Historique de la municipalité de Saint-Isidore
Historique de Saint-Isidore : Territoire tout en longueur, situé immédiatement à l’est de la ville de Mercier et au sud de celle de Châteauguay, en Montérégie, la municipalité de Saint-Isidore est traversée dans sa partie sud par la rivière Turgeon. Commencée en 1726, la colonisation des lieux prendra son essor à la fin du XVIIIe siècle grâce à des pionniers venus de Longueuil, de Saint-Constant et de La Prairie.
À compter de 1833, ils obtiendront le statut de paroisse pour leur territoire, officiellement érigé en 1836 au religieux et en 1842 au civile. Bien que la proclamation de la municipalité de paroisse date de 1842, il faudra attendre jusqu’en 1855 pour l’élection de son premier maire.
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Un sol très fertile fait de la région environnante l’une des plus productives pour l’agriculture au Québec. Ce sol a orienté donc ou infléchi le choix du saint tutélaire paroissial. Il s’agir de saint Isidore le Laboureur, mort vers 1130, patron de Madrid. Il se sanctifia par le travail de la terre.
Monseigneur Jean-Jacques Lartigue (1777-1840), premier évêque de Montréal (1836-1840), a choisi cette dénomination. En partie enclose dans les seigneuries de La Salle, du Sault-Saint-Louis, de Châteauguay et de la Prairie-de-la-Madeleine, on devait retenir ce dernier nom pour identifier le bureau de poste ouvert en 1853, Saint-Isidore-Laprairie, aujourd’hui Saint-Isidore-de-la-Prairies.
Les Isodoriens de jadis ayant la réputation d’être fiers et orgueilleux, on les a affublés du surnom de Gantés, c’est-à-dire ceux qui portent les gants, qu’on relève encore sporadiquement. L’un des fils les plus célèbres de Saint-Isidore est monseigneur Louis-Philippe-Adélard Langevin (1855-01915), deuxième archevêque de Saint-Boniface de 1895 à 1915.