Vous ne le saviez pas !

Réforme du calendrier

Réforme du calendrier

Conférence à Montréal sur la réforme du calendrier

Voilà un sujet qui revient périodiquement à la surface, preuve que certains esprits ne sont pas satisfaits de la division actuelle du temps et souhaitent y apporter des modifications.

Dans un monde soumis à une profonde transformation dans tous les domaines, rien d’étonnant que le calendrier soit lui aussi un sujet de controverses. La semaine dernière, un conférencier abordait la question à Montréal et faisait quelques suggestions.

Quelque soient les défauts du calendrier actuel, il demeure cependant assez difficile de le modifier à l’heure actuelle, alors que les relations internationales deviennent de plus en plus compliquées ; car il va de soi qu’une réforme véritable et pratique du calendrier, pour avoir une efficacité réelle, devrait embrasser la totalité des pays civilisés. Autrement, elle ne ferait qu’ajouter à la confusion régnante.

L’ancien calendrier julien, qui est encore en vigueur chez les peuples de la religion grecque orthodoxe, a été en usage dans l’ancien monde romain pendant plus de seize siècles. Son défaut, c’est qu’il dépasse l’année solaire de onze minutes et dix secondes, ce qui détermine une variation d’un jour tous les 130 ans. Pour que la division du temps corresponde exactement à la réalité, le pape Grégoire XIII entreprit une réforme en 1582 et fit appel aux connaissances des meilleurs astronomes du temps.

Il s’agissait d’abord de supprimer les dix jours comptés en trop depuis l’époque du concile de Nicée, soit depuis 325, puis, les trois années intercalaires en 400 ans. Il fut en conséquence décidé que le lendemain du 4 octobre 1582 serait nommé le 15. De plus, la règle suivante serait désormais suivie pour déterminer les années bissextiles, qui ont une fonction régulatrice : les années dont le millésime se termine par deux zéros ne seront bissextiles que lorsque le nombre restant après la suppression des deux zéros est lui-même un multiple de quatre.

C’est ce que nous appelons le calendrier grégorien, présentement en usage dans presque tous les pays.

La réforme proposée aurait pour but de simplifier la division arbitraire du temps à l’intérieur d’une année qui, elle, est fondée sur une réalité. Il s’agirait donc de diviser l’année en treize mois de 28 jours ; de cette façon, la même date tomberait toujours le même jour, par exemple, le 1er du mois serait toujours un lundi, le 2, un mardi, etc. Cette simplification serait avantageuse dans la vie pratique ; elle permettrait de tenir des statistiques plus rigoureuses, moins approximatives. La mémoire en serait d’autant allégée, car elle pourrait se fier à des points de repère déterminés une fois pour toutes. Dans les débuts, il s’agirait de répartir sur un total de treize mois les charges établies sur une base de douze.

Une fois que l’agencement serait fait, nous bénéficierions d’un instrument plus souple et moins compliqué.

Certes, d’autres problèmes plus urgents se posent présentement à l’esprit de nos contemporains. Ce qui ne signifie pas néanmoins que la réforme du calendrier ne soit pas un projet excellent qui verra le jour Dieu sait quand.

« Les mathématiciens français sont unanimement appréciés et admirés dans le monde entier. Il y a une espèce de royauté française dans les mathématiques qui s'est maintenue à travers les siècles. Il est évident que cela est dû, en primer lieu, au génie des créateurs. » (Pierre Sergescu, savant roumain). Photographie de Megan Jorgensen.
« Les mathématiciens français sont unanimement appréciés et admirés dans le monde entier. Il y a une espèce de royauté française dans les mathématiques qui s’est maintenue à travers les siècles. Il est évident que cela est dû, en primer lieu, au génie des créateurs. » (Pierre Sergescu, savant roumain). Photographie de Megan Jorgensen.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *