Montréal: ses attraits

Square Victoria

Square Victoria

Square Victoria

Le square Victoria, situé à l’intersection des rues Beaver Hall Hill et McGill, l’un des piliers du Quartier International de Montréal, a été aménagé au début du XIXe siècle (dès 1813) sur un ancien marais asséché et était constitué d’un vaste jardin victorien et de nombreux édifices de style Empire et néo-Renaissance.

Aujourd’hui, in ne reste de cette époque qu’un seule édifice, au numéro 751 de la rue McGill.

Cependant, le square Victoria actuel a retrouvé sa dimension d’origine et sa forme historique après les travaux de restauration de 2002-2003. Une statue de la reine Victoria (devinez en l’honneur de qui le square est nommé ?) est installée au centre de la place.

La statue représente une reine jeune, énergique, dynamique et pleine de projets. Cette image d’une reine jeune est certainement due au fait que le nom de Victoria a été assigné à la place en 1860, à l’occasion d’une visite du prince de Galles, le futur Édouard VII.

Autrefois, c’était la Place du Marché-à-Foin et plus tard elle fut renommée Place des Commissaires.

Le Centre de commerce mondial de Montréal, la Tour de la Bourse, la Place de la Cité internationale et l’édifice Québécor Média entourent le square.

Dès la pénombre, vous pouvez y déambuler et vous éblouir par la splendeur des ses petites fontaines, ainsi que par la finesse des détails architecturaux des immeubles, superbement mis en valeur par la lumière. Une des entrées du métro Square Victoria, située au coeurs de la place, est toute familière aux Parisiens qui sont en danger de se devenir fous en voyant une entrée caractéristique des premières lignes du métro de Paris.

hiver victoria square

L’entrée du métro Victoria Square en hiver. Photo © GrandQuébec.com.

La rue Gauvin, une petite rue, coincée entre la rue Saint-Antoine et la rue Notre-Dame au sud du quartier international, anciennement une ruelle, connue sous le nom de ruelle Sainte-Sophie ou encore ruelle Saint-Michel, rébapitsée en 1922 et élargie en 1954, y aboutit.

Le square Victoria est délimité par l’avenue Viger au nord, rue Saint-Jacques au sud, rue du Square Victoria à l’est et rue Gauvin à l’ouest.

Le secteur est desservi par la station de métro Square-Victoria.

Victoria et guerre sud-africaine

Le jubilé de la reine Victoria en 1897 donna lieu à des fêtes inoubliables. À Montréal les fêtes furent surtout remarquables par l’illumination et la décoration féeriques des rues et des édifices. Les Canadiens oublièrent un moment que Victoria avait inauguré son règne l’année même du soulèvement des patriotes, si proche des échafauds de ’38 – ’39, pour ne se souvenir que des honneurs accordés à l’un d’eux, sir Wilfrid Laurier, qui représentait officiellement le Canada aux fêtes du jubilé de diamant.

Il est vrai que le premier ministre du Canada était devenu à Londres (( British to the core », le mot est historique et marque toute l’évolution du caractère des Canadiens depuis la Confédération. L’occasion n’allait pas tarder de passer de la théorie à la réalité des faits. Mais l’on s’aperçut bientôt que le peuple, lui, n’avait pas aussi radicalement évolué que ses chefs.

La guerre, déclenchée entre l’Angleterre et ses colonies sud-africaines en 1899, provoqua à Montréal des sentiments divers selon la nationalité de chacun. Les Anglais n’ont jamais bien compris le peu d’enthousiasme de leurs concitoyens à se mêler de toutes les guerres de l’empire.

Ils leurs pardonnent difficilement leur indifférence en face de certaines entreprises militaires anglaises dans les cinq parties du monde. Aussi l’équipée anglo-sud-africaine de 1899, qui rappelait aux Canadiens les mauvais jours de 1760, ne devait-elle pas susciter beaucoup de sympathie, encore moins d’enthousiasme parmi eux.

À la prise de Ladysmith, des manifestations publiques de réjouissance se terminèrent par le sac des bureaux de journaux français et l’assaut de l’Université de Montréal.

Le lendemain, on tenta de renouveler l’aventure de la veille; mais cette fois, les étudiants s’étaient réunis pour défendre leur institution. Quand les manifestants tentèrent d’enfoncer les portes, les défenseurs de la place dirigèrent sur eux d’éclaboussant jets d’eau au moyen des boyaux contre le feu, installés dans l’édifice. Cette mitraille humide eut plus d’effet que les coups pour mettre en fuite la bande des assiégeants; la police dissipa le reste de la foule. Ce jour-là, la cité universitaire fut sauvée de l’invasion. L’affaire fit grand bruit. Les étudiants et les autorités de l’Université McGill, que l’on soupçonnait n’être pas étrangers à l’aventure, se défendirent d’avoir monté cette folle équipée et l’on voulut bien mettre au compte des étrangers cette manifestation d’impérialisme tapageur. L’explication après coup ramena la paix et la concorde entre les deux centres universitaires.

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Victoria Square. Photo : © GrandQuébec.com

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Victoria Square sur une carte postale ancienne. Image libre de droits

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