur propre feuille de papier artisanal. Ils le feront alors à partir de fibre de bois ou de papier recyclé.
Terrasse et site historique. Le musée offre une vue panoramique sur le fleuve et le parc de l’Esplanade de la CIP, idéal pour prolonger la visite au bord de l’eau.
Historique du Musée Boréalis
Boréalis, musée de l’industrie papetière raconte l’histoire. Il préserve la mémoire et le patrimoine de l’industrie papetière au Québec, dans une perspective trifluvienne. Il le de manière engagée, audacieuse et décomplexée. En proposant une offre diversifiée, accessible et inclusive, Boréalis œuvre à la sensibilisation des publics face aux patrimoines matériel et immatériel d’hier et d’aujourd’hui.
Une grande saga industrielle
La position géographique de Trois-Rivières « à la croisée des cours d’eau dominants » a fait de ce lieu un important poste d’échange. Forte de cet avantage, Trois-Rivières accueillera au milieu du XIXe siècle plusieurs scieries. En fait, ce nouveau symbole de la prospérité économique mauricienne. S’ensuivra au XXe siècle l’arrivée de l’industrie des pâtes et papiers. La demande sans cesse grandissante du papier journal conditionne ce processus. À travers Boréalis, ce sont ces quelques pages de notre mémoire collective qui seront mises en valeur. Dans un décor unique, les visiteurs auront le loisir de remonter le temps. Les visiteurs vivront l’épopée de l’industrie des pâtes et papiers. Ils entreront en contact avec les principaux fleurons de l’identité mauricienne : la rivière Saint-Maurice, la forêt et la grande industrie papetière.
Une désignation de la Commission des sites et monuments historiques du Canada
Le 3 août 2006 que le gouvernement du Canada a désigné l’Industrie des pâtes et papiers du Québec à titre d’Évènement historique national au Canada. L’industrie des pâtes et papiers du Québec allait donc joindre les rangs des événements historiques nationaux du Canada. On interprète cet évènement historique national dans un lieu digne de son importance : Musée Boréalis.
Un bâtiment chargé d’histoire
Le bâtiment actuel L’usine de filtration de la Canadian International Paper (CIP) voit le jour au début des années 1920. La bâtisse servait à l’époque à pomper, à filtrer et à entreposer l’eau. Cette eau alimentait donc quotidiennement la papeterie. Au milieu des années 1950, l’usine pouvait traiter quotidiennement plus de 20 millions de gallons d’eau. Cela assurait la production des milliers de tonnes de papier journal par jour. Au fil des ans, elle a conservé un degré élevé d’authenticité. En fait, on préservé son architecture et ses mécanismes internes.
Qui plus est, l’usine de filtration est, à ce jour, un des seuls bâtiments encore existants à pouvoir témoigner de la naissance des pâtes et papiers à Trois-Rivières. En 2006, le gouvernement l’a désignée comme site du patrimoine par la Ville de Trois-Rivières.
Source de l’illustration : Site Web du musée Borealis borealis3r.ca.