La résurrection de la Gazette de Québec
En raison des difficultés suscitées par l’Acte du Timbre, la Gazette de Québec avait cessé de paraître avec le numéro 72, du jeudi, le 31 octobre 1765.
L’hiver passa. Et ce fut en mai de cette année 1766 le grand retour du journal ou plutôt selon le titre qui coiffait l’inoubliable numéro 73;
La Résurrection de la Gazette de Québec
Les deux imprimeurs Brown et Gilmore sentirent le besoin d’écrire un long avis à leurs lecteurs. Tout à la joie, ils expliquent leur silence hivernal. Ils assurent alors leurs anciennes pratiques qu’ils “n’épargneront ni frais ni peine pour rendre notre Gazette utile et amusante.” Même, à ce qu’il semble, cet “hiver long et ennuyant”. En fait, l’indignation au souvenir de l’Acte du Timbre les ont fait poètes.
“Un acte plus terrible que les glaçons de notre hiver rigoureux dont les vents funestes répandent la désolation dans les campagnes en même temps qu’ils bouchent la source du commerce…”
Et plus loin :
“Tout gracieux que soit le retour du printemps, et tout réjouissant que soient les rayons vivifiants du Soleil à toute la nature. Sans la liberté les raisons les plus délicieuses paraîtront sombres, et la plus belle verdure deviendrait insipide.”
Plus que tous lecteurs de la Gazette de Québec, l’équipe de Boréal Express salue avec enthousiasme cette résurrection. Celle-ci apparaît comme une autre des excellentes suites de la révocation de ce tristement célèbre Acte du Timbre.
Et, puisque nos confrères viennent tout juste d’imprimer un Alphabet latin, nous nous permettons de formuler, en latin, un conseil amical qui est en même temps un témoignage d’admiration :
Perge quo coepistis !
(Tiré du journal Boréal Express).
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