Légendes du monde

Légendes de Trois-Pistoles

Légendes de Trois-Pistoles

Légendes de Trois-Pistoles

Nous avons présenté les légendes les plus connues de Trois-Pistoles dans nos articles La Légende du Cheval NoirLa Légende du Gobelet d’Argent et La maison Hantée de Trois Pistoles.

Voici quelque autres légendes de Trois-Pistoles :

Le légende du quêteux

Un soir, un quêteux se présenta chez un cultivateur du deuxième rang. On lui offrit à manger et à coucher et en reconnaissance le quêteux révéla qu’un trésor se trouvait enterré sur la montagne derrière la maison. Il fallait s’y rendre le 26 août à minuit.

À la date convenue, il ventait fort, il pleuvait et le tonnerre grondait. Personne n’osa s’aventurer sur la montagne et tous ceux qui ont voulu tenter leur chance par la suite ont tous rebroussé chemin.

Du quêteux qu’on ne revit plus jamais, il restait une empreinte de pied et celle du bout d’un bâton gravées dans le roc.

La légende de Trois Pistoles

En 1621, un navire s’échoue à l’ouest de l’île aux Basques. Les provisions d’eau douce s’étant épuisées, deux matelots et un second se rendent à la rivière qui se trouve en face pour y remplir des tonneaux. Pendant que les matelots font le remplissage, l’officier sort un gobelet mais en voulant le remplir il l’échappe à la rivière et s’écrie: ( Voilà trois pistoles de perdues ! ) Comme cette rivière ne portait pas encore de nom, on la désigna comme Rivière Trois-Pistoles.

La légende de la neige

Les paroissiens étaient indécis quant au site de leur cinquième et actuelle église. Voyant cela, le curé proposa une neuvaine voulant ainsi confier au ciel le soin d’en décider. Au matin du neuvième jour, à la surprise des paroissiens, un blanc carré de neige en marquait l’endroit. C’était en plein mois d’août! À ce signe exceptionnel, on plaça la paroisse sous la vocation de (Notre-Dame des Neiges).

La légende du diable et du tenant du chemin

Un partisan du vieux chemin près du fleuve aurait juré un jour: – Je veux bien que le diable m’emporte si je viens à passer par le chemin d’en haut.

Le chemin d’en bas ayant été abandonné, il y passa et le diable se présenta pour le réclamer. Il ne dut son salut qu’au curé qui lui enjoignit de tenir dans ses bras son plus jeune enfant quand bien même il prendrait la forme de bêtes féroces ou hideuses. Ce qu’il fit de sorte que le diable n’eut plus qu’à s’enfuir, disparaissant dans la fontaine de la cour.

Texte des légendes : M. Normand Théberge.

coucher de soleil à 3 pistoles

Coucher de soleil à Trois-Pistoles. Photo : © Mona Banville.

Historique de la ville de Trois-Pistoles

Implantée sur les bords du Saint-Laurent, au sud-ouest de Rimouski, Trois-Pistoles voit son territoire entièrement circonscrit par celui de Notre-Dame-des-Neiges-des-Trois-Pistoles, la paroisse mère. L’endroit est distant de 40 km de Rivière-du-Loup et de 18 km de L’Isle-Verte. Ce nom, déjà attesté en 1631 sur une carte de Jean Guérard ou Guerard, sous la forme de Rivière de 3 Pistoles et sur celle de 1689 dressée par Pierre Detcheverry, Rivière de trois pistolets, a fait couler beaucoup d’encre et suscité diverses interprétations, parfois fantaisistes. D’abord attribuée à une rivière, puis à une seigneurie, une paroisse, un lac, cette appellation évoque d’anciennes pièces de monnaie du XVIe siècle.

L’hypothèse la plus souvent avancée veut que, vers 1621, une chaloupe se soit échouée en face d’une rivière aux eaux limpides.Désirant boire de cette eau, un matelot aurait malencontreusement échappé un gobelet d’argent et se serait écrie :  « Voilà 3 pistoles perdues! » Alphonse Leclaire, dans Le Saint-Laurent historique… » (1904), signale que cette tradition explicative vient du seigneur Riou ou Rioux. En 1687, la dénomination figure dans un acte de concession de la seigneurie à Charles Denys de Vitré (1645-1703). Cette seigneurie sera échangée en 1696 contre les terres que Jean Riou possède à l’île d’Orléans, étant donné que pendant neuf ans il ne s’y effectuera aucun défrichement ni aucune agriculture. On relève également la forme Rivière des Pistoles sur une carte de Bellin de 1744. Anciennement, on désignait couramment les lieux comme Les Trois-Pistoles.

Issue de Notre-Dame-des-Neiges-des-Trois-Pistoles, d’abord instaurée comme paroisse en 1713 et canoniquement érigée en 1827, avant d’accéder au statut de paroisse civile en 1835, Trois-Pistoles est officiellement établie comme ville en 1916. C’est à la suite d’un différend intervenu entre le village et la paroisse au sujet de la construction d’un réseau d’aqueduc qu’est survenue la séparation administrative. Les anciens Pistolois ont fait de cet endroit le premier port de pêche touristique de la Côte.

Depuis 1933, des étudiants de l’Université Western de London, en Ontario, passent l’été à cet endroit afin de parfaire leur connaissance du français. Un petit nombre y demeurent même pendant le reste de l’année. Centre commercial dans une région de type agricole, Trois-Pistoles est le théâtre du Festival des Isles depuis 1976.

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