Multiculturalisme

France – Québec : Villes jumelées

France – Québec : Villes jumelées

Villes jumelées France-Québec

 Voici la liste des villes et villages québécois jumelés à des villes françaises. Certaines de ces villes ont conclu un Accord ou un Pacte d’amitié.

La liste n’est pas exhaustive et on ne peut être certain si la situation « de jure » s’est traduite en situation « de facto », c’est-à-dire, si les liens de jumelage sont réellement réalisés en pratique ou si quelques municipalités ont oublié qu’elles sont liées par les liens de parenté.

Remarquez que la plupart des municipalités québécoises sont déjà présentées dans notre volet Villes et Villages du Québec et il suffit donc de cliquer sur le nom de la localité pour en savoir plus sur cette municipalité.

Si vous avez des données sur d’autres villes, villages, communes, arrondissements, secteurs de villes ou d’autres localités qui sont jumelés et qui ne font pas partie de la liste, n’hésitez pas à nous contacter pour que nous puissions ajouter la localité dans le répertoire.

La liste est divisée en deux parties, la première contenant les départements français de 01 jusqu’à 49 et la seconde, de 50 à 95.

association france quebec

Édifice de l’Association France-Canada (section Montréal) et Alliance française (429, Av. Viger). Photo : © Grandquebec.com,

01 Ain

  • Montréal-la-Cluse     –   Montréal

02 Aisne

  • Soissons                –    Louiseville

07 Ardèche

  • Bourg-Saint-Andéol  –   Saint-Jacques (MRC de Montcalm)
  • Mirabel                     –   Mirabel

09 Ariège

  • Saverdun                  – Verdun (ancienne ville, arrondissement de Montréal)

10 Aube

  • Neuville-sur-Vanne    – Neuville

14 Calvados

  • Cabourg                   – Bromont
  • Courseulles               – Rigaud
  • Falaise                      – Alma
  • Lisieux                     – Saint-Jérôme
  • Bernières-sur-Mer      – Bernières (secteur de Lévis)
  • Caen                         – Sainte-Foy (arrondissement Sainte-Foy-Sillery de Québec)

16 Charente

  • Angoulême                  – Chicoutimi (ancienne ville, aujourd’hui, secteur de la ville de Saguenay)
  • Rouillac                       – Lac-à-la-Croix
  • La Couronne               – Laterrière (ancienne ville, aujourd’hui, secteur de la ville de Saguenay)
  • Jarnac                        – Donnacona

17 Charente-Maritime

19 Corrèze

20 Corse

  • Porticcio                      – Chandler

21 Côte-d’Or

  • Talant                         – Mascouche

22 Côte-d’Armor

  • Saint-Barnabé              – Saint-Barnabé
  • Fréhel                          – Chambly
  • Dinan                          – Québec

24 Dordogne

  • Bergerac                     – Repentigny
  • Le Buisson de Cadouin  – Saint-Marcelline de Kildare
  • Colombier                    – Notre-Dame-de-la-Marci (Matawinie, Lanaudière)
  • Creysse                       – Saint-Alphonse-Rodriguez (Matawinie, Lanaudière)
  • Eymet                          – North-Hatley
  • Lalinde                         – Crabtree
  • Neuvic-sur-l’Isle            – Saint-Béatrix
  • La Roque Gageac          – Saint-Thomas
  • Les Hauts de Dronne     – Sainte-Mélanie
  • Pays de Vergt               – Saint-Jacques
  • Prigonrieux                   – Charlemagne
  • Montagrier                    – Lanoraie
  • Rivière Dordogne           – Rivière Jacques Cartier

25 Doubs

  • Ornans                         – Cantley

26 Drome

  • Montréal-la-Source        – Montréal
  • Bourg de Péage             – Grand-Mère (ancienne ville, aujourd’hui, secteur de Shawinigan)

28 Eure-et-Loir

  • Chateaudun                  – Cap-de-la-Madeleine (secteur de Trois-Rivières)
  • Manou                           – Petit-Saguenay
  • Saint-Rémy-sur-Avre      – Saint-Rémy (hameau d’Amherst)
  • Sorel-Moussel                – Sorel (secteur de la ville de Sorel-Tracy)

29 Finistère

31 Haute-Garonne

32 Gers

  • Montréal-du-Gers             – Montréal

33 Gironde

  • Bordeaux                        – Québec
  • Sainte-Foy-la-Grande       – Berthierville
  • Merignac                         – Saint-Laurent  (arrondissement de Montréal)

35 Ille-et-Vilaine

  • Vitré                                – Terrebonne

36 Indre

  • Issoudun                         – Notre-Dame-du-Sacré-Cœur-d’Issoudun

37 Indre-et-Loire

  • Tours                              – Trois-Rivières
  • Richelieu                          – Richelieu
  • Joue-les-Tours                 – Bécancour
    Notre Dame d’Oe              – Saint-Gabriel-de-Brandon

38 Isère

  • Montalieu-Vercieu             – Saint-Augustin-de-Desmaures
  • Lans-en-Vercors              – Saint-Donat
  • Saint-Chef                       – Contrecoeur

39 Jura

  • Saint-Claude                    – Saint-Claude
  • Les Rousses Premanon     – Saint-Félicien

40 Landes

  • Pissos                             – Sainte-Aurélie
  • Saint-Sever                     – Sainte-Sévère

42 Loire

  • Saint-Étienne                  – Granby
  • Jonzieux                         – Sainte-Élie-de-Caxton
  • Marlhes                          – Charrette

44 Loire-Atlantique

  • Saint-Nazaire              – Saint-Hubert

45 Loiret

  • Saint-Jean-de-Brave       – Saint-Bruno-de-Montarville
  • La Ferté Saint-Aubin       – Saint-Augustin-de-Desmaures

47 Lot et Garonne

  • Astaffort                         – Saint-Zénon

48 Lozère

  • Florac                             – L’Anse Saint-Jean
  • Meyrueis                         – Tadoussac

49 Maine-et-Loire

  • Le Longeron                  –   Dégelis
  • Saint-Augustin-des-Bois   – Saint-Augustin
  • Bécon-les-Granits             – Varennes

Voici la suite de la liste : Départements français 50 – 95

Soissons au Québec

Incontestablement, les quelque 40 000 Soissonais habitent dans une agglomération riche d’histoire. Ville de garnison à l’époque gallo-romaine, Soissons, sous-préfecture du département de l’Aisne, en Picardie, justement sise sur la rive méridionale de l’Aisne, à 97 km au nord-est de Paris et à environ 30 km au sud-ouest de Laon, s’appelait en grec Augousta Ouessonon au IIe siècle, en latine Augusta Suessionum deux siècles plus tard, du nom de l’empereur Auguste, suivi du nom du peuple gaulois, les Suessiones, et Suessio en 561.

Soissons était alors la capitale du royaume franc de Neustrie. Elle devint, au Xe siècle, le chef-lieu d’un comté dont les propriétaires ont appartenu à certains membres des plus grandes familles nobles de France. Ainsi, en 1555, le comté de Soissons passa à Louis de Bourbon, premier prince de Condé et oncle du futur roi Henri IV (1553-1610). Charles de Bourbon, fils cadet de Louis, hérita du comté en 1569. Né à Nogent-le-Rotrou (Île-de-France) en 1566, le nouveau comte de Soissons s’engagea activement dans les guerres de Religion (1562-1598), soutenant, puis trahissant chacune des parties mêlées au conflit avant de se rallier définitivement à Henri IV. Pendant la minorité de Louis XIII, il s’opposa également à la politique étrangère de la régente, Marie de Médicis, partisane d’un rapprochement avec l’Espagne. Considéré par certains comme un ambitieux retors à l’intelligence médiocre, le comte de Soissons a tout de même le mérite d’avoir joué un rôle significatif, quoique bref, dans l’histoire du Canada du début du XVIIe siècle. En effet, à la fin du mois de septembre 1612, il obtenait pour douze ans le monopole de la traite des fourrures, réalisée en amont de Québec. Le 8 octobre suivant, Louis XIII allait de plus le nommer lieutenant général de la Nouvelle-France. Une semaine après son entrée en fonction, Soisson confirma l’explorateur et géographe Samuel de Champlain dans sa fonction de représentant du lieutenant général en Amérique française. Charles de Bourbon donnait ainsi au fondateur de Québec les pleins pouvoirs dans la colonie, notamment ceux de nommer les personnes nécessaires à son bon fonctionnement, de conclure des traités avec les Amérindiens ou de leur faire la guerre, d’administrer la justice et d’exploiter les mines qu’il pourrait découvrir.

Malheureusement, le comte de Soissons mourut à Blandy (Île-de-France) dès le 1er novembre 1612. Tout était à recommencer pour Champlain, lui qui tenait le lieutenant général défunt comme l’un de ses plus sûrs protecteurs. Il en profita toutefois pour nommer, en 1613, Lac de Soissons, aujourd’hui le lac des Deux Montagnes, une grande nappe d’eau située au confluent de la rivière des Outaouais et du fleuve Saint-Laurent. En 1945, comte de Soissons, et indirectement la ville française qui, placée sur la route des invasions, fut marquée par les guerres de 1814, 1870, 1914 et 1939, on attribua le toponyme Soissons à une entité territoriale du Nord—du-Québec. Inhabité, le canton de Soissons se trouve à une cinquantaine de kilomètres au sud de Matagami et à environ 70 km au nord d’Amos. Plusieurs lacs et cours d’eau le baignent, notamment la rivière des Indiens et le lac Kakinogama. Un autre canton, celui de Bourbon, situé dans la région du Saguenay-Lac-SAint-Jean, rappelle le même personnage, Charles de Bourbon. Soissons désigne aussi deux entités lacustres et trois voies de circulation, respectivement à Longueuil, Montréal et Repentigny.

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