Mauricie

Rivière aux Rats

Rivière aux Rats

Rivière aux Rats

La rivière aux Rats arrose le territoire de la MRC du Haut-Saint-Maurice sur une distance d’environ 60 kilomètres, parcourant le territoire non organisé de Rivière-Windigo, dans la région de l’agglomération de La Tuque (ancienne Municipalité régionale de comté du Haut-Saint-Maurice) qui fait partie de la région administrative de la Mauricie.

Elle prend sa source à proximité de la rivière Vermillon, décharge les lacs Nathalie, Blazer et aux Rats, et serpente ensuite vers le sud-est. Près de sa source, elle est alimentée par la Petite rivière aux Rats, celle-ci étant issue du Petit lac aux Rats. Enfin, elle déverse ses eaux dans le Saint-Maurice, à 25 km en aval de La Tuque. À l’époque de la traite des fourrures, à partir du XVIIe siècle, la rivière aux Rats constitue une voie de communication privilégiée entre les rivières Saint-Maurice et Vermillon.

La Compagnie de la Baie d’Hudson implante un poste de traite à son embouchure, qui demeurera en service jusqu’au milieu du XIXe siècle. Ce fort de la rivière aux Rats est mentionné dans le récit de Jean-Baptiste Perreault, marchand voyageur, pour l’année 1806. Par ailleurs, les Journaux de la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada, 1823-1824, citent François Verreault : « il y a un poste établi à un endroit nommé Utsasht-ushipi (la rivière aux Rats) ». Au début de la seconde moitié du XIXe siècle, des entrepreneurs forestiers établissent de nombreux chantiers de coupe à proximité de la rivière. En 1887, John Baptist, propriétaire d’une bonne partie des concessions forestières, y fait aménager une vaste ferme sur les terrains d’alluvions de l’embouchure pour alimenter les chantiers.

C’est aussi au cours de ces années que le hameau de Rivière-aux-Rats se développe sur la rive est du Saint-Maurice, en face de la ferme de Baptist. Plus tard, en 1910, monseigneur Cloutier, évêque de Trois-Rivières, y fonde une mission qu’il place sous le patronage de saint Jean-Baptiste, pour honorer à la fois le patron des Canadiens français et aussi le plus ancien habitant de l’endroit, Jean-Baptiste Hennesse. Des camps forestiers ont été maintenus à l’embouchure de la rivière aux Rivière aux Rats jusqu’en 1984, de même qu’un traversier reliant les deux rives du Saint-Maurice, jusqu’en 1980. Une centaine de personnes habitent toujours le hameau de Rivière-aux-Rats ; sur l’autre rive la, la compagnie forestière Stone Consolidated s’affaire à la construction de chemins forestiers à l’intérieur des terres, en vue de l’arrêt éventuel du flottage du bois sur le Saint-Maurice.

Le spécifique « Rats » fait allusion aux rats musqués que l’on trouve en grand nombre dans ce secteur.

Les Amérindiens Abénaquis connaissent ce cours d’eau sous l’appellation Moskwastekw ce qui signifie « rivière aux rats musqués ».

Pour en apprendre plus :

 

Point de confluence sur la rive gauche de la rivière Saint-Maurice vu du pont à péage.
Point de confluence sur la rive gauche de la rivière Saint-Maurice vu du pont à péage. Source de la photographie : commons.wikimedia.org/wiki/File:Rivi%C3%A8re-aux-Rats.jpg. Auteur : YanikB.

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