Mont Comi en Montérégie
Bien connu dans la région pour ses infrastructures récréatives, le mont Comi s’élève à une hauteur de 573 m, entre les municipalités de Saint-Donat et de Saint-Gabriel, au sud de Mont-Joli. Dès le XVIIe siècle, cette élévation servait de point de repère aux navigateurs du Saint-Laurent. En 1611, Champlain signale cette montagne sans toutefois la nommer.
En 1686, Franquelin la désigne Mont Carmel. Au XVIIIe siècle, des cartes de Bellin (1753), du sieur d’Anville (1755) et Carver (1776) utilisent « Mont ou Montagne Camille », dénomination que l’on retrouve sur la carte de D.S. Ballantyne de 1839, établissant la ligne arrière de la seigneurie Lepage-et-Thivierge, puis sur celle de l’amiral Bayfield, datée de 1849. Par ailleurs, l’arpenteur Frédéric Bélanger indique Mount Comming sur un plan de tracé du chemin Taché de 1858. On relève également les formes Mont Commis chez l’arpenteur Augustus-Télésphore Bradley (1854), et dans Forestiers et Voyageurs (1863) de Taché, Mont Comis (Eugène Taché, 1870 et Arthur Buies, 1890, Mont Câmi (XIXe siècle).
La graphie actuelle, Mont Comi, est attestée, en 1950, sur un plan du canton de Fleuriau. On pense généralement que le spécifique Comi est la déformation de Camille, dénomination apparue au XVIIIe siècle et qui, elle demeure énigmatique même si elle était encore en usage en 1916.
Caractéristiques du Mont-Comi :
- Altitude : 575 mètres.
- Dénivellation : 306 mètres. La pente la plus abrupte est de 35° («le mur»).
- 20 kilomètres ou plus de sentiers de ski de fond.
- 26 pentes et 3 versants, 4 remontées mécaniques.
Source de l’image : Tourisme Bas-Saint-Laurent.