La longévité et les centenaires

Les centenaires : un aperçu de la longévité mondiale

Longévité mondiale : À travers le monde, les gens vivent plus longtemps que jamais. En 1900, l’espérance de vie moyenne mondiale n’était que de 32 ans. En 2024, elle atteignait 73,33 ans. Cela signifie également que la planète compte un nombre croissant de centenaires — des personnes qui vivent jusqu’à 100 ans ou plus. Selon les données des Nations Unies, on estime à 722 000 le nombre de centenaires dans le monde. Ce chiffre devrait continuer à augmenter à mesure que les tendances à la longévité se confirment, la population mondiale de centenaires devant atteindre environ 4 millions d’ici 2054. Compte tenu de cette réalité et de notre propre probabilité accrue de devenir un jour centenaires, penchons-nous sur quelques faits fascinants concernant les personnes qui ont atteint ce statut de doyen.

Les femmes sont plus susceptibles de vivre jusqu’à 100 ans

Au Canada, les centenaires ne représentent que 0,03 % de la population globale, un chiffre qui devrait grimper à 0,1 % d’ici 2054. Sur le nombre total de centenaires que compte le Canada (11 mille personnes environ), un pourcentage stupéfiant de 78 % sont des femmes. Plusieurs facteurs expliquent pourquoi les femmes sont plus susceptibles de franchir le cap des 100 ans.

Notamment le fait qu’elles vieillissent plus lentement que les hommes, ce qui retarde l’apparition de problèmes de santé comme les maladies cardiovasculaires et les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Les femmes ont également tendance à être plus prudentes face au risque et sont moins enclines à adopter des comportements tels que le tabagisme, la consommation d’alcool et l’usage de drogues récréatives, autant de facteurs qui peuvent entraîner des problèmes de santé à long terme.

La génétique joue un rôle plus important que le mode de vie chez les centenaires

Les scientifiques estiment que les facteurs liés au mode de vie, comme une alimentation saine et une activité physique régulière, jouent un rôle plus important que la génétique sur notre santé et notre durée de vie jusqu’à l’âge de 70 ans environ. Cependant, à partir de 80 ans et au-delà, la génétique commence à occuper une place prépondérante dans notre santé et notre longévité. L’étude des gènes de la longévité en est encore à ses débuts, mais des recherches sur le séquençage du génome ont identifié certaines variantes génétiques qui peuvent influencer la durée de vie.

Parmi ces variantes, on trouve celles qui soutiennent le fonctionnement et l’entretien des cellules de l’organisme, ainsi que celles qui sont liées aux taux de lipides, à l’inflammation et aux systèmes cardiovasculaire et immunitaire. Certains centenaires (mais pas tous) possèdent ces variantes génétiques, et les scientifiques pensent qu’il pourrait en exister d’autres, non encore identifiées, qui contribuent à une vie plus longue.

Les centenaires sont résilients à bien des égards

Les centenaires semblent souvent faire preuve d’une résilience remarquable en ce qui concerne leur santé, ce qui peut être attribué à la fois à leur mode de vie et à des facteurs génétiques. Néanmoins, il existe trois autres types de résilience liés à la longévité : la résilience cognitive, la résilience économique et la résilience personnelle. Des facteurs clés, notamment des capacités intellectuelles solides, un soutien économique et social ainsi qu’une personnalité robuste, sont essentiels pour maintenir la qualité de vie qui favorise la longévité. Les chercheurs cherchent à mieux comprendre comment les membres les plus âgés de la société préservent leur résilience dans ces domaines, dans l’espoir que les réponses trouvées permettent d’améliorer la santé et la longévité de l’ensemble de la population.

25 % des centenaires préservent leur santé cognitive

Toutes les personnes qui vivent jusqu’à 100 ans et au-delà ne conservent pas leurs facultés cognitives. Pourtant, nous savons que la résilience cognitive — le fait de maintenir ou de retrouver ses fonctions cognitives malgré le vieillissement, les lésions cérébrales ou la maladie — contribue à la qualité de vie et favorise la longévité. Des études indiquent que 50 % des centenaires présentent des symptômes clairs de démence. De plus, 25 % affichent des signes de déclin cognitif. Tandis que les 25 % restants sont considérés comme cognitivement sains. Les chercheurs émettent l’hypothèse que certaines personnes sont résistantes aux effets destructeurs de la maladie d’Alzheimer sur le cerveau, tandis que d’autres font preuve d’une résilience cognitive, manifestant une réserve cognitive qui leur permet de mieux faire face aux altérations pathologiques cérébrales de la maladie.

Bien que nous ne puissions pas prévenir la démence ou la maladie d’Alzheimer, des études ont révélé que certains choix de vie peuvent renforcer notre résilience cognitive, notamment l’adoption d’un régime de type méditerranéen, la pratique régulière d’un exercice physique, ainsi que la socialisation et la stimulation intellectuelle par le biais de l’éducation ou d’une activité professionnelle.

De nombreux centenaires partagent deux traits spécifiques

Malgré des modes de vie différents, des études ont démontré que les centenaires ont tendance à partager deux traits de personnalité bien précis : une attitude positive et un niveau élevé de conscience émotionnelle. Lors des recherches, de nombreux centenaires se décrivent comme optimistes, faciles à vivre et extravertis, et mentionnent souvent le rire comme un élément essentiel de leur quotidien — autant de qualités qui réduisent l’anxiété et la dépression et favorisent une bonne santé mentale globale.

De nombreux centenaires affirment également être à l’aise pour exprimer ouvertement leurs émotions, ce qui aide à maintenir des relations saines et participe au bien-être général. Cela dit, les chercheurs continuent d’étudier si ces traits de caractère contribuent directement à la longévité ou s’ils ne sont, tout simplement, qu’un effet secondaire du fait de vivre plus longtemps.

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