Laval

Seigneurs de l’île Jésus

Seigneurs de l’île Jésus

Seigneurs de l’île Jésus

Voici les quatre seigneurs de l’île Jésus, actuelle Ville de Laval.

Les Jésuites : 1636-1672. C’est cet ordre religieux qui baptise l’île. Bien que propriétaires pendant 36 ans, les Jésuites n’y entreprennent aucun développement. Finalement l’absence de titres de propriété privera les Jésuites de leur possession au profit de François Bethelot.

François Berthelot : 1672-1675. Berthelot, un riche conseiller de Louis XIV, était en quête d’une terre à la hauteur de fortune et de ses ambitions de noblesse. Sans jamais être venu en Nouvelle-France, il aura toutefois le mérite de fournir à Jean Talon les moyens financiers d’ériger un manoir sur l’île et d’y entreprendre une exploitation. Berthelot échangera cette seigneurie avec Mgr de Laval, évêque de Québec, contre l’île d’Orléans.

Mgr François Montmorency de Laval : 1675-1680. Le premier évêque de Québec échange avec Berthelot l’île d’Orléans, située en face de la ville de Québec et déjà mise en valeur, contre l’île Jésus dont le développement est à peine amorcé. C’est Mgr de Laval qui procédera aux premières concessions de censives et c’est son nom qui sera choisi pour la nouvelle Ville de Laval, créée en 1963.

Le Séminaire de Québec : 1680-1854, à qui Mgr de Laval, en homme fortuné, cédera l’île Jésus par legs. À l’acquisition de la seigneurie de l’île Jésus par le séminaire, on y dénombre trois familles, totalisant une vingtaine de pionniers. Propriétaire de ces terrains pendant près de 175 ans, le Séminaire de Québec concédera la majorité des terres de l’île au cours du XVIIIe siècle, conservant six domaines pour ses manoirs, moulins, réserves de bois et communes.

Auteuil

Le 6 août 1965, naissait au Québec la nouvelle ville de Laval, résultat du regroupement des quatorze municipalités de l’île Jésus. L’une d’entre elles, sise sur la rive nord de l’île, vis-à-vis de la ville de Rosemère, dont elle est séparée par la rivière des Mille Îles, portait le nom d’Auteuil depus déjà quelques années. D’abord connue comme la paroisse de Sainte-Rose-Est, celle-ci avait obtenu le statut de ville le 18 février 1961, puis avait changé rapidement son nom en celui d’Auteuil, s’inspirant ainsi du nom d’un quartier de Paris.

Suite à la fusion, cette ancienne municipalité est devenue un secteur, essentiellement résidentiel, de la deuxième ville la plus peuplée du Québec. L’histoire connue de l’Auteuil parisien, quant à elle, remonte au moins au XIe siècle, alors que la pette agglomération s’appelait Altoil. Relevant de l’abbaye de Sainte-Geneviève jusqu’à la Révolutuion française, commune autonome de 1790 à 1860, année de son incorporation à la capitale française, Auteuil acquit une grande popularité auprès du monde littéraire entre les XVIIe et XIXe siècles. Molière et Boileau y séjournèrent régulièrement, profitant sans doute de ses sources d’eau froide, ferrugineuse et sulfureuse. Un cercle d’écrivains, de philosophes et de savants s’y réunit à partir de 1775, établissant ainsi la Société d’Auteuil. Au XIXe siècle, les frères Jules et Edmond Huot de Goncourt invitèrent également dans leur fameux Grenier d’Auteuil les maîtres de l’école naturaliste, dont Émile Zola, Guy de Maupassant et Alphonse Daudet.

C’est d’ailleurs dans ce « gremer » que se concrétisa l’idée de fonder l’Acadédmie Goncourt. Enfin, précisons que, depuis 1873, bon nombre de Parisiens ont pu assister à des courses à obstacles à l’hippodrome d’Auteuil situé à la Porte d’Auteiul. Aujourd’hui, le quartier d’Auteuil occupe le sud du XVIe arrondissement, entre la Seine et le Bois de Boulogne, à quelques kilomètres au sud-ouest du Champ-de-Mars et de la Tour Eiffel. Auteuil est le mot d’origine celtique, avec le suffixe -ialo, clairière, et le radical alt-, qui peut être celtique ou latin et fait allusion à la situation d’Auteuil en surplomb de la Seine. Le toponyme Auteuil désigne non seulement un quartier de Paris, mais aussi trois communes dans les départements des Yvelines, de l’Oise et de l’Eure (Autheuil dans ce dernier cas). Au Québec, l’on nomme également ainsi une circonscription éléctorale de la ville de Laval et des voies urbaines, notamment à Chicoutimi, à Candiac et à Longueuil. Ainsi, à l’orée des deux métropoles que sont Paris et Montréal et aux bords des corus d’eau qui les arrosent, s’étendent deux quartiers résidentiels homonymes : l’un, le secteur Auteuil de la ville de Laval, est encore en développement.

île Jésus

Ruines sur l’île Jésus. Photo : GrandQuebec.com.

Pour compléter la lecture :

1 commentaire

  1. Rene St-Germain

    2017/10/16 at 3:11

    La photo de ruines sur l’Ile Jesus seraient plutôt celle des vestiges du moulin du Gros Sault sur l’île Perry à Bordeau, Montréal

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