JeSuisCharlie Montréal : Marche silencieuse

Marche silencieuse pour honorer les victimes françaises

JeSuisCharlie Montréal : 11 janvier 2015 : Plusieurs milliers de Québécois ont bravé le froid pour prendre part à une marche silencieuse afin d’honorer les 17 victimes françaises de ces derniers jours. Plusieurs personnalités étaient présentes dont le premier ministre Philippe Couillard, à Québec, ainsi que le maire de Montréal, Denis Coderre, dans la métropole. À Montréal, près de 25 000 manifestants s’étaient donné rendez-vous sur la Place des arts, selon des sources policières, pancartes, drapeaux et stylos en main. Ils se sont dirigés vers le consulat français, avenue McGill, où ils ont observé une minute de silence puis ont entamé «La Marseillaise».

Plusieurs sont ensuite restés sur place pour scander «Je suis Charlie», même si le Consul général de France, Bruno Clerc, avait demandé à la population de se disperser. « C’était important pour nous de venir afin de montrer notre solidarité, et parce que moi aussi, je veux pouvoir défendre mon droit de dire ce que je veux partout où je vais», a indiqué Josée Cloutier, 35 ans, du quartier Saint-Henri, à Montréal. Beaucoup de Français étaient également présents. «Ce n’est pas parce qu’on est à 6000 km qu’on ne pense pas à eux, a expliqué Nicolas Bellier, 50 ans, en brandissant le drapeau tricolore. C’est important de manifester pour défendre les valeurs de la république et de se lever contre la barbarie. »

JeSuisCharlie Montréal

Le collectif JeSuisCharlie Montréal, en charge de l’organisation et composé surtout de ressortissants français, était très touché de voir qu’autant de monde s’était déplacé. « La mobilisation au Québec et au Canada est exemplaire. On reçoit beaucoup de marques de sympathie. Ça prouve que les valeurs pour lesquelles on se lève ne touchent pas seulement la France, mais sont largement partagées ici », a expliqué Aurélie Le Tareau, 33 ans. Et à Montréal aussi, les manifestants ont rappelé qu’ils marchaient non seulement pour les libertés mais pour éviter les dérives. « On est là pour dire aussi qu’il faut éviter à tout prix de faire des amalgames et que ces évènements ne doivent pas alimenter d’autres formes d’extrémisme », a expliqué Alexandre Vignais, 21 ans.

À Québec, des centaines de personnes ont pris les rues. Le premier ministre, Philippe Couillard, menait la marche, accompagné notamment des députés Sylvain Légaré, Gérard Deltell et Marc Picard. «Ce n’est pas un évènement politique», a souligné le caquiste Gérard Deltell. Là aussi, les ressortissants français ont tenu à manifester. «J’ai resté vraiment choqué de voir ça. On ne sait pas quoi faire pour arrêter ça», a mentionné Elsa, établie à Québec depuis octobre.

Pour en apprendre plus :

Laisser un commentaire