Montérégie

Calvaire de Varennes

Calvaire de Varennes

Calvaire de bois de Varennes

On donne le nom de calvaire aux croix sur lesquelles une figure de Christ est représentée.

Ce Calvaire de bois est situé à l’entrée du vieux village de Varennes au numéro 2511, rue Sainte-Anne. Le calvaire, érigé en 1829, est l’un des plus anciens monuments du genre au Québec, parce que certaines des statues datent du XVIIIe siècle, elles appartenaient à l’ancien calvaire sur le même emplacement.

Le calvaire, c’est une tradition bien chrétienne et une forme d’art originale et populaire au Québec, ou la tradition des croix de chemins était répandu. C’étaient des artisans des environs qui érigeaient des calvaires. On a continué à ériger ces monuments jusqu’au milieu du XXe siècle.

Au pied du monument à trois croix, d’autres figures d’apôtres et de Marie-Madeleine apparaissent. L’ensemble est placé à l’intérieur d’une petite construction qui le protège des intempéries. On avait installé le calvaire au bord de la route afin de procurer au passant un lieu de recueillement. L’expression des visages, l’anatomie des corps, le message de l’espoir sont surprenants et toutes ces caractéristiques nous rendent la compositions bien sympathique.

Il faut mentionner le fait que le bois résiste difficilement à l’usure du temps et aux intempéries. Il est important de protéger ce type d’ensembles patrimoniaux marquants dans le paysage québécois.

Calvaire de Varennes

Photographie : Trois prêtres se promenant près du Calvaire de Varennes, 1926. Image libre de droits.

Ville de Varennes, note historique

Varennes constitue la municipalité la plus vaste de la MRC de Lajemmerais avec une étendue de quelque 94 km2. Situé à environ 25 km au nord-est de Montréal, juste au nord de Boucherville et voisin de Verchères, plus au nord-est, son territoire compte également une dizaine d’îles parsemées dans le fleuve à sa hauteur. L’histoire varennoise débute avec la concession de la seigneurie de Varennes à René Gaultier de Varennes (vers (1635-1689), en 1672. Il devient gouverneur de Trois-Rivières à partir de 1667, poste dans lequel il sera confirmé en 1672. Le nom de Varennes, souvent orthographié Vareine sous le Régime français, évoque la petite noblesse ancienne qui remonte au XIVe siècle et la localité française de Varennes-sur-Loire, près de Saumur. La paroisse de Sainte-Anne-de-Varennes reçoit son premier curé en 1692 et fait l’objet d’une érection civile en 1722.

Érigée canoniquement en 1725, elle verra ce statut reconfirmé en 1832. En 1827, le bureau de poste de Varennes entre en service et son nom sera reprise en 1845 par la municipalité alors établie, dont le territoire englobera la paroisse religieuse, et qui sera abolie en 1847.L’année suivante, on assiste à la création de la municipalité du village de Varennes. La municipalité de la paroisse de Sainte-Anne-de-Varennes (1855) et celle du village fusionnent en 1972 pour former l’actuelle ville de Varennes. L’espace varennois constitue un accès privilégié au fleuve avec ses parcs et ses espaces verts soigneusement aménagés. Quelques industries importantes axées sur la pétrochimie et la recherche en ce domaine et en électricité avec l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ) ainsi que sur le traitement du soya et du maïs forment l’infrastructure économique locale.

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