Bestiaire du Québec

Bande riveraine de l’île des Soeurs

Bande riveraine de l’île des Soeurs

Bande riveraine de l’Île des Sœurs – Une bande riveraine qui grouille de vie

La bande riveraine de la pointe sud de l’Île des Sœurs est une zone végétalisée en bordure du fleuve Saint-Laurent qui s’étend sur plus de 3 kilomètres. Grâce à ses infrastructures, elle est un lieu de villégiature important pour les résidents de l’île qui viennent s’y ressourcer.

Mais connaissez-vous bien ce milieu qui grouille de vie?

Un corridor écologique

De forme linéaire , la bande riveraine permet de relier différents milieux naturels et espaces verts présents à proximité qui autrement seraient isolés les uns des autres. En agissant comme un corridor écologique, elle permet le déplacement des espèces animales entre ces milieux naturels, augmentant ainsi leur chance de trouver abri et nourriture.

Un habitat pour la couleuvre brune

Les berges de l’île possèdent une population importante de couleuvres brunes, une espèce susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable. Comment expliquer cette présence sur des berges pourtant artificielles? D’abord, les couleuvres brunes affectionnent particulièrement les milieux ouverts comme les friches et les parcs, très présents sur ce site. De même, la terre utilisée pour la création de la berge contient des pierres de différentes tailles, créant de nombreux interstices. Véritable lieu de vie pour les couleuvres brunes, cette structure de sol leur offre de nombreux abris.

Une composante d’un écoterritoire

À une échelle spatiale plus large, les milieux naturels de l’Île des Sœurs font partie de l’écoterritoire des Rapides de Lachine, un territoire reconnu par sa concentration de milieux naturels d’intérêt, propices aux déplacements fauniques. Par exemple, les eaux du Saint-Laurent de ce secteur servent de lieu de reproduction ou d’habitat pour un grand nombre d’espèces de poissons, comme le chevalier cuivré, une espèce menacée.

Une halte migratoire

L’Île des Sœurs fait partie de la trajectoire du corridor migratoire de la faune aviaire. En effet, au printemps et à ‘automne, cette berge accueille des centaines d’oiseaux migrateurs piscivores qui viennent s’y reposer et s’alimenter comme c’est le cas pour le Petit Garrot. De plus, de nombreuses espèces de passereaux comme la Paruline obscure et la Paruline à poitrine baie profitent de l’une des rares haltes boisées le long du corridor de migration.

Une bande riveraine essentielle à la vitalité du fleuve du Saint-Laurent

La bande riveraine de la Pointe-Sud de l’île des Sœurs est une zone végétalisée en bordure du fleuve Saint-Laurent qui s’étend sur plus de 3 kilomètres. Grâce à ses infrastructures, elle est un lieu de villégiature important pour les résidents de l’île qui viennent s’y ressourcer.

Connaissez-vous bien ce milieu qui grouille de vie? – Une bande végétale essentiellement

Suite à l’agrandissement de l’île, la bande riveraine s’est végétalisée de façon naturelle au fil des années. Elle possède toutefois des pentes assez abruptes, sujette aux phénomènes d’érosion. Les végétaux présents, principalement sur le talus, assurent donc de nombreux rôles écologiques.

Par exemple, les racines larges et profondes des peupliers deltoïdes stabilisent le sol en profondeur, contribuent à éviter l’érosion du littoral ainsi que le ruissellement de particules fines dans l’eau. Des arbustes tels que le saule de beb et le sumac vinaigrier participent également à la rétention des sols en agissant sur la couche superficielle. De plus les racines permettent à l’eau de surface de pénétrer dans le sol en le perforant. L’eau est ainsi filtrée et libérée de ses polluants terrestres avant de se rendre au fleuve.

Saviez-vous qu’une portion importante de la Pointe-Sud de l’île des Sœurs n’existait pas auparavant C’est à la suite de la construction du métro de Montréal dans les années 1960 que la terre de remblais générée fût utilisée pour agrandir l’île qui s’est largement urbanisée au cours de cette même période. Pour ainsi dire, présentement, vous devriez avoir les pieds dans l’eau.

Un sol propice aux envahisseurs

La végétation établie, bien que bénéfique, comporte son lot d’envahisseurs. En effet, la terre de remblai utilisé lors de l’agrandissement de l’île constitue un substrat pauvre en nouvelles ressources, ce qui facilite l’implantation de plantes généralistes et opportunistes, comme les espèces végétales exotiques envahissantes (EVEE).

Par exemple, la propagation du phragmite (roseau commun), du nerprun bourdaine et de la renouée du Japon peut compromettre le maintien de la diversité végétale de cet écosystème et diminuer la présence d’habitats viables pour la faune. Plusieurs interventions ont donc eu lieu dans la bande riveraine afin de restaurer ses fonctions écologiques et de permettre aux utilisateurs de profiter de tous ses bienfaits.

Espace naturel. Lieu de découvertes. Afin de favoriser la biodiversité sur son territoire, l’arrondissement de Verdun, en collaboration avec la Maison de l’environnement de Verdun et un comité de citoyens, a procédé à la naturalisation de certains espaces verts.

En donnant libre cours à la floraison spontanée et en réduisant la tonte de l’herbe, la nature est invitée à reprendra sa place. Ces favorisent les pollinisateurs, la faune et la flore indigènes des berges et des espaces verts de Verdun.

Bande riveraine. Photo de GrandQuebec.com.
La piste de la bande riveraine avec une mangeoire. Photo de GrandQuebec.com.
La piste menant vers un complexe résidentiel. Photo de GrandQuebec.com.

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