Collines montérégiennes

Collines Montérégiennes

Collines montérégiennes. Depuis le mont Royal, la plus occidentale jusqu’aux monts Brome et Shefford – les plus orientales -, ces collines montérégiennes, au nombre de huit, toutes d’allure plutôt massive, jalonnent la partie sud de la plaine du Saint-Laurent de part et d’autres du Richelieu, jusqu’aux abords de la zone plissée des Appalaches.

Le toponyme collectif Collines Montérégiennes détermine les monts Roya, Saint-Brune, Saint-Hilaire, Rougemont, Yamaska, Shefford, Brome et Saint-Grégoire. L’espacement entre les collines est de l’ordre de 10 à 15 km, l’ensemble formant une ligne un peu arquée orienté ouest – est. Il s’agit de culots volcaniques érodés (roches intrusives très anciennes), qui ont mieux résisté à l’érosion que les matériaux environnants. On peut donc les qualifier de collines résiduelles qui dépassent le niveau général de la plaine de plus ou moins 300 m.

Quelques affleurements de nature semblable existent également, mais aucun n’est justifié du nom de colline. Le géologue Frank D. Adams a proposé d’appeler ces reliefs Collines Montérigiennes, en 1903. Il a créé ce nom à partir de la forme latinisée de Mont Royal, mons regius, parce que celui-ci était le plus connu. Depuis sa création en 1903, l’usage s’est imposé presque immédiatement. Le régionyme Montérégie, nom formé à partir de Montérégiennes, déborde assez considérablement la zone propre des collines. Le nom de chacune d’elles a connu bien des variantes. Si certaines ne sont plus usitées (Réal, Fort, Chambly, Richelieu), d’autres ont plus ou moins disparu de l’usage (Johnson, Monnoir, Montarville, Belœil).

Photo : Mont Saint-Hilaire la nuit.

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