Montréal: ses attraits

Parc Belmont (parcours Gouin)

Parc Belmont (parcours Gouin)

Parc Belmont entre hier et aujourd’hui

Un lieu d’attrait exceptionnel sur près de 60 ans!

Un parc d’attraction qui du vécu : Un lieu qui regorge d’histoire loufoques. La fameuse femme à barbe, l’homme-canon, ainsi que les cracheurs de feu se produisaient en spectacle tous les soirs sur la scène du parc Belmont.

Ceux qui n’étaient pas amateurs de spectacles pouvaient aussi profiter des différentes attractions marquantes de l’histoire : le Cyclone, la Souris folle et le Tapis magique. Dès son ouverture en 1923, le parc Belmont était surtout visité durant la saison estivale par les citadins en quête d’air frais et de verdure. Une simple balade en tramway permettait de se rendre jusqu’à ce lieu emblématique de Cartierville.

Pourquoi chercher à préserver l’ancienne image du parc Belmont?

Pour conserver la valeur patrimoniale d’exception de ce parc d’attraction qui a diverti plus de 50 millions de visiteurs pendant près de six décennies. Le patrimoine permet de comprendre l’histoire passée afin de ne pas répéter les mêmes erreurs. Il permet aussi de conserver les vestiges de nos ancêtres afin de mieux comprendre certains comportements ou concepts. Quel qu’il soit, le patrimoine représente une ressource inestimable à transmettre aux générations futures.

Il existe plusieurs types de patrimoine. Le patrimoine culturel et historique est souvent celui qui est mit de l’avant, mais il ne faut pas oublier le patrimoine naturel. Il s’agit d’une des missions du Parcours Guuin qui permet de mettre en valeur les bâtiments patrimoniaux, mais également le patrimoine nature de ces 19 espaces verts.

Quelques détails sur le parc Belmont

… Dès le départ, on use de publicités pour inciter les gens à visiter le parc. On mise sur toutes les clientèles et on tente de n’oublier personne. Il faut dire que les activités du parc Belmont conviennent à tous les publics. Les publicités du parc Belmont étaient remises lors des fêtes et festivals populaires, tels le Festival de l’enfance.

… Il avait aussi des cartes postales promotionnelles du parc Belmont, datant des années 1950 et 1960.

… La popularité des pique-niques ou des journées corporatives ne se dément pas. Les administrateurs du parc, toutes époques confondues, ciblent donc non seulement les familles, mais aussi les communautés culturelles, les entreprises, etc.

… Durant la saison estivale, le parc Belmont est le principal employeur de Cartierville, et ce, pendant 60 ans. Les travailleurs et les travailleuses proviennent de Cartierville, de Bordeaux, de Ville Saint-Laurent et des environs. D’avril à septembre, opérateurs, machinistes, restaurateurs, artistes, bonimenteurs, concierges, gardiens de sécurité et policiers oeuvrant pour que jeunes et moins jeunes puissent se divertir. Plusieurs générations ont eu le plaisir de travailler au parc. Les tâches étaient multiples, variées et parfois inusitées, dont celle de tester, chaque matin, le photomaton.

… Comme certaines autres organisations (Le CN par exemple), le parc Belmont peut, en fonction d’une vieille convention, embaucher ses propres policiers.

… Des visiteuses assidues gagnaient leur visa (laissez-passer) pour toute la saison.

… L’insolite et le cirque: En Amérique du Nord, le cirque et l’insolite font partie intégrante des parcs d’attractions du XXe siècle. Le parc Belmont est un incontournable pour ce qu’on appelle les « sideshows ». Cracheurs de feu, acrobates, cascadeurs, freaks et autres artisans de l’insolite ont tous connu leur heure de gloire dans l’enceinte du parc. Ces sideshows ont assurément marqué l’imaginaire des petits et des grands Montréalais.

… L’insolite se transforme à l’occasion en vaudeville, comme la femme gorille qui quitte sa cage et qui se précipite pour s’emparer de Pancho, le maître de cérémonie et bonmenteur de sideshow.

… Cracheurs de feu, charmeuses de serpent, fakirs… Les enseignes étaient toutes peintes à la main. Pour ce faire, on n’hésite pas à représenter fidèlement l’attraction. L’objectif : miser sur l’insolite et l’exotisme pour attirer le visiteur. Les Yacopis, troupe d’acrobates, s’élancent les uns vers les autres afin de former des pyramides humaines. La femme gorille et Pancho le bonimenteur attiraient le public dans les années 1972, tout comme la Miss Victory, la femme canon

… Rez Billings, gérant du parc Belmont de 1935 à 1959, s’est fait un devoir d’obtenir les photos autographiées de toutes les troupes qui se produisent au parc Belmont.

… Le nombre d’acrobaties est élevé, dont certaines se révèlent particulièrement périlleuses. Dans les années 1940, The Great Fussner et sa fameuse descente sur ballon d’une grande structure en spirale était en vogue.

Plus qu’un simple parc d’attractions, le parc Belmont a été, pour plusieurs générations, un lieu de rencontres pour la jeunesse.

… Les manèges et les amusements : Qui dit parc Belmont dit manèges. À son ouverture en 1923, on n’y retrouve que deux petits carrousels. L’année suivante, s’ajoutent divers manèges dont un gros carrousel, le Scenic. Ce manège emblématique est présent jusqu’à la fermeture du parc en 1983.

… Au fil des années, plusieurs autres attractions font leur apparition et provoquent des émotions fortes chez les visiteurs du parc : La Souris folle, le Soota-boats, le Flying Coaster, les miroirs déformants, un classqieu des parcs d’attractions, ou le Magic Carpet, un incontournable.

… La musique, les plaisirs et l’ambiance : la salle de danse de spectacle du parc Belmont voit passer bon nombre de musiciens. Les grands orchestres et les artistes populaires des années 1960 contribuent à forger la solide réputation de lieu de fête et de rassemblement du parc Belmont.

… The Fabulous Trotters, un groupe de musique des années 1960 se produisait à la salle de danse du parc. Il y avait Stan Wood de Montréal qui y présentait une bonne prestation. Plusieurs y ont rencontré leurs époux et épouses. Ils ont eu le bonheur de danser sur la musique des orchestres. Des fanfares y ont joué, Michel Louvain et Pierre Lalonde y ont changé. On y a présenté des vues animées de Chaplin et de Buster Keaton. Le dimanche, plus de 500 coupes pouvaient se trémousser sur la piste de danse. Devant le Tapis magique, une grosse femme mécanique riait à faire peur aux enfants. On a pu y voir des courses de vrais singes, des cracheurs de feu, la femme à barbe, une version marine des auto-tamponneuses et les montagnes russes du Cyclone.

.. C’était bruyant le parc Belmont, mais en même temps ça faisait vivant, les gens aimaient beaucoup l’atmosphère l’été, ça faisait lieu de villégiature.

… En 1924, le prix d’entre au parc Belmont est de 10 cents pour les adultes et de 5 cents pour les enfants.

… Le parc Belmont est animé tous les soirs de l’été. Cartierville vit au rythme de ce lieu.

… Quand on entrait dans le parc, ça sentait le maïs soufflé, la barbe à papa et le sucre des fameuses pommes roues. La source de terreur personnelle au parc Belmont pour plusieurs n’était pas une femme qui se transformait en gorille, ni même une femme-singe du Yucatan: c’était une femme qui riait… aux éclats, qui terrorisait plusieurs.

… Le parc Belmont, on parle encore et encore : Ce parc, c’est avant tout les gens qui l’ont fréquenté et qui y ont travaillé. Grâce aux souvenirs partagés aujourd’hui, le parc Belmont demeure bien vivant dans nos mémoires.

Parc Belmont aujourd'hui... ce qu'il reste de nous... Photo de GrandQuebec.com.
Parc Belmont aujourd’hui… ce qu’il reste de nous… Photo de GrandQuebec.com.

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