Montérégie

Patrimoine agricole du Richelieu

Patrimoine agricole du Richelieu

Agriculture dans la vallée du Richelieu – Patrimoine « cultivé »

Céréales, maïs, melons, tomates, pommes, fraises, framboises et beaucoup plus

Les environs de la rivière Richelieu furent exploités par la culture des céréales, surtout le blé, dès le début du XVIIIe siècle et à mesure que l’exploitation forestière laissait le champ libre à l’agriculture. Le potentiel agricole des terres de la vallée de la rivière Richelieu, soutenu par la voie de distribution de la rivière et par le chemin de fer, encouraga l’établissement d’entrepirses axées sur la production de fruits et de légumes pour le marché frais et pour les conserveries. On y produit les haricots, les tomates, le maïs, les melons et beaucoup plus. La région montérégienne en partie irriguée par le Richelieu est à juste titre appelée le Jardin du Québec.

Le climat de la vallée est l’un des plus agréables du Québec. La région de Saint-Jean-sur-Richelieu connaît une saison de croissance d’environ 200 jours, qui inclut une période sans gel de 133 jours en moyenne. Cette région reçoit de 800 à 900 mm de pluie par année et, en moyenne, au moins 80 mm en juin, en juillet et en août. En outres, la majorité des terres agricoles de la région de la rivière Richelieu comportent peu ou pas de limitations à la grande culture et les sols offrent un très haut potentiel de fertilité.

Tant pour les produits de l’érable et ceux de la vigne que pour la culture maraîchaire et celle des fruits auxquelles la vallée du Richeliu se consacre, la transformation de cette manne végétale est commercialisée sous la forme de jus, de cidre, de vin, de liqueur et de sirpo, entre autres. Ensemble, les municipalités régionales de comté et les municipalités locales (Saint-Jean-sur-Richelieu, secteur d’Iberville, Laprairie, Châteauguay, Napierville) produisent près de 50 pour cent des légumes du Québec. L’industrie de la pomme étend la rénommée de la région : environ 20% des pommiers du Québec sont cultivés sur le territoire de la municipalité régionale de comté de Rouville, à l’oest du bassin de Chambly. En 2003, le secteur Richelieu-Rouville a connu une production estimée à plus de 1,5 million de minots, soit 30% de la récolte provinciale.

La cueillette de petites baies

Les fraises…

Bien qu’elles ne fassent pas l’objet d’un engouement aussi évident que les pommes, les petites baies, fraises, framboises et bleuets, connaissent toutes leur heure de gloire au cours de la période estivale dans la vallée du Richelieu. Plusieurs fermes maraîchères de la région ouvrent les cultures à l’autocueillete et nombreux sont les adeptes qui profitent de l’aubaine en famille pour ramasser de quoi garnir des tartes et brasser des confitures.

Bien que nombre d’espèces sauvages fassent depuis longtemps les délices des cueilleurs un peu partout sur la Terre, la frais que nous consommons ici provient d’un croisement entre deux plants du genre Fragaria propres au continent américain. On doit cette succulente alchimie à François Frézier, un cartographe du XVIIIe siècle. Les cultivateurs modernes du Québec concentrent aujourd’hui leurs efforts sur une quinzaine de cultivars dont la kent, la sparkle, la veestar, la chambly et la bounty. Notons que, toutes les variétés confondues, il revient au réceptacle de la fleur de former la fraise rouge et charnue que nous mangeons. Les botanistes en arrivent à la conclusion que les akènes, les petits grains jaunes sur l’épiderme de la fraise, constituent en réalité le fruit du fraisier. Quand la nature veut compliquer les choses…

Les framboises

D’origine un peu brumeuse, la framboise cultuvée en Amérique du Nord serait issue d’un croisement entre un framboisier rouge et un mûrier sauvage. Le nom latin qu’on lui attribue, Rubus idaeus strigosus, fait référence à un épisode de la mythologie selon lequel la nymphe Ida, voulant apaiser le jeune Jupiter, se pencha pour cueillir une framboise et la lui offrir. Le fruit blance se teinta du sang de la nymphe dont le sein fut égratigné par le buisson épineux. Tout comme Jupiter, bon nombre de Québécois apprécient la texture pulpleuse et le parfum de la framboise dont les principales variétés locales sont la boyne, la festival, la killarney et la madawaska. Observons que le fruit se compose de 75 à 125 petites bourses charnues, les drupéoles, disposées autour d’un réceptacle. Ce cône blanc demeure sur le plant après la cueillette. Bien que la fleur du framboisier soit parfaite, c’est-à-dire pourvue des organes mâle et femelle, que l’autofécondation soit donc possible, le travail des abeilles dmeure primordial, susceptible d’augmenter de 75% le nombre de drupéoles.

Introduits ou adaptés au fil des siècles, plusieurs arbres et arbustes à fruits font désormais partie intégrante de la production maraîchère du Québec. Avec ces plantes qu’on retrouve encore à l’état sauvage, la culture nourrit une industrie florissante que nous sommes les premiers à apprécier.

Maïs en épi

Maïs en épi. Un aliment très apprécié des Québécois. Photo de GrandQuebec.com.

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