Montérégie

Canal de Chambly

Canal de Chambly

Canal de Chambly

Le canal de Chambly, long de vingt kilomètres et ouvert en 1843, a joué un rôle fondamental dans l’industrie forestière au Québec.

La construction du canal fut autorisée en 1818. Des difficultés surgissent toutefois et c’est en 1831 que les premiers travaux commencent et c’est en 1843, comme l’on a déjà dit que le canal est ouvert. Inaugurés en 1849, le barrage et l’écluse de Saint-Ours complètent un ensemble qui rend caduc le dernier obstacle à la navigation entre le fleuve Saint-Laurent et le lac Champlain.

À partir de ce moment, c’était la principale voie d’exportation de produits du bois vers les États-Unis, un marché alors qui absorbait tout ce que produisait l’industrie canadienne d’antan. Il est devenu plus important encore après des modifications introduites par l’Angleterre dans ses lois annulant la situation privilégiée du Canada.

Ce canal immortalise un modèle unique parmi les canaux historiques du Québec : il montre le seul ouvrage du genre dont a respecté le tracé original et conservé les structures démodées du XIXe siècle ainsi que plusieurs mécanismes vieux de près de deux siècles. À l’époque de la construction du canal de Chambly, le gouvernement du Bas-Canada octroie un budget de 180 000 dollars pour la réalisation du projet. On a employé durant 14 ans entre 500 et 1000 ouvriers.

S’amorce alors une séquence commerciale faste entre le Canada et les États-Unis – pour palier la surexploitation des forêts du Vermont, les Américains importent de grandes quantités de bois. Des centaines de barges défilent donc sur le Richelieu convoyant de pleins chargements de bois qui proviennent de l’Outaouais et du Saint-Maurice. En échange, des cargaisons de charbon et d’autres marchandises sont expédiées vers Saint-Jean-sur-Richelieu, Sorel, Montréal et Québec. Le barrage de Saint-Ours profite aussi au commerce régional en éliminant les périoudes de basses eaux; il assure aux paroisses situées en amont le transport en continu de leurs produits agricoles vers l’embouchure de la rivière, à l’intention des localités riveraines du Saint-Laurent.

Pendant plus de cent ans, les bateaux de tous types ont traversé le canal. Au début du XXe siècle le commerce canado – américain sur le Richelieu connaît son apogée, mais la Première Guerre mondiale et la crise économique de 1929 signifient le déclin de la navigation commerciale sur le canal.

Canal de Chambly

Canal de Chambly aujourd’hui. On s’aperçoit d’une ancienne logette des éclusiers de Chambly. Photo de GrandQuebec.com

Le canal de Chambly comporte neuf écluses reliant le bassin de Chambly et le Haut–Richelieu, et qui ont permis aux bateaux de contourner les rapides, franchissant ainsi la dénivellation existante, huit desquels ont conservé le fonctionnement manuel, même si ces écluses furent rénovées vers la fin du XIXe siècle (sans que le dimensions d’origine en soient modifiées). En dépit de tous les travaux de rénovation, la majorité d’entre les écluses affichent encore des caractéristiques des architecturales d’époque, dont quelques-unes des logettes destinées aux éclusiers.

Aujourd’hui, le canal de Chambly est devenue une lieu touristique. Il accueille des bateaux de plaisance. Des touristes viennent d’une peu partout du Canada et des États-Unis pour prendre l’un de ces bateaux et faire un petit voyage de quelques heurs le long du canal. Notons que le canal, qu’une barge traversait jadis en 10 ou 12 heures, est franchi aujourd’hui par une embarcation motorisée en moins de 5 heures.

La faune associée aux différents milieux avoisinant le canal de Chambly se compose en majorité d’animaux tolérants à la présence humaine : écureiuls, marmottes, mouffettes et ratons laмeurs. Certains secteurs mieux préservés ont vu proliférer le cerf de Virginie, le vison d’Amérique, diverses tortues et quelques amphibiens. Les animaux les plus aisément observables dans ce corridor sont les poissons et les oiseaux. La faune aviair migratrice y privilégie certaines haltes saisonnières, surtout dans les environs de Saint-Jean-sur-Richelieu. La faune ichtyologique y est comparable à la communauté familière de la rivière Richelieu, bien que les eaux turbides ou stagnantes du canal ne génèrent pas une diversité aussi invitante que dans les zones plus sauvages. La perchaude, le crapet-soleil, la carpe, le meunier, l’achigan et de nombreux ménés s’accommodent de cet habitat dénaturé, parfois à travers les étalages ambitieux de plantes aquatiques.

Des sites récréatifs ont été aménagés le long de ses berges. Ces aménagements permettent d’avoir accès aux écluses, ponts et logettes.

Au Québec, le canal de Chambly est le seule parmi les canaux historiques qui ait conservé opérationnel le système et les structures d’origine ou du début du XXe siècle.

Coordonnées du canal de Chambly :

Le canal longe la route #223 sur toute sa longueur.

En voiture de Montréal : prenez l’autoroute 10 et puis la sortie 22. Suivez les indications.

En autobus : Trajet direct du terminus Centre-ville de Montréal ou du Terminus Longueuil à Chambly.

En vélo : La piste cyclable qui fait partie du réseau de la Route Verte, longe le canal de Chambly jusqu’à Saint – Jean – sur – Richelieu. Elle relie également la Montérégiade II, la piste cyclable de la Vallée – des – forts et la Montée du Fort – Chambly.

Pour contacter l’administration du Lieu National du Canada du Canal de Chambly :

1751, rue Bourgogne
Chambly
J3L 1Y8

Téléphone : 450 447-4888

3 Comments

  1. Maryse

    2010/06/18 at 5:24

    Bonjour,

    J’aimerais avoir un lien sur lequel je pourrais voir une carte de la piste cyclable du canal de chambly et du lieu où le parcours à vélo débute. On voudrait trouver un point de rencontre avec des amis en bordure de piste.

    Merci !
    Maryse

  2. Jean - Louis Laroche

    2010/11/13 at 2:48

    Bonjour, Un site fort intéressant qui donne envie de visiter notre belle Province et ses lieux historiques Merci pour cette belle présentation .

  3. philippe

    2012/04/02 at 7:49

    salut les amis 🙂

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