Histoire de Montréal

Crime audacieux

Crime audacieux

Une femme héroïque fait rater un vol de $10,000 dans une banque

Un présumé gunman est capturé et l’un des fuyards est blessé par un complice

Un présumé bandit a été capturé et trois autres, dont un aurait été blessé dans une chasse à l’homme mouvementée, ont réussi à prendre la fuite, à la suite d’un vol à main-armée, perpétré à 2 heures 50 hier après-midi, dans une succursale de la Banque Provinciale du Canada, 175 est, rue Roy. Il y avait une vingtaine de clients, en plus de neuf employés de banque, dans l’établissement, au moment du vol.

Madame Rose-D. Lamoureux, veuve et seule femme employée par l’institution, dans cette succursale, s’est conduite d,une façon héroïque dans les circonstance. Elle a réussi à se glisser furtivement des bureaux de la banque, en passant par une porte à l’arrière de la succursale et elle a donné l’alerte à la police, en téléphonant d’un logement voisin.

Le bandit blessé aurait été atteint par une balle de revolver tirée par un complice qui aurait voulu abattre un policier qui lui donnait la chasse. Quoique grièvement blessé, croit-on, il a réussi à se relever et à fuir avec ses tristes compagnons.

Le vol a été commis par quatre individus et c’est celui qui aurait tiré le coup de feu, qui a été cerné et capturé par la police, dans un cul-de-sac, au moment où cherchait à se réfugier dans l’armoire d’une galerie.

Un sac, contenant environ $10,000 volés a été échappé sur la chaussée, près de la banque, par les bandits en fuite, puis remis sans délai, aux autorités de la banque.

Les quatre gunmen avaient choisi un moment très affairé, pour commettre leur crime. Tous les employés de la banque étaient occupés à servir les clients. Les apaches sont entrés dans la banque, armés de revolvers et, tandis que l’on d’eux s’est dirigé promptement dans le bureau du gérant, un autre a tenu les clients en respect, en pointant sur eux un revolver, tandis que les deux autres bandits se sont occupés du personnel de la banque.

Trois des bandits ont alors forcé tous ceux qui étaient dans la banque de se réfugier dans une pièce arrière de la banque, tandis que le quatrième s’emparait des billets de banque qu’il y avait à ce moment dans la caisse de l’établissement. C’est à ce moment que Mme Lamoureux a réussi à s’éloigner discrètement du groupe. Elle courut au domicile de Mme Moses Shaposnick, situé au-dessus des bureaux de la banque, afin d’y donner l’alerte aux quartiers généraux de la police municipale.

Comme Radio-Police approchait, les bandits auraient entendu le bruit de leurs sirènes, de sorte qu’ils se sont promptement dirigés vers la sortie. N’ayant pas le temps de prendre leur auto, ils se sont mis à courir. Comme ils prenaient la fuite, les agents Lacoste et Massé, de Radio-Police, stoppaient devant la banque. Ils ont donné la chasse aux fuyards, mais ils n’ont pas voulu se servir de leurs revolvers, croyant à ce moment que celui qui tenait le sac contenant des $10,000 était un employé de la banque qui poursuivait les voleurs.

Le présumé gunman a été capturé à l’arrière d’un logement portant le numéro 3741, rue Saint-Dominique. Il avait précédemment escaladé une clôture et monté un escalier avant d’être capturé. Celui qui a été blessé par un complice, aurait échappé le sac contenant l’argent volé, en tombant sur le sol. Les agents Lacoste et Massé ont ramassé l’argent, et ils ont été aidés, un peu plus tard, dans leurs chasse à l’homme, par les agents Baker, Rousseau, Savage et Potvin, aussi de Radio-Police. Quelques minutes plus tard, de nombreux limiers commandés par le directeur adjoint Armand Brodeur, de la police municipale, qui commande la Sûreté municipale, étaient déjà à la recherche des fugitifs.

L’inculpé dans cette affaire, a été enregistré dans le livre d’écrou, à la Sûreté municipale, comme étant Fred Saponey, 42 ans, sans lieu de domicile connu. Au dire de la police, Saponey portait des gants de caoutchouc et avait un revolver Colt de calibre 38 en sa possession au moment de sa capture.

(C’est arrivé le 19 décembre 1940, à Montréal.)

Il connaissait maintenant cette partie de la ville, mais il y était si peu habitué qu’il se sentait encore intimidé… (Christopher Priest Le monde inverti. Éditions J’ai lu 1975). Photographie de Megan Jorgensen.
Il connaissait maintenant cette partie de la ville, mais il y était si peu habitué qu’il se sentait encore intimidé… (Christopher Priest Le monde inverti. Éditions J’ai lu 1975). Photographie de Megan Jorgensen.

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