Histoire de Montréal

Visite royale de 1860

Visite royale de 1860

Visite royale à Montréal en 1860

C’est en 1860 que Montréal reçut pour la première fois la visite d’un prince du sang royal, le Prince de Galles, le futur Edouard VII.

Longtemps à l’avance un comité de citoyens, choisi dans une assemblée publique et présidé par John Young, le grand animateur du port de Montréal, élabora un vaste programme de fêtes et de démonstrations publiques. Le gouvernement avait mis à la disposition du comité une somme de $20,000, le conseil de ville, $10,000 et les citoyens, $10,000.

Le programme des six jours de fêtes était le suivant:

  • Le vendredi, arrivée du Prince et réception officielle;
  • Le samedi, ouverture de l’exposition canadienne, au nouveau palais de cristal et inauguration du pont Victoria;
  • Le dimanche, cérémonie religieuse au Christ-Church;
  • Le lundi, banquet et grand bal; pour cela on avait dû ériger un vaste bâtiment de 300 pieds, rue Ste-Catherine;
  • Le mardi, audition d’une cantate, l’« Oratorio de Montréal », composée pour la circonstance par M. Sabatier; le mercredi, parade militaire, de miliciens et réguliers.

Le Prince de Galles devait ensuite visiter St-Hyacinthe, Sherbrooke, puis se rendre à Ottawa, où il allait poser la pierre angulaire des nouveaux édifices parlementaires.

Pour dégager les abords du palais de justice et la Place Jacques-Cartier, où devait se rendre le Prince, la ville fit démolir l’ancienne prison, rue Notre-Dame, en face du monument Nelson. Sur l’emplacement, on aménagea un parc public, couvert de verdure et de fleurs, avec au centre un gracieux jet d’eau. C’est là qu’on a érigé depuis le monument Vauquelin.

Le vendredi, 24 août, le Prince de Galles arrivait dans le port de Montréal. Le navire de guerre, était escorté d’une flottille de petits bateaux à vapeur de toutes sortes, nolisés pour la circonstance. Malheureusement une pluie diluvienne obligea de remettre le débarquement au lendemain. Voici le récit que fait un auteur des cérémonies du samedi: « Le maire Rodier, le conseil, le clergé, les magistrats et les principaux citoyens allèrent recevoir le Prince à neuf heures du matin; et aussitôt après, se forma une longue procession, à la tête de laquelle s’avançaient gravement un certain nombre d’indiens, revêtus de leurs costumes originaux. Les sons joyeux de toutes les cloches de la ville se mêlaient aux acclamations de la foule, pendant le trajet, du port à la résidence de Thon.

John Rose, mise à la disposition du royal visiteur; mais presque aussitôt, il la quitta pour aller visiter et ouvrir l’Exposition industrielle. A deux heures de l’après-midi, le prince et sa suite, dans laquelle on remarquait le duc de Newcastle, le comte de St-Germain, lord Stafford, le major-général Bruce, etc., arrivèrent au pont Victoria pour l’inauguration officielle de cette œuvre immense qui restera comme témoignage impérissable des progrès du siècle. Sous un superbe arc-de-triomphe, le prince de Galles plaça la dernière pierre qui couronne la porte du pont; il fut ensuite emmené dans un wagon luxueux au centre du pont, où il enfonça le dernier rivet. (A. Leblond de Brumath: Histoire populaire de Montréal). Au milieu d’arc de triomphe, de multiples décorations des rues et des maisons, le Prince de Galles visita toute la ville. Le soir, il y eut illumination générale, procession aux flambeaux et grand feu d’artifice à la montagne.

Un bal officiel, qui réunit 5,000 invités, couronna ces fêtes mémorables de la visite royale.

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