Vous ne le saviez pas !

Histoire de la perle

Histoire de la perle

Durant plusieurs siècles la perle ne fut que le produit du hasard

Durant des siècles le splendide joyau oriental, la perle, ne fut que le produit naturel et… forfait d’humbles huîtres.

Bien qu’elle symbolise aujourd’hui la beauté et l’opulence, la perle eut des origines plutôt mythiques. Dans la Chine antique, on croyait que la rosée donnait les perles; le dieu indien Krishna en offrit une comme parure à sa fille au jour de ses noces. On ne l’utilisait cependant pas uniquement comme ornement: Cléopâtre aurait laissé tomber une perle d’une valeur inestimable dans sa coupe de vin pour porter un toast à Antoine.

L’homme a décidé de cultiver la perle. Il s’est attaqué là à un travail de longue haleine ! Son choix se porte sur certaines espèces d’huitres non comestibles qui croisent dans les vaux japonaises.

On prétend que ce sont les Chinois du XIIIe siècle qui en eurent l’idée. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que le naturaliste suédois Linné fit une analyse de la perle. Des études subséquentes montrèrent que des grains de sable minuscules, entrés par accident à l’intérieur de certaines variétés de mollusques, favorisaient la formation de la perle.

Vers la fin du XIXe siècle, les pionniers de l’industrie de la perle, avant découvert comment l’huître sécrète une substance nacrée autour d’un point irritant. entreprirent des expériences afin de savoir si le cycle naturel pouvait être reproduit artificiellement. À travers essais et erreurs, on découvrit qu’en insérant des parcelles de coquillage à l’endroit approprié, dans une huitre vivante, on stimulait la formation d’une perle identique à la perle naturelle. Depuis lors. les perles cultivées sont devenues un des principaux produits d’exportation du Japon: les États-Unis en sont le principal acheteur.

Le processus de la production débute, chose surprenante, sur les rives du Mississipi. C’est de cette région que le Japon fait venir ses quelque 1,500 tonnes de coquillages annuellement. Coupés en parcelles. les coquillages servent de noyaux aux huîtres perlières.

Quant au choix des huîtres destinées a recevoir le noyau stimulateur, c’est dans les calmes baies de la rive méridionale de l’île de Honshu. au Japon, que des plongeuses vêtues du traditionnel uniforme blanc et du masque le font. Apportées au laboratoire, les huîtres sont ouvertes délicatement et on y insère rapidement la parcelle parasite.

Technique très délicate puisqu’on ne peut se permettre d’ouvrir l’huitre que durant une fraction de seconde et qu’il faut placer la parcelle à l’endroit voulu…

Les huitres ainsi “fécondées” sont ensuite places dans des cages de fil métallique et attachées à des radeaux ancrés dans des baies. Là commence le cycle de fabrication de la perle…

On produit annuellement plus de 500 millions de perles de culture. Ces parcelles de coquillage qu’on a insérées dans l’huître font sécréter la substance nacrée grâce à l’irritation qu’elles provoquent. L’huître demeure sous l’eau, en cage, de trois à dix ans. On la nettoie fréquemment et on élimine les les parasites qui s’y attachent.

Dépassées au fond de la mer, peu protégées par leur cage de treillis métallique, les huîtres subissent les effets des brusques changements de température, des tempêtes et de la marée, ai l’éleveur ne leur prête constamment un œil vigilant, Malgré ces soins. 20 pour cent des huitres ne produisent pas de perles: des 80 pour cent qui restent, seulement une faible proportion donne des joyaux sans déjante.

Pour les protéger des variations de température, l’éleveur d’huîtres perlières doit remonter ou descendre les cages suivant les courants.

On surveille la température de près, à l’aide d’un thermomètre. Si l’eau de le mer se réchauffe, on descend les
rages jusqu’à ce qu’elles atteignent un endroit où la température soit convenable: si, en contraire, l’eau est trop froide, on remonte les cages vers la surface.

La perle de culture est parfois dispendieuse

La culture des perles présente de grands risques de perte: voilà pourquoi certaines perles se vendent à dus prix si élevés. Récemment, un joaillier en vue de New York a mis en vente un collier qu’il offrait à $I50,000; il était entièrement composé de fines perles de culture. Il l’a vendu!

On offre sur le marché une grande variété de perles cultivées sous forme de bijoux et ce, à des prix très variés. Fait intéressant, lorsqu’on compare les prix, c’est que la perle cultivée coûte juste un peu plus que la “simili perle”.

Il arrive même qu’elle coûte moins cher. Voici quelques exemples de bijoux se vendant à moins de $30, dans lesquels entrent des perles de culture: pendentifs, bracelets, bagues, épingles. boucles d’oreilles et petits colliers & délicats motifs, pour les adulescentes.

Le Japon exporte quelque 3,000,000 de rangs de perles. Les États-Unis sont le meilleur acheteur de colliers de perles
japonais, suivis de la Suisse, de l’Allemagne et de Hong-Kong.

L’huître prend de trois à dix ans pour enfanter une seule perle Les huîtres perlières sont nettoyées à quatre reprises. au printemps et en été. On les débarrasse des anatifes et de la mousse qui s’accrochent à leur coquillage. On les remonte fréquemment et chacune est l’objet d’un soin jaloux de la part de l’éleveur. Après examen, elles reprennent, dans des paniers désinfectés, le chemin du fond de la mer.

Après trois ans. même dix parfois, de baignade dans leur cage métallique, les huîtres sont remontées à la surface. Puis. à l’aide d’un couteau spécialement conçu pour cet usage, on les vide prestement de leur contenu. qu’on jette dans un récipient. Cette chair flasque livre un joyau d’une grande beauté et d’une pureté extraordinaire: la perle!

On trie les perles et on les classe selon leur format et leur orient.

On consacre un soin infini à les assortir, et on les dispose dans des boîtes à rainures recouvertes de velours.

Les perles se présentent dans les tons de blanc, crème, rose, vert, or et noir.

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Perles. Photo libre des droits.

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