Réflexions

Amérindiens

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Les Amérindiens et la politique

Les événements connus sous le nom de La Crise d’Oka débutent en juillet 1990.

Pendant plus de 80 jours, les Mohawks des réserves de Kanesatake et de Kahnawake qui se trouvent au sud de Montréal, s’opposent aux forces de l’ordre.

Le motif est clair : les Amérindiens refusent la construction d’un terrain de golf sur une de leurs terres sacrées. Mais pour la première fois au Québec, les revendications des Amérindiens se transforment en rébellion armée.

Le public est sous le choc, puisque tout le monde s’est rendu compte que la question indienne existait belle et bien dans le pays.

La construction du terrain de golf est finalement abandonnée mais le problème demeure :

Les revendications des Amérindiens, telles que le droit à l’autodétermination ou celui d’avoir son propre gouvernement, ou encore d’être les propriétaires uniques de leurs terres, n’ont pas encore été réglées.

La situation est d’autant plus complexe qu’il existe dix nations autochtones distinctes, chacune possédant son territoire, ses traditions et ses revendications.

Sagacité d’un sauvage

Charlevoix raconte que, la venaison suspendue pour sécher dans la hutte d’un Indien peau-rouge, ayant été dérobée, le sauvage s’élança dans les bois à la poursuite du voleur inconnu. Il n’avait fait que peu de chemin lorsqu’il rencontra quelques voyageurs. Il leur demanda s’ils avaient vu «un petit homme blanc, vieux, portant un court fusil, et suivi d’un petit chien à courte queue », car il était sûr, disait-il, que ces indications devaient s’appliquer fidèlement à l’individu qui emportait ses provisions.

Les nouveaux venus avaient en effet rencontré le voleur, et ils demandèrent comment le sauvage, qui affirmait ne l’avoir jamais vu, pouvait si bien le décrire.

« J’ai connu que le voleur était petit, répondit le sauvage, parce qu’il avait amoncelé des pierres pour atteindre à ma viande ; j’ai connu qu’il était vieux, parce que les pas que j’ai suivis dans les bois sur les feuilles mortes étaient courts et rapprochés ; j’ai vu que c’était un blanc, parce qu’il marchait les pieds tournés un peu en dehors, ce que ne font jamais nos Peaux-Rouges ; j ‘ai connu que son fusil était court aux marques laissées par le canon de cette arme sur l’écorce contre laquelle il l’avait appuyée ; les traces du chien m’ont appris que l’animal était petit, et les marques faites sur la poussière, au lieu où il s’était assis pendant que son maître me volait ma chasse, m’ont fait voir que sa queue était courte ».

(Source, journal Alliance Nationale, 1904).

Donnacona. Photo : GrandQuebec.com.

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