Des nouvelles pas fraîches

Voirie provinciale et accidents de route

Voirie provinciale et accidents de route

La voirie provinciale est en train de libérer Montréal

La métropole trouve, sans frais pour elle, de nouveaux accès. – Les vois d’entrées vers l’est améliorées et doublées. – Mais, hélas! L’occasion routière subsiste au Bout-de-l’Île. – Le maire Carignan et le chômage. – Il convainc les édiles québécois. – Un succès. – Montréal, Mecque des oisifs. – Le stationnement au compteur.

(C’est arrivé en été 1937). Montréal n’avait pas de plage jusqu’ici et Montréal est une Île. Ou vient de remédier à cette déficience en créant la plage artificielle de l’île Sainte-Hélène, Montréal avait également un autre défaut très grave. Tandis que les autres villes soignent leurs entrées, comme les coquettes leur visage, les siennes étaient déplorables. Sauf par le pont Jacques Cartier – encore rencontre-t-on là le grave inconvénient du péage qui est comme une claque en pleine face aux visiteurs, pour employer une image populaire. Du côté de la route de Toronto, c’est-à-dire du côté ouest l’entrée reste encore sinueuse, étroite et dangereuse. Par contre, du côté est, ou c’était, jusqu’à ces derniers jours, une torture que de circuler la rue Notre-Dame a été entièrement repavée. Mais ce n’est pas tout. le ministre de la voirie vient de faire faire une tournée aux journalistes qui leur à démontré que la rue Sherbrooke se déroule rapidement vers le Bout de l’ile. Elle l’aura rejoint dans lr cours de l’automne. L’est sera alors doté de deux splendides entrées «ou sorties) secondes à aucune de celles des villes du Canada. Vers le nord aussi on redresse les courbes, on augmente la visibilité, on assure la sécurité.

Enfin, dans quelques semaines par e pont Saint-Vincent-de-Paul, une entrée rapide sera créée, rayonnant sur tout le réseau du nord.

Mais cela nous fait songer hélas! que tel ne sera pas le cas pour l’est. Là nos deux belles routes aboutiront à un véritable cul de sac. Tant que subsisteront ces deux ponts à une voie unique, où tout doublement est impossible, on aura beau améliorer l’entrée par le Bout de l’Île cela ne donnera rien de plus que ne donnerait l’élargissement du corps d’une bouteille quand le goulot reste de une dimension.

Le plan quinquennal de la voirie ne donnera pas de résultat appréciable de ce côté tant que durera cette quasi occlusion routiére. Il est à espérer que la ville de Montréal, les autorités fédérales et les autorités provinciales s’entendront pour remplacer sans le rendre payant, ce pont- route si important et si suranné.

Les compteurs et les échevins

La ville d’Atlantic City aux États-Unis a établi des compteurs dans les rues pour l’usage des automobiles en |stationnement. Le chauffeur n’a qu’à prendre des billets en glissant cing sous dans un compteur au fur et à mesure qu’il prolonge son stationnement. De cette façon, il s’évite toute infraction. La ville aura, de plus, une recette considérable à la fin de l’année, bien plus considérable que celle de la ville de Montréal. Chez nous, en effet, les infractions sont nombreuses, mais peu de gens payent l’amende. On compte, selon un journal qui a reçu des confidence à ce sujet, sur l’échevin pour régler cela. Cette pratique est tellement entrée dans les moeurs que peu de gens remercient leur représentant de leur rendre ce service.

Il avait été convenu un beau four, entre nos représentants que plus un seul d’entre eux n’interviendrait. C’est même pour cela que l’on avait réduit l’amende minima à deux dollars; mais de ces promesses autant en emporte le vent. La pratique recommencé après une élection.

Et nos édiles sont pris entre leur devoir et leur intérêt électoral. S’ils interviennent les recettes de la ville baissent. s’ils n’interviennent pas ce sont leurs chances de réélection qui baissent.

Ils souhaiteront donc établir le système en vigueur à Atlantic City, mais cela n’est guère praticable, nos rues étant trop étroites pour y permettre le stationnement des voitures capot tourné vers le trottoir ou autrement dit de biais. seule facon d’économiser l’espace tout en n’emboutelllant pas la circulation.

N’empêche que si la rackett des interventions échevinales prenait fin grâce à l’établissement des compteurs les recettes de la ville seraient telles au bout de peu de temps que celle-ci pourrait élargir ses rues du centre à coups d’expropriations et faire de l’urbanisme hardi et libérateur.

Accidents typiques de route en juillet 1937
Une autoroute québécoise en 2022. Photo d’Olga Fedak.

Accidents typiques de route en juillet 1937

Un inconnu broyé par un train à Sainte-Thérèse

On croit qu’il s’agit de M. Albert Deschênes de Montréal – Vingt wagons passent sur le corps de la victime – Le coroner fait enquête

Un inconnu. que l’on croit être M Albert Deschênes. 177, est rue Dorchester, Montréal a été broyé par un train ici au cours de la nuit dernière. On estime que plus de vingt wagons ont dd passer sur le corps de cet inconnu qui serait âgé de 25 ans. Au moment de sa mort, la victime portait un pantalon bleu. un veston gris foncé, et une casquette qui permettrait de croire que cet individu était un chauffeur de taxi. Il mesure 5 pieds, 8 pouces a les cheveux noirs et frisés. Dans ses goussets, on à trouvé une carte routière d’une compagnie d’essence canadien- ne et quinze cents. Le coroner de l’endroit n fait enquête. Un verdict de mort accidentelle a été rendu. Le secrétaire de la municipalité, le notaire Blanchard. serait heureux que toute personne connaissant ou croyant connaitre la victime voulût bien communiquer avec lui à Ste-Thérèse.

Verdict du coroner

Trois-Rivières. Le jury du coroner a rendu un verdict de mort accidentelle à l’enquête sur la mort de Raoul Renaud, 18 ans, mort des suites de blessures reçues lors d’une collision d’autos rue des Forges, coin St-Olivier. Les chauffeurs des deux autos ont été exonérés de tout blâme. Le jury a recommandé à la cité de réglementer plus sévèrement le trafic à toutes les intersections de la rue des Forges.

Enquête du coroner à la Rivière-du-Loup

Verdict de mort accidentelle en rapport avec la tragédie qui coûta la vie à M. Alfred Labbé, vendredi dernier à la Rivière-du-Loup

L’enquête du coroner sur la mort de M. Alfred Labbé, 60 ans, qui a été mortellement blessé, vendredi dernier, par une automobile qui s’était mise d’elle-même à descendre une côte, à Rivière-du-Loup, a eu lieu samedi après-midi. Dans ce même accident, Mlles Madeleine Bordeau, J. Quinn ainsi que J. Bedard furent blessés de même qu’un petit garçoné Mlle Bédard a été la plus gravement atteinte. Elle souffre d’une fracture du bassin. Elle est à l’hôpital St-Joseph de Rivière-du-Loupé

L’automobile qui se trouvait en stationnement devant l’Hôtel St-Louis s’est mise ainsi à descendre pour frapper quatre personnes sur son passage et aller s’arrêter sur le mur d’une maison, appartenant à un citoyen de Montréal. Un verdict de mort accidentelle fut rendu.

Les jurés à l’enquête du coroner furent MM C.-E. Devost, Camille Rioux, H Michaud, G. Aube Auguste Langlais et Auguste Lizotte. Les funérailles de M. Labbé ont eu lieu lundi matin en l’église St-François Xavier. Le défunt laisse dans le deuil une épouse et plusieurs enfants. Aux membres de la famille en deuil. Le Soleil offre ses plus sincères condoléances.

Accident d’auto

East-Broughton. Un accident d’automobile, survenu sur la route nationale, à East Broughton, a failli coûter la vie à cinq personnes, dimanche dernier. En voulant dépasser une auto, M. W Faille, de Thetford-Mines, perdit le contrôle de son automobile Plymouth en voulant éviter une automobile qui venait en sens inverse. L’auto de M. Faille donna violemment sur un poteau de téléphone et presque miraculeusement, les occupants purent sortir sans être gravement blessés. L’automobile était entièrement démolie.

Accident de route

Sherbrooke. Un homme a perdu la vie et trois autres se sont tirés indemnes à la suite d’un accident de la route survenu hier soir, près de Bishoptown. Le mort est M. Philippe Poulin, 56 ans, de la paroisse du Sacré- Coeur-de-Marie, près de Leeds, qui a succombé de bonne heure ce matin, à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul des suites de ses blessures. Ses compagnons, Georges Rancourt, de Saint-Victor-de-Beauce, qui conduisait l’automobile, Damase Fluette et Senose Billier, n’ont pas été blessés. La voiture qui les transportait dérape soudain et alla donner contre un arbre.

Moegan
Voiture Morgan des années 1930. Photo de GrandQuebec.com.

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