La commercialisation de l’avenue du Parc
Un grand nombre de propriétaires intéressés n’en veulent pas – une réunion de protestation
Montréal, 26 janvier 1914. – Une réunion de protestation contre la commercialisation projetée de l’avenue du Parc, à laquelle assistaient plusieurs propriétaires intéressés, à eu lieu cet après-midi dans le studio de M. Joseph Perrault, architecte. On a résolu de pétitionner le conseil municipal pour qu’il conserve à l’avenue du Parc son caractère résidentiel.
On fait remarquer qu’on a décrété l’avenue du Parc, les rues Hutchison, Jeanne Mance, Esplanade, Waverley, St-Urbain et Clark ont rues résidentielles. Qu’il ne serait pas convenable, au simple point de vue esthétique, de transformer la plus belle de ces voies publiques en une artère commerciale. D’un autre côté, il y a actuellement 355 établissements de commerce sur les rues transversales. Laurier, Fairmont, St-Viateur et Bernard. Celles-ci fournissent en fait leurs services à une population qui est actuellement de 16,250 âmes. Soit une moyenne de quarante-cinq clients pour chaque établissement. La concurrence entre les commerçants est déjà grande. Ainsi elle deviendrait insoutenable, si l’on commercialisait l’avenue du Parc.
C’est pourquoi les marchands intéressés demanderont au conseil municipal, par voie de pétition, qu’on ne lèse pas leurs droits acquis.
D’ailleurs, toute la population du district voit d’un fort mauvais œil la commercialisation de l’avenue du Parc. Celle-ci serait défavorable à tout le monde, si ce n’est à un petit groupe de spéculateurs.
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