Historique de l’Île des Sœurs
Historique de l’Île des Sœurs. Séparée de l’île de Montréal par un étroit passage de 300 m de largeur, vis-à-vis de Verdun, l’île des Sœurs, dont une bonne partie du territoire est constituée par une importante zone résidentielle, à 3 km de longueur et 1 km de largeur. Son nom primitif, Île Saint-Paul, apparaît au XVIIe siècle.
L’acte de concession, en 1676, signale « une isle appelée Saint-Paul, scituée dans le grand fleuve Saint-Laurent, proche de cette dite ville ». Plusieurs cartes, notamment celles de Nicolas Bellin (1744) et de Joseph Bouchette (1815), indiquent cette dénomination que l’île aurait reçue en l’honneur du fondateur de Montréal, Paul de Chomedey de Maisonneuve. Le nom Île des Sœurs paraît, quant à lui, dans les documents à partir du XIXe siècle. En 1834, par exemple, Bayfield indique « Non I » sur la carte hydrographique décrivant la section du Saint-Laurent comprise entre le lac Saint-Pierre et Montréal.
Ce nom s’explique par le fait que la congrégation de Notre-Dame de Montréal, communauté religieuse enseignante fondée en 1658, avait acquis, en 1706, les deux tiers du fief de la Noue situé dans cette île et le conservera pendant plus de deux cents ans. Les deux toponymes, d’usage courant, ont été récemment. Par exemple, le Bulletin de la Société de géographie de Québec (1916) note « qu’on l’appelle indifféremment île des Sœurs depuis les années 1950. Devenue municipalité en 1899, l’Île-Saint-Paul fusionne à la ville de Verdun. (Aujourd’hui, c’est l’arrondissement de Verdun) en 1956.