Vous ne le saviez pas !

Nom de Frontenac au Québec

Nom de Frontenac au Québec

Nom de Frontenac au Québec : son origine et utilisation

Louis de Buade, comte de Frontenac et de Palluau, né à Saint-Germain-en-Laye en 1622, mort à Québec en 1698, eut une brillante carrière militaire en France avant d’être nommé gouverneur général de la Nouvelle-France, en 1672.

Sa forte personnalité en fit une des figures les plus marquantes de la colonie française et, sous son administration, l’expansion française en Amérique du Nord connut ses heures de gloires. Son grand-père, Antoine de Buade, seigneur de Frontenac et baron de Palluau, fut conseiller d’État sous Henri IV et premier maître d’hôtel du roi.

Son père, Henri de Buade, colonel au régiment de Béarn, faisait partie de l’entourage immédiat de Louis XIII.

Louis de Buade appartenait donc à une vieille famille de la noblesse, qui tenait son titre de Frontenac d’un fief qui lui avait appartenu en Guyenne. En sa qualité de gouverneur à Québec, Frontenac dirigeait les affaires militaires, mais son tempérament autoritaire ne tarda pas à le mettre en conflit avec les autres autorités en place ; il se querella donc avec le Conseil souverain, avec l’évêque de Québec, monseigneur de Laval, et le clergé, de même qu’avec l’intendant Jacques Duchesnau. L’une des plus importantes querelles avait pour cause la traite des fourrures, dont il cherchait, avec succès, à accaparer personnellement les profits. Son comportement lui valut alors d’être rappelé en France en 1682. En 1689, il fut rétabli dans ses fonctions, étant jugé par le roi le plus apte à repousser les attaques des Iroquois et celles des Anglais, ce qu’il fit bien, grâce à son action énergique. C’est alors qu’il adressa ces paroles célèbres à un émissaire anglais venu lui lancer un ultimatum de la part du général William Phips qui assiégeait Québec, en 1690 : « Je n’ai point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes cannons et à coups de fusil ». Élevé au rang de héros national par les Canadiens français, qui l’ont toujours perçu comme le défenseur d’un peuple, Frontenac a semé son nom un peu partout au Québec.

Une municipalité située entre le lac Mégantic et la frontière canado-américaine (Municipalité régionale de comté du Granit, en Estrie) porte fièrement son nom depuis 1959, il en est de même d’un parc fièrement de récréation de 156 km2 fort connu dans la région de Thetford Mines, également d’une circonscription électorale qui couvre le même territoire environnant, d’une station de métro de Montréal, d’une île, de trois lacs et de plus de 50 rues et avenues dans des municipalités réparties dans diverses régions du Québec.

À Québec même, on a donné en 1988, le nom de Frontenac à un escalier nouvellement érigé et donnant accès, à partir de la côte de la Montagne, à la terrasse Dufferin, autrefois connue sous le nom de Terrasse Frontenac, et au célèbre Château Frontenac. Cette structure, accrochée à l’escarpement et intégrée au circuit touristique du Vieux-Québec, est fort fréquentée pendant la saison estivale. Quant au fameux hôtel, construit à partir de 1892, il rend, lui aussi, hommage, et de belle façon, à notre illustre personnage.

En France, la seigneurie de Frontenac se trouvait en Agenais, dans la juridiction de Castillonnès. Le lieu-dit Frontenac, aussi écrit Frountana sur les cartes IGN, situé dans la commune de Cahuzac (Lot-et-Garonne), porte une maison noble du XVIe siècle ayant appartenu au grand-père de Louis de Buade.

Château Frontenac

L’hôtel le plus photographié du monde porte le nom prestigieux de Château Frontenac, en hommage au comte de Frontenac, fier défenseur de Québec, dont le nom s’est largement répandu au Québec, notamment pour désigner une municipalité… et même escalier qui conduit au château.

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