L’École des sciences sociales de Québec
Conditions d’admission et diplômes. – Les carrières auxquelles cette école prépare
Ce texte sur l’École des sciences sociales de Québec témoigne de l’approche à l’éducation dans le domaine de ces sciences au début des années 1940.
Pour être admis à l’École des Sciences sociales, politiques et économiques de Laval, il faut : A) ou bien avoir subi avec succès les examens du baccalauréat es art. B) ou bien avoir obtenu le diplôme d’études secondaires scientifiques ou commerciales. C) ou enfin avoir réussi l’examen spécial d’admission à l’École.
Ces conditions d’admission ne s’appliquent qu’aux élèves réguliers désireux d’obtenir un diplôme de l’École. Quant ù ceux qui no peuvent répondre a ces exigences ou qui n’ambitionnent pas l’obtention d’un diplôme, il leur est loisible de s’inscrire
en qualité d’auditeurs libres.
Ces conditions d’admission qui sembleront sévères aux yeux de quelques-uns permettent à l’École de maintenir le niveau de son enseignement au même diapason que celui des autres facultés régulières de l’Université.
*
L’École distribuera des certificats aux élèves qui désirent se spécialiser dans certaines matières du programme (v.g. études coopératives, économiques, familiales, journalistiques, etc.) sans préparer le baccalauréat ou la licence. Ces élèves pourront obtenir, après examen, un certificat spécial correspondant à un programme particulier qui sera détermine par le Conseil de l’École.
Le diplôme de bachelier en sciences sociales, politiques et économiques est conféré aux étudiants qui ont subi avec succès les examens oraux semestriels de la première année. Ainsi qu’une épreuve écrite (mémoire sur un sujet choisi par l’élève, mais accepté par le directeur de l’École et présenté avant le 1er décembre de la deuxième année).
On accorde le diplôme de licence en sciences sociales, politiques et économiques aux bacheliers qui ont subi avec succès les examens oraux semestriels de la deuxième année, ainsi qu’une épreuve écrite (thèse assez élaboré sur uj sujet choisi par le candidat mais approuvé par le directeur de l’École et présentée avant de 1er décembre de la troisième année.
Le diplôme de docteur en sciences sociales, politiques et économiques pourra être conféré aux licenciés qui auront subi avec succès les examens oraux semestriels de la troisième année et soutenu convenablement, au moins un an après, devant le jury de l’École, une thèse digne de considérer comme une contribution au progrès de la science sociale. Cette thèse devra se voir imprimé au moins en partie.
Les cours de l’École des Sciences sociales, politiques et économiques de Laval préparent immédiatement aux carrières suivantes:
Journalisme.
— L’on sait qu’on appelle les journalistes d’aujourd’hui à parler sans cesse de questions sociales, économiques, politiques et internationales. Le journaliste doit avoir fait, de ces difficiles questions, une étude sérieuse et approfondie.
Le programme de l’École suffit à démontrer qu’il est merveilleusement adapté à cette fin. Quant à la technique et a la science journalistiques, l’École se charge d’organiser des cours spéciaux avec le concours de compétences professionnelles.
Action sociale.
— L’École invite tout spécialement ceux qui se destinent à jouer un rôle social, soit comme aumôniers professionnels, soit comme chefs de syndicats ouvriers et agricoles, ou dirigeants de coopératives ou secrétaires, ou conférenciers ou propagandistes des différents mouvements sociaux.
Services civils.
— L’École peut être également très utile à ceux qui ambitionnent les hauts postes du fonctionnarisme. Son diplôme leur donnera préséance sur une foule de candidats incapables de présenter les qualifications sociales, économiques et politiques de plus en plus exigées.
Vis publique.
— Il serait déplorable que notre politique se livre plus longtemps à la merci de ceux qui n’auraient pas la préparation voulue. Personne n’ignore quelle somme imposante de connaissances sociales, économiques et politiques doit posséder le politique qui veut vraiment gouverner à la lumière du bien commun, surtout dans les temps difficiles que nous traversons. Ces connaissances et cette formation, l’École les garantit à ceux qui rêvent de faire de la vraie politique.
Profesoriat. De plus en plus, nos maisons d’enseignement comprennent l’urgence d’une solide formation sociales pour leurs élèves et instituent des chaires de doctrine sociale. Seuls des professeurs spécialisés en la matière s’acquitteront dignement de cette tâche. L’École apporte aussi tous ses soins â former, pour elle-même et pour d’autres institutions similaires, des professeurs hautement qualifiés.
Pour tout renseignement supplémentaire, on peut communiquer avec le secrétariat de l’École des Sciences sociales, politiques et économiques de Laval, rue de l’Université, Québec.
(Montréal, samedi, 24 août 1940. Texte paru dans le journal Le Canada).