Vous ne le saviez pas !

Les manies des grands hommes

Les manies des grands hommes

Les manies des grands hommes

Сhateaubriand dictait ses compositions littéraires a un secrétaire et, pour cela, il lui fallait se promener, déchaussé, sur
le plancher de son cabinet de travail.

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Schiller ne peut composer ses oeuvres qu’à la condition d’avoir les pieds dans la glace. Le musicien Grétry avait la même manie.

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Le célébré naturaliste Buffon ne travaillait bien que si son jabot de dentelles et ses manchettes. également de dentelles, étaient de la plus grande fraicheur.

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Bossuet aimait à s’envelopper la tête de linges chauds s’il voulait se sentir en possession de tous ses moyens de composition.

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Le musicien Gluck faisait porter son piano en plein air et en plein soleil au milieu d’une prairie.

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Honoré dé Balzac, pour bien être en possession de toutes ses facultés d’écrivain, portait une cagoule de moine. Le poète Milton revêtait un manteau rie laine: Catulle Mendès, lui, ne travaillait bien qu’en bras de chemise ; Victorien Sardou avait besoin d’être coiffé de sa calotte de velours noir, et François Coppée revêtait un veston écarlate.

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Sanctorius, médecin italien du dix-septième siècle, vécut pendant plus de trente ans dans une balance spéciale au moyen de laquelle il voulait établir exactement le poids de la respiration insensible produite par le corps humain.

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Vauban. à qui sa science militaire valut une belle renommée, croyait fermement avoir été une femme dans une existence antérieure.

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Victor Hugo ne se sentait bien en forme pour écrire qu’après une longue marche à pied. Mistral avait également la même habitude.

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Spinosa ne pouvait pas passe» devant un miroir sans se faire une grimace à lui-même et se tirer la tangue.

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Tycho Brahé s’évanouissait de peur a la vue d’un lièvre, lequel est pourtant un animal craintif et parfaitement inoffensif.

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Descartes, Leibnitz, Rossini et Ambroise Thomas ne pouvaient bien travailler que couchés ou  quand ils étaient levés depuis très peu de temps.

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Claude Chappe, l’un des inventeurs de la télégraphie par signaux, eut toute sa vie un tic bizarre qui le faisait se gratter, toutes les deux minutes, la tempe droite puis le menton.

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Drouet d’Erlon, un des grands généraux de Napoléon, faisait à chaque instant le geste de chasser quelque chose devant son visage.

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Verlaine ne travaillait bien que dans la pénombre et le silence ; par contre, Stuart Mill, Jean Lorraine et Cimosa avaient besoin rie beaucoup de bruit autour d’eux.

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Le mathématicien Cardan se croyait doué d’une clairvoyance surnaturelle; il prédit longtemps à l’avance la date de sa mort et, pour ne pas se contredire, il se laissa mourir de faim.

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Le peintre Carolus Duran jouait du piano avant de commencer un tableau, et le peintre Morot jouait de l’orgue.

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On parle beaucoup du fameux violon d’Ingres, mais cela n’a rien d’extraordinaire ; Ingres était non seulement peintre de génie mais aussi musicien, architecte et sculpteur.

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Saint-Siméon, l’anachorète, ayant été renvoyé d’un couvent pour un excès d’austérité, se retira dans le désert et vécut pendant une trentaine d’années sur le sommet d une colonne, ce qui lui valut son surnom de Stylite.

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Crème fouettée : M. le comte de Marsan, dînant un jour chez un président, mange  d’une crème qui se trouva peu de son goût et dont il ignorait le nom. Il demanda au maître d’hôtel:

— Comment appelle-t-on ce mets?
— C’est de la crème fouettée.
— On a eu raison de la fouetter, dit le comte, car elle est bien mauvaise.

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Alphonse XTII était un homme d’esprit. Un Jour un de ses ministres voulait lui faire signer la nomination d’un ami personnel comme sénateur inamovible, en expliquant: « S’il n’est pas nommé, Sire, il en mourra ! » Alphonse XIII prit la formule de nomination et écrivit en travers : « Gracié de la peine de mort; réclusion à perpétuité au Sénat ». Le souverain défunt aimait surtout l’automobile.

— Ce n’est pas moi, disait-il, qui prendrais plaisir, comme le duc de Saragosse ou comme Boris de Bulgarie, à piloter une locomotive. La vie d’un rot ressemble déjà suffisamment à un trajet en chemin de fer: rails, palissades, horaires, tout y est réglé et réglementé. J’aime mieux être seul, au volant, sur la grand’route.

 

“La grandeur d’un homme peut se mesurer à la grandeur des choses qui l’angoissent.” (Pierre Daninos, écrivain français). Photo de Megan Jorgenen.

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