Vous ne le saviez pas !

Ciel profond

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Notre univers : Ciel profond

Le fourmillement stellaire

Il faut « apprendre son ciel » si l’on veut faire sérieusement de l’astronomie. En effet, le ciel étoilé fourmille d’objets plus étonnants les uns que les autres.

Le ciel est un abime et certains objets faibles et diffus sont au seuil de l’invisible, mais tous ces objets du « ciel profond » sont des merveilles presque insaisissables, à la limite du perceptible.

On sait que la plus proche étoile de la Terre se trouve à moins de cinq années-lumière et les objets du « ciel profond » sont dix mille fois, un million de fois plus loin encore… Il s’agit des amas d’étoiles, des nébulosités, des galaxies ressemblant à la Voie lactée. Tous ces objets se présentent comme des objets diffus au diamètre mesurable et leur éclat est très faible. Des centaines de ces objets sont accessibles à un modeste télescope, mais aujourd’hui, seule la photographie peut révéler l’incroyable féerie des ces objets, comme la double spirale des Chiens de chasse…

En tout cas, regarder loin, c’est regarder tôt. Plus vous observez « loin », plus vous voyez vers le passé. Quand on observe et admire la galaxie d’Andromède ou la Trifide du Sagittaire, ou encore l’amas d’Hercules, on les découvre tells qu’ils étaient il y a des milliers, voire des millions d’années, quand la lumière les a quittés.

Chaque télescope, peu importe sa taille et sa qualité, est ainsi une machine à remonter le temps, grâce à ces ondes lumineuses qui ne franchissent que 300 000 kilomètres par seconde.

Année-lumière

Les astronomes sont habitués à de grandes distances et à des périodes de temps immenses. De tous les astres, la Lune, à une distance moyenne d’un peu plus de 380 mille kilomètres de la Terre, est sa voisine la plus proche. Même le Soleil, situé à 150 millions de kilomètres de la Terre, est très proche de cette planète.

La distance moyenne entre le Soleil et la Terre s’appelle une unité astronomique (u.a.). On utilise cette unité de mesure pour décrire les distances à l’échelle du système solaire. Toutefois, l’u.a. devient inadéquate pour les distances interstellaires.

Alors, les terriens utilisent plutôt l’année-lumière (a.l.), la distance que la lumière parcourt durant un an dans les conditions « standard », c’est-à-dire, à la e près de 300 mille kilomètres/sec. L’année-lumière représente donc 9,46 milliards de kilomètres.

Une autre unité de mesure utilisée par les astronomes est le parsec qui équivaut à 3,26 années-lumière. En fait, un parsec est la distance d’une étoile qui semble se déplacer d’un arc-seconde au cours d’une année par suite du déplacement de la Terre autour du Soleil.

Pour vous imaginer les distances cosmiques, pensez que le diamètre de la Voie Lactée, notre galaxie, est probablement de 100 000 années-lumière (plusieurs astronomes croient pourtant que ce chiffre est surestimé). Le « bulbe » central de notre galaxie a une épaisseur de près de 20 000 années-lumière. Le Soleil, à une distance de près de 32 000 années-lumière du centre galactique, prend 225 millions d’années pour compléter une révolution complète (cette période est parfois nommée « l’année cosmique »).

Les autres galaxies sont situées encore plus loin… L’amas de la Vierge, par exemple, se trouve à près de 65 millions d’années-lumière de la Voie Lactée (sans mentionner que toutes les galaxies s’éloignent de la Terre).

Année lumière

« Les champs d’étoiles se déplacent lentement contre le noir du cosmos, et la lumière stellaire jette des éclats froids sur un spectacle de ruine et de désolation. » (La Chute d’Hypérion, Dan Simmons). Source de la photographie : Megan Jorgensen.

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