Fondation et développement de Trois-Rivières
Occupation du territoire
Fondation de Trois-Rivières : Trois-Rivières est la deuxième ville fondée au Canada après Québec. Pendant longtemps, elle est restée l’une de trois villes de la Nouvelle-France.
Elle est située sur la rive nord du Saint-Laurent, à mi-chemin entre Québec et Montréal, au confluent des trois chenaux de la rivière Saint-Maurice.
Ayant compris l’importance stratégique de l’emplacement de l’embouchure de la Saint-Maurice pour la traite des fourrures, Samuel de Champlain décide d’y établir un fort qui servira à la fois à l’occupation du territoire et au commerce avec les Amérindiens.
L’été 1634, il charge le sieur de Laviolette de se rendre au lieu désigné et d’y construire ce fort. Laviolette y conduit une embarcation avec à son bord des artisans et des soldats envoyés en Nouvelle-France à la requête de Champlain en 1632. La barque transporte également le matériel nécessaire pour l’établissement du fort.
Le 1er juillet 1634, l’expédition met pied à terre et les hommes se mettent au travail. On érige une palissade de bois derrière laquelle on construit des maisons et des magasins (dépôts). Le premier commandant du fort est Laviolette qui y séjourne jusqu’en avril 1636.
Fondation de Trois-Rivières
À vrai dire, une mission religieuse se trouvait déjà à l’embouchure de Saint-Maurice depuis 1616 ou 1618 en relation avec les tribus algonquines de la région, mais la mission n’était occupée qu’occasionnellement.
Au début du XIXe siècle, Trois-Rivières ressemble encore à un gros village, avec ses 2500 habitants. Toutefois, les « petites maisons de bois construites sans luxe particulier et disséminées » (Pehr Kalm, 1749) ont été remplacées par des maisons d’aspect plus confortable.
Entre 1850 et 1880, l’essor de l’exploitation forestière et l’implantation d’entreprises liées à la coupe du bois donnent une impulsion considérable à la ville et concrétisent sa vocation de centre régional. En 11881, on y trouve un évêché, un palais de justice, des consulats, des banques, une gare, des installations portuaires et des bureaux de télégraphie.
En 1908, Trois-Rivières subit le pire incendie de toute son histoire. Huit cents maisons, et immeubles du centre-ville flambent. Le cœur de la ville disparaît.
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Entre 1910 et 1925, Trois-Rivières vit une phase d’industrialisation intensive. Des usines modernes, appartenant aux secteurs de la métallurgie, du textile ou des pâtes et papiers, s’installent dans la ville. Autour des usines se créent de nouvelles paroisses : Saint-Philippe, Notre-Dame-des-Sept-Allégresses, Sainte-Cécile, Saint-Sacrement et Saint-François-d’Assise.
Entre 1925 et 1950, la ville est un centre industriel important, qui donne du travail à un vaste bassin de population.
En 1984, la ville compte plus de 50 mille habitants. Des quartiers sont nés au nord, sur les coteaux qui paraissaient autrefois si éloignés du centre-ville. Les paroisses Saint-Pie-X, Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle, Saint-Jean-de-Brébeuf, Saint-Laurent et le secteur Deschenaux remplacent, à partir de 1950, les vastes terrains vagues.

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Lucien Kohnet. Le Témoin – 2003. Sculpture en bronze, béton, acier, inox, polycarbonate. Il a vu passer les Amérindiens descendant la rivière St-Maurice dans des canots chargés de fourrures. Il les a vus danser sur le sable du rivage. A vu les hommes du roi accompagner le sieur Laviolette sur le Platon. Il a vu ceux qui ont bâti les Forges du St-Maurice et les coureurs des bois. Il a vu s’installer des femmes remarquables et leurs familles qui ont bâti maisons. A vu rouler les billes le long des glissoires, des estacades et flotter l’arbre jusqu’au St-Laurent. Il a vu la chevauché des draveurs dans le tumulte des eaux. Il a vu le sieur de La Vérendrye partir avec ses fils pour l’Ouest. Allume sa lampe témoin, il veille lorsque vous dormez. Enregistre vos rêves et garde en mémoire tous ceux qui vous échappent. Lit la Poésie dans la rue. Politique d’intégration des arts du Gouvernement du Québec. Photo de GrandQuebec.com.